Recherche agronomique
Introduction
Sommaire
La contribution de la science et de la connaissance au service de l’agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition
En réponse à la crise alimentaire de 2007-2008, la France a lancé l’idée d’un partenariat mondial pour l’agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition. Ce partenariat s’articule autour de 3 piliers : gouvernance, connaissance et finance. Le deuxième pilier de ce partenariat concerne donc spécifiquement l’expertise scientifique et la capacité d’innovation au service de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et de la nutrition.
Les questions posées à la recherche n’ont jamais été aussi importantes en matière de systèmes de production agricole, de gestion des ressources foncières et de développement des territoires, de gestion durable des ressources naturelles, dont les sols et l’eau, et de sécurité sanitaire face à des risques épizootiques à répétition. Répondre à ces questions est indispensable pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Le premier de ces OMD est de réduire l’extrême pauvreté et la faim.
Pour répondre à ces questions, qui se posent à l’échelle de la planète, la recherche et l’enseignement supérieur se mondialisent. Le secteur des sciences alimentaires et agricoles n’échappe pas à cette évolution. Pour s’inscrire dans cette tendance, le ministère des affaires étrangères a mis en place une direction générale de la mondialisation, dont l’une des missions est de soutenir le développement d’une recherche au service des biens publics mondiaux, notamment en matière de production agricole, de santé, de biodiversité, de climat et d’énergie.
La mobilisation de l’expertise française au service de la recherche agricole et agronomique internationale pour le développement
Une expertise française internationalement reconnue
L’expertise française en matière de recherche agricole et agronomique est internationalement reconnue. Les principaux organismes de recherche qui prennent en charge les questions qui touchent à l’alimentation, l’agriculture, les espaces ruraux et le développement territorial sont :
Ces deux derniers organismes de recherche sont sous la co-tutelle du ministère des affaires étrangères, qui participe à leurs conseils d’administration et oriente leurs activités de recherche au service du développement des pays du Sud.
Des partenariats internationaux qui se développent
De plus en plus de structures de recherches se mettent en place dans le cadre de partenariats entre ces organismes de recherche et les établissements d’enseignement supérieur étrangers, en Europe, dans les pays émergents ou dans les pays du Sud. De nombreuses Unités mixtes de recherches (UMR) ou Unités mixtes internationales (UMI) sont ainsi créées, sur des thématiques de recherche très diversifiées.
Les organismes de recherche se regroupent afin de disposer de taille critique suffisante pour traiter de questions de recherche de plus en plus mondialisées, établir des stratégies d’alliance durable avec des partenaires étrangers ou projeter leurs compétences à l’international.
| Face aux enjeux alimentaires et environnementaux mondiaux, la recherche et l’enseignement supérieur agronomiques français s’organisent. L’INRA, le CIRAD, les écoles supérieures d’agronomie (AgroParisTech, AgroCampus Ouest, Montpellier SupAgro) et l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse ont fondé un nouveau Consortium qui a pris le nom d’Agreenium afin de constituer une organisation à la hauteur de ces défis mondiaux. | ![]() |
Sur le site de Montpellier, l’association Agropolis International regroupe 45 membres qui ont choisi de s’implanter dans la région, dont des établissements d’enseignement supérieur (Montpellier SupAgro, universités de Monpellier, Nîmes, Perpignan etc.), des organismes de recherche (CIRAD, INRA, CEMAGREF, IRD, laboratoire européen de contrôle biologique du Département américain de l’agriculture, division de l’entomologie de l’organisation australienne de recherche scientifique et industrielle du Commonwealth etc.), des collectivités territoriales (ville et communauté d’agglomération de Monptellier, département de l’Hérault, Région Languedoc-Rousillon) et des acteurs du développement économique et rural.
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Agropolis International, qui s’est spécialisé dans les opérations de recherche en coopération pour le développement et l’offre de formation à destination des pays du sud, fait ainsi de Montpellier la capitale de la recherche agricole internationale en France. |
Une gouvernance qui s’organise
Le ministère des affaires étrangères participe à la commission de la recherche agricole internationale (CRAI). Cette Commission rassemble les directions générales des administrations (direction générale de la mondialisation du ministère des affaires étrangères, direction générale de l’enseignement et de la recherche du ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche et direction des relations européennes et internationales et de la coopération du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche) et instituts de recherche concernés (CIRAD, INRA, IRD, CEMAGREF et Centre national de la recherche scientifique - CNRS) pour définir la stratégie française en matière de recherche agricole internationale et coordonner l’approche française sur cette question.
La France apporte un soutien financier au Groupe consultatif de la recherche agricole internationale (GCRAI). Outre cet effort financier, 50 chercheurs français travaillent en permanence dans les 15 Centres de recherche Internationaux du GCRAI. La France appuie la réforme en cours du GCRAI, qui vise à en clarifier la gouvernance et à en préciser les modes de financement. C’est ainsi à Montpellier que s’est tenue du 28 au 31 mars 2010 la première Conférence mondiale de la recherche agricole pour le développement, organisée par le Forum mondial de la recherche agricole pour le développement, afin de préciser les thèmes à aborder dans le cadre des programmes de recherche du GCRAI.
La France appuie par ailleurs la mise en place d’un Groupe d’experts de haut niveau (High Level Panel of Experts - HLPE) sur la sécurité alimentaire, plate-forme de synthèse des connaissances scientifiques destinée aux décideurs politiques, à l’instar du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dans le domaine du changement climatique :
le HLPE doit mettre en synergie les travaux universitaires et scientifiques existants, les expériences de terrain et les connaissances des différents acteurs concernés par la sécurité alimentaire (gouvernements, organisations non gouvernementales, collectivités territoriales, entreprises etc…) ;
il a pour missions spécifiques d’évaluer et analyser l’état de la sécurité alimentaire dans le monde, de fournir des connaissances et des conseils sur des points pertinents pour les politiques, d’identifier les sujets émergents et d’aider les décideurs à établir un ordre de priorité pour les actions futures et les questions thématiques essentielles devant mobiliser l’attention.
Un appui aux échanges scientifiques internationaux
Le ministère des affaires étrangères intervient par ailleurs pour faciliter les partenariats entre les organismes de recherche français et étrangers et s’attache à favoriser la participation de chercheurs français dans les réseaux internationaux. Il facilite ces échanges, notamment grâce aux programmes Hubert Curien. Il soutient également des programmes de coopération universitaire et scientifique en Régions, les programmes ARCUS, qui présentent souvent une approche interdisciplinaire. C’est le cas par exemple en Chine avec le programme ARCUS mené par Agropolis International.
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Le ministère des affaires étrangères finance enfin des programmes de recherche menés en coopération avec des organismes du Sud : - dans le domaine de la gestion intégrée des ressources en eau (le programme ECHEL-EAU ou le programme SIRMA au Maghreb) ; - dans le domaine de la surveillance des zoonoses émergentes (le programme GRIPAVI) ; - dans le domaine de l’information, de la communication ou de la culture scientifique (le programme SIST ou PCST). |
Liens utiles
- Textes de référence
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Convention de Londres (13.04.99)
- Publications
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Financements innovants pour l’agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition
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La première conférence du G20 sur la recherche agricole pour le développement
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La Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, 10e conférence des Parties
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L’action extérieure de la France contre le réchauffement climatique
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L’action extérieure de la France contre la dégradation des terres et la désertification
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Le partenariat mondial pour la sécurité alimentaire
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Nutrition dans les pays en développement
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Position française sur le concept "One Health/Une seule santé" (bilingue français/anglais)












