Un tableau de l’économie française

Introduction

La France est assurément un pays attrayant : la première destination touristique de la planète ! Sa réputation dans la gastronomie ou l’industrie du luxe, par exemple, n’est plus à faire. Cela fait souvent oublier que le haut niveau de vie des Français repose sur une économie dynamique, attractive aussi pour les capitaux étrangers. Cette économie, longtemps protégée, est désormais ouverte sur l’Europe et sur le monde ; elle est tirée par l’accélération des échanges et l’externationalisation croissante de ses entreprises.

Mais les mutations en cours, dictées par la mondialisation et par le bouleversement de la structure financière des groupes depuis les années quatre-vingt-dix, lui posent encore de multiples problèmes d’adaptation. Elle souffre d’une croissance insuffisante et d’une balance commerciale déficitaire alors même que la productivité du travail s’inscrit parmi les meilleures au monde, que le niveau de consommation des ménages reste bon, et que le marché de l’emploi s’améliore.

La France, puissance économique

La France est la cinquième puissance économique mondiale.

Elle a réalisé en 2006 un produit intérieur brut (PIB) de 1 792 milliards d’euros - ce qui correspond à un PIB par habitant de 28 356 euros. Son taux de croissance, en dents de scie depuis plusieurs années (1,1 % en 2003, 2,3 % en 2004, 1,7 % en 2005, 2,0 % en 2006), reste cependant en dessous de la moyenne des pays de l’OCDE (2,5 % en 2006). La croissance du PIB en France est due au développement général de l’activité économique du pays.

La capacité des Français à produire des richesses augmente. La France est, et reste, la première puissance agricole européenne. Elle détient une position phare en Europe dans l’aérospatiale, l’armement et les industries agroalimentaires. Dans les dernières années, ce sont la construction et les biens d’équipement électriques et électroniques qui ont le plus contribué à la croissance du PIB.

D’une manière générale, l’investissement reste dynamique, mais les stratégies des firmes, industrielles notamment, sont de plus en plus tributaires du poids, dans leur capital, des investisseurs et des marchés financiers. Quant aux PME, dont le tissu est si vital pour le pays, elles créent beaucoup d’emplois. Mais à l’exportation, elles n’ont pas les performances de leurs homologues allemandes.


Source : Ouvrage France 2008

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