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Politique de voisinage

La politique européenne de voisinage est née en 2002 de la volonté de développer un espace de prospérité et de stabilité aux frontières de l’UE élargie. Elle vise à renforcer la coopération politique, sécuritaire, économique et culturelle entre l’UE et ses voisins immédiats ou proches.

A l’origine destinée aux nouveaux voisins de l’Est (Biélorussie, Ukraine, Moldavie, Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan), puis étendue aux pays du Sud de la Méditerranée (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Egypte, Israël, Autorité palestinienne, Liban, Jordanie, Syrie qui a suspendu sa participation), cette initiative s’est mise en place à compter de 2003. Au travers d’accords bilatéraux, de plans d’actions, d’un instrument financier dédié (Instrument Européen de Voisinage) ainsi que de programmes sectoriels (jeunesse, énergie, commerce), cette politique soutient le développement démocratique et économique des voisins de l’UE et renforce leurs liens avec l’Union européenne et ses Etats membres, y compris au niveau des citoyens.

Suite aux "printemps arabes" et à la nécessité pour l’Union d’accompagner les transitions politiques en cours dans le voisinage Sud et d’y promouvoir un développement économique durable, la politique européenne de voisinage a connu une relance en 2011, sur la base de principes réaffirmés (respect des valeurs démocratiques, bonne gouvernance) et de moyens financiers accrus (cf. la communication conjointe du 25 mai 2011 de la Haute représentante et de la Commission européenne intitulée "Une stratégie nouvelle à l’égard d’un voisinage en mutation"). L’assistance européenne, qu’elle soit technique ou financière, tient désormais davantage compte des progrès réalisés par les gouvernements de la région dans la mise en œuvre d’objectifs conjointement agréés.

Afin de mieux prendre en compte les enjeux spécifiques auxquels sont confrontés les voisinages Sud et Est, l’Union européenne a par ailleurs lancé deux initiatives visant à prolonger et renforcer l’impact de la politique de voisinage et sa dimension partenariale tant au Sud qu’à l’Est :

- L’Union pour la Méditerranée (UpM) a ainsi été créée en 2008 à l’initiative de la France, dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne. L’UpM a été recentrée en 2012 sur le soutien à des projets de coopération concrets, destinés à favoriser l’intégration et la cohésion régionales et à bénéficier directement aux populations, rejoignant ainsi le souhait du président de la République de mettre en place une "Méditerranée des projets". L’UpM réunit aujourd’hui les 28 Etats membres de l’Union européenne et 15 Etats riverains de la mer Méditerranée : l’Albanie, l’Algérie, la Bosnie-Herzégovine, l’Égypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Mauritanie, Monaco, le Monténégro, l’Autorité palestinienne, la Syrie (qui a suspendu sa participation), la Tunisie, la Turquie. La Libye dispose d’un siège d’observateur et devrait rejoindre l’organisation. L’UpM dispose d’un secrétariat permanent installé à Barcelone (le secrétaire général en est le Marocain F. Sijilmassi). La co-présidence est partagée entre le Nord et le Sud de la Méditerranée : l’Union européenne a succédé à la France, en mars 2012, à la co-présidence nord tandis que la Jordanie a succédé à l’Egypte, en juin 2012, à la co-présidence sud. Une quinzaine de projets a été, à ce jour, "labellisée" par l’Union pour la Méditerranée dans les domaines de l’eau, des transports, de l’énergie, de l’enseignement supérieur et de la recherche, de l’appui aux PME et de la société civile. Quatre d’entre eux sont d’ores et déjà effectivement lancés.

- Le Partenariat oriental, lancé en mai 2009, lors du sommet de Prague, a pour objectif de créer "une association politique et une intégration économique" des voisins de l’Est avec l’Union européenne. Cet objectif, réaffirmé lors du sommet de Varsovie (septembre 2011) passe par la conclusion avec ces pays d’accords d’association prévoyant notamment la création de zones de libre-échange complètes et approfondies. Le renforcement de la mobilité des citoyens de l’UE et des partenaires orientaux est aussi recherché dans un environnement sûr et sécurisé. Des instances nouvelles de dialogue politique ont été créées : le sommet biennal des chefs d’Etat et de gouvernement du Partenariat oriental, comme celui qui s’est tenu à Vilnius les 28-29 novembre 2013, ou encore l’assemblée interparlementaire EuroNest. Enfin, des projets concrets ont pu être lancés (soutien au développement des PME, gestion intégrée des frontières, développement agricole et rural) grâce au soutien de l’Instrument européen de Voisinage.

La France est attachée à l’unité de la politique européenne de voisinage et à un développement équilibré de ses deux dimensions, méridionale et orientale.

Pour aller plus loin :

Mise à jour : 12.08.13

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