France-Diplomatie
retour home
Institutions, vie politique
fleche

État et citoyens pointillés

La Charte de la laïcité dans les services publics rappelle aux agents et aux usagers de ces services leurs droits et leurs devoirs en matière de laïcité. Le principe républicain de la laïcité doit être garanti dans les services publics, et notamment dans ceux qui accueillent du public.

Lire

Depuis la Révolution française, l’État et le citoyen sont indissolublement liés. Dans la doctrine des révolutionnaires de 1789, l’État est la forme organisée de la nation, ensemble indivis des citoyens. Cette interface entre État et nation se traduit par la participation des citoyens au fonctionnement de l’État, à travers la désignation de ceux qui en exercent les fonctions.

Initialement, les révolutionnaires de 1789 envisageaient une participation directe à travers l’élection à tous les postes, y compris judiciaires et religieux (constitution civile du clergé), mais très vite les dérogations se sont multipliées : d’abord par la distinction entre citoyens passifs et citoyens actifs, prélude à l’extension du suffrage censitaire jusqu’à l’introduction du suffrage universel masculin en 1848, puis féminin en 1944 ; ensuite par la généralisation du système représentatif dans la sphère du politique et la professionnalisation dans la sphère administrative.

Dans ses rapports avec l’État et son administration, le citoyen s’est donc rapidement trouvé dans une situation hiérarchique d’administré face à un corps séparé, doté de ses règles et de son organisation spécifique. L’administration d’État, qui a vite repris certains traits de l’administration royale de l’Ancien Régime, a surtout été marquée par la réorganisation effectuée sous le Premier Empire, caractérisée par la centralisation et l’indépendance juridique, traits qui laisseront une empreinte durable, créant un " modèle " qui a survécu en grande partie aux mutations du XXe siècle.

Version imprimableVersion imprimable