Sommet de Paris pour la Méditerranée : des avancées concrètes pour accroître la coopération entre les Etats et faciliter les échanges entre les peuples (13 juillet 2008)
Bilan
Déclaration commune du sommet de Paris pour la Méditerranée
Discours
Déclarations et interventions conjointes
Autres interventions
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Bilan

Sommet de Paris pour la Méditerranée
(Grand Palais, 13/07/08)
© F. de la Mure/MAEE
Le Sommet de Paris pour la Méditerranée est « une réussite pour l’ensemble des pays concernés par la situation et l’avenir du bassin Méditerranéen mais aussi pour les peuples de ces pays », a déclaré Eric Chevallier, mardi 15 juillet.
Réussite diplomatique avec la présence à une même table du président syrien Bachar al-Assad et du premier ministre israélien Ehud Olmert mais aussi politique.
Un nouveau cadre lie désormais, sur la base du processus de Barcelone, les pays de la Méditerranée et les Etats membres de l’Union européenne et organise une coopération sur de grands projets comme la dépollution de la Méditerranée, la création d’autoroutes maritimes, la protection civile...Cette nouvelle forme de gouvernance devrait renforcer la co-appropriation du processus par le Sud. L’idée qu’il fallait tenter d’accomplir davantage de projets concrets à caractère régional a fait l’objet d’un consensus lors du Sommet.
La réunion des ministres des Affaires étrangères des 3 et 4 novembre prochains permettra de faire l’état des lieux du travail accompli. D’autres questions seront abordées comme le mode de fonctionnement et le siège du Secrétariat.
La déclaration finale mentionne aussi que les chefs d’Etat réaffirment leur soutien au processus de paix israélo-palestinien dans le cadre du processus d’Annapolis.
La nécessité de créer un État palestinien est « un acquis » de la position française et internationale, a rappelé le porte-parole.
Déclaration commune du sommet de Paris pour la Méditerranée
"Les chefs d’État ou de gouvernement ont la conviction commune que cette initiative peut jouer un rôle important pour ce qui est de relever les défis communs qui se posent à la région euro-méditerranéenne, comme : le développement économique et social ; la crise mondiale dans le domaine de la sécurité alimentaire ; la dégradation de l’environnement, y compris le changement climatique et la désertification, en vue de favoriser le développement durable ; l’énergie ; les migrations ; le terrorisme et l’extrémisme ; la promotion du dialogue interculturel.
Cette initiative englobera tous les États membres de l’UE et la Commission européenne, ainsi que les autres États (membres et observateurs) du processus de Barcelone. La Ligue arabe sera invitée aux réunions du processus de Barcelone : une Union pour la Méditerranée, selon sa participation au processus de Barcelone. Le processus de Barcelone : une Union pour la Méditerranée est heureux d’accueillir la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, Monaco et le Monténégro, qui ont accepté l’acquis du processus de Barcelone".
Discours
"Ce projet consiste simplement à prendre en mains ensemble les grands défis du siècle qui s’ouvre. Changement climatique, dégradation de l’environnement, accès à l’eau et à l’énergie, migrations, dialogue entre les civilisations, droits de l’Homme : de tous ces sujets dont dépend notre avenir, la Méditerranée est le centre. Non pas seulement le centre géographique, comme un simple aléa de la terre. Mais le centre politique, historique et moral."
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Discours d’ouverture de M. Nicolas Sarkozy
"Si nous sommes réunis c’est parce que nous ne voulons plus seulement être des voisins, mais parce que nous voulons être des partenaires. En 1995, l’Europe a pris l’initiative de lancer à Barcelone - et je remercie le Premier ministre espagnol - le dialogue euro-méditerranéen qui souleva tant d’espoir. Depuis 13 ans, les peuples de l’Europe et de la Méditerranée ont, grâce au processus de Barcelone, appris à se parler et à réfléchir ensemble. Ce que Barcelone a accompli, nous devons le préserver. Mais le moment est venu que la prise de conscience de notre destinée commune nous conduise à nous donner les moyens d’agir de reprendre ensemble la maîtrise de notre avenir commun, au fond d’écrire ensemble notre histoire commune sur un pied d’égalité entre le Nord et le Sud."
"Je voudrais terminer en vous disant une chose : la génération qui nous a précédés a su faire la paix en Europe, la génération qui est au pouvoir, c’est la nôtre, est-ce que nous saurons faire la paix en Méditerranée ? C’est la seule chose qui comptera une fois que l’on aura commencé à se reposer, nos enfants nous demanderons : "est-ce que vous avez fait la paix ou est-ce que vous avez continué à faire la guerre ?"."
Déclarations et interventions conjointes
"La France a un seul discours, un discours de paix et le Docteur Mahmoud Abbas, comme le Premier ministre Olmert savent parfaitement que la France est derrière eux."
"Le sommet a décidé de six projets. Le premier concerne la dépollution de la Méditerranée, pour en faire la mer la plus propre du monde. Le second concerne les autoroutes de la mer et les autoroutes terrestres. Il est lié d’ailleurs au premier sujet et consistera à faire monter le maximum de containers sur les bateaux pour éviter le maximum de camions. Le troisième projet, c’est de travailler ensemble à la définition d’un programme commun de protection civile pour la prévention des catastrophes. Le quatrième projet, c’est l’instauration d’un plan solaire méditerranéen, tous les pays étant convenus que l’énergie est un sujet absolument majeur. Le cinquième projet, c’est la création d’une université euroméditerranéenne et d’un projet Erasmus de circulation de l’ensemble des étudiants de la Méditerranée. Le sixième projet, c’est l’initiative méditerranéenne de développement des entreprises."
"Je voudrais enfin dire au président Bachar Al Assad combien il est important que la Syrie joue tout son rôle dans les affaires de la région et combien était important pour la France le dialogue que nous avons choisi d’emprunter : un dialogue lucide, un dialogue franc, un dialogue loyal. La Syrie y joue un rôle essentiel et c’est sur ces bases-là que nous avons évoqué des sujets de grande actualité et de grande importance."
Autres interventions
Lire l’entretien de M. Bernard Kouchner avec "Le Parisien du dimanche" (Paris, 13 juillet 2008)
"Q - Qui va piloter ?
R - L’Égypte et la France dans un premier temps. Puis la coprésidence changera, il y aura un secrétariat paritaire sur les projets, une commission permanente des ambassadeurs à Bruxelles, des sommets bisannuels."
Lire la tribune de M. Bernard Kouchner dans "Le Monde" (Paris, 11 juillet 2008)
"Le projet d’Union pour la Méditerranée lancé par le président de la République au lendemain de son élection relève de la même vision. L’idée est évidente : réconcilier enfin les deux rives de cette mer, unies et déchirées par mille soubresauts de l’histoire, aujourd’hui confrontées aux mêmes espérances et aux mêmes dangers. L’idée est évidente et c’est là sa grandeur."
« Des projets concrets pour faire avancer la paix » (11 juillet 2008)
Le sommet pour la Méditerranée permettra « d’enclencher une dynamique politique qui peut faire avancer la paix », a déclaré Eric Chevallier, porte-parole, vendredi 11 juillet à deux jours du lancement du Sommet de Paris pour la Méditerranée.
M.Chevallier a précisé que la relation euro-mediterranéenne devait se bâtir « autour de projets concrets qui permettraient de faire avancer le dialogue social et politique ».
Le porte-parole a cité l’Union européenne en exemple.
Pour plus d’information
Consulter le site Internet de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne->
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