Sciences, recherche et technologies

La recherche privée

Illust: Laboratoire de (...), 98.1 ko, 200x307
Laboratoire de recherche.
A Total research laboratory.
© Marco Dufour/TOTAL ELF

De l’autre côté, à de notables exceptions près, la recherche n’est pas une priorité pour les entreprises privées françaises. En 2004, leurs dépenses représentaient 52 % (soit 1,36 % du PIB) du total de la R & D en France - un taux relativement faible, comparé à son poids dans les firmes allemandes (60 %) ou américaines (68 %) et aux 72 % investis par le secteur privé nippon. Surtout, ces efforts se concentrent sur certains domaines - l’automobile, la téléphonie, la pharmacie ou encore l’aéronautique - et peu de sociétés - plus de la moitié des dépenses R & D du secteur privé est assurée par treize grandes entreprises seulement. Thalès, le champion français dans ce domaine, consacre 18 % (près de 2 milliards d’euros) de son chiffre d’affaires à la R & D. Mais la plupart des groupes ne consacrent jamais plus de 5 % à leur R & D (Michelin 4 %, Air Liquide 1,6 %, Saint-Gobain 1,1 %).

Et faute de terrain de rencontre, les PME peinent à trouver des partenaires scientifiques dans les sphères publiques et des financiers à même de les accompagner dans leurs démarches de valorisation. Au manque de culture entrepreneuriale des chercheurs du public répond en effet une méconnaissance par les entreprises des arcanes administratives et des ressources de la recherche publique. Entre industriels et chercheurs, l’absence de dialogue se traduit par une méfiance réciproque.

Source : Ouvrage France 2008

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