Crises alimentaires et malnutrition
Présentation
La très grande majorité des personnes sous-alimentées vit dans les pays en développement. Ils sont 1,02 milliard, selon L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde, établi en 2009 par l’organisation pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) et le programme alimentaire mondial (PAM).
L’Amérique latine et les Caraïbes ont obtenu les meilleurs résultats en matière de réduction de la faim, mais c’était avant la flambée des prix des denrées alimentaires de 2007-2008. L’Asie étant très peuplée, environ deux tiers des sous-alimentés du monde vivent dans cette région mais certains pays d’Asie du Sud-Est témoignent de progrès très significatifs depuis une quinzaine d’années.
Les pays du Proche-Orient et d’Afrique du Nord ont des taux de sous-alimentation relativement bas. Les conflits, notamment en Afghanistan et en Irak, ainsi que la hausse des prix des denrées alimentaires ont cependant fait passer le nombre de sous-alimentés de 19,1millions en 1990-92 à 33,8 millions de personnes en 2007.
En Afrique subsaharienne, une personne sur trois souffre de faim chronique. Cette partie du monde possède la plus forte proportion de personnes sous-alimentées par rapport à la population totale, selon la FAO. Dans l’ensemble, l’Afrique subsaharienne a fait quelques progrès en réduisant la proportion de personnes souffrant de faim chronique de 34 (1992-95) à 30%(2004-2006). Conflits, mauvaises récoltes, événement climatiques, invasions de criquets engendrent, dans un contexte de vulnérabilité chronique, de brusques crises alimentaires.
Il est impossible de dissocier le traitement de ces crises de celui de ses causes sous-jacentes. Il s’agit donc d’identifier le terreau propice à l’éclosion de crises alimentaires en mettant en place des systèmes de prévention. Lorsque la prévention s’avère insuffisante, des outils de gestion des crises alimentaires, dont l’aide alimentaire n’est qu’une des composantes, sont nécessaires.
Indépendamment des crises alimentaires, la malnutrition appelle une attention particulière et constante. Elle doit être prise en charge dans une optique qui intègre la santé publique et avec des instruments de mieux en mieux adaptés. Elle prend majoritairement la forme de déficits nutritifs mais les déséquilibres nutritionnels liés à des excès ne doivent pas être négligés, d’autant que certaines populations sous-alimentées présentent en même temps des symptômes d’obésité et des pathologies liées à des sur-consommations.
Mise en ligne : 4.02.10
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