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La francophonie multilatérale

Introduction

1. Historique

Après sa création en 1970 à Niamey sous le nom d’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), la Francophonie institutionnelle est renommée Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF) en 1995, puis OIF en 2005. Sa dimension politique s’affirme peu à peu avec l’apparition des Conférences régulières des chefs d’État et de gouvernement à partir de 1986. Les Conférences, également appelées Sommets de la Francophonie, se sont réunies à 14 reprises : Versailles (1986), Québec (1987), Dakar (1989), Paris (1991), Port-Louis (1993), Cotonou (1995), Hanoï (1997), Moncton (1999), Beyrouth (2002), Ouagadougou (2004), Bucarest (2006), Québec (2008), Montreux (2010) et Kinshasa (2012).

La dimension politique a été formellement intégrée dans la structure institutionnelle de la Francophonie au Sommet de Hanoï en 1997 et a pris le visage d’un secrétaire général élu. La fonction de Secrétaire général a été assumée d’abord par M. Boutros BOUTROS-GHALI, puis par le Président Abdou DIOUF à partir de 2002. La fusion au sein d’une seule institution des actions politiques (relevant du Secrétariat général) et de coopération (incombant à l’AIF) est décidée au Sommet de Ouagadougou en 2004 et se concrétise par la révision de la Charte de la Francophonie lors de la Conférence ministérielle de Tananarive, le 24 novembre 2005, qui créée l’OIF.

Le XIIème Sommet de la Francophonie a eu lieu du 17 au 19 octobre 2008 à Québec et a constitué le point d’orgue des célébrations du 400ème anniversaire de la fondation de cette ville. Le XIIIème Sommet de la Francophonie, tenu les 23 et 24 octobre 2010 à Montreux (Suisse), a encore renforcé la vocation politique de la Francophonie multilatérale, en prenant notamment des engagements politiques concrets sur la place de la Francophonie dans la gouvernance mondiale, sur le développement durable et sur la place du français dans un monde globalisé. Le XIVème Sommet de Kinshasa a confirmé cette vocation politique (à un moment où d’importantes crises avaient lieu en Afrique francophone) et véritablement lancé la Francophonie économique qui fera désormais l’objet d’actions communes.

2. Organisation

Il n’y a donc plus qu’une seule organisation intergouvernementale francophone, l’OIF : elle est placée sous l’autorité du Secrétaire général de la Francophonie, qui désigne un administrateur chargé d’en assurer la direction, actuellement M. Clément DUHAIME.
Son siège est situé à Paris. Elle dispose de trois bureaux régionaux (Lomé, Libreville et Hanoï) et de deux antennes régionales (Bucarest et Port-au-Prince). Le Secrétaire général a sous son autorité quatre représentations permanentes : auprès des Nations unies (New York et Genève), auprès de l’Union européenne (Bruxelles) et auprès de l’Union africaine (Addis-Abeba).

L’OIF associe à son action ses quatre opérateurs (Agence universitaire de la Francophonie, Association internationale des Maires francophones, Université Senghor d’Alexandrie et TV5Monde), deux conférences ministérielles permanentes (dans le domaine de l’éducation, sous le nom de CONFEMEN (www.confemen.org/), et dans le domaine de la jeunesse et des sports, sous le nom de CONFEJES) (http://www.confejes.org/ ), ainsi que l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, dotée d’un statut consultatif.

3. Missions

Les missions fondamentales de la Francophonie ont été définies par le « Cadre stratégique décennal », adopté au Sommet de Ouagadougou.
(http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IM…)

Un nouveau cadre stratégique, pour une durée de huit ans, est en cours d’élaboration.

L’OIF contribue à la prévention des conflits au sein de l’espace francophone, favorise la consolidation de l’État de droit et de la démocratie (http://www.francophonie.org/-Paix-d…) et agit pour la promotion et la mise en œuvre des droits de l’Homme. L’action diplomatique du Secrétaire général de la Francophonie s’appuie sur les programmes de coopération politique de l’OIF, fondés sur la Déclaration de Bamako (2000) et complétés par la Déclaration de Saint-Boniface. La déclaration de Bamako permet de suspendre un Etat membre des instances de la Francophonie dès lors qu’il y aurait rupture de l’ordre constitutionnel ou manquement au respect des droits fondamentaux et aux règles de la démocratie.

En matière de coopération, l’OIF promeut la diversité culturelle et l’utilisation de la langue française (voir le rapport du secrétaire général de le Francophonie sur la langue française dans le monde : http://www.francophonie.org/IMG/pdf… et le vademecum sur l’usage du français dans les organisations internationales : http://www.francophonie.org/IMG/pdf… ) au sein des pays membres et sur la scène internationale. Elle est au service de l’éducation et intervient à toutes les étapes de la formation. Elle est aussi au service de l’économie et du développement durable. Dans le cadre de ses missions, elle ménage une place particulière pour les femmes, les jeunes et la société civile.

L’OIF entend peser sur les grands débats mondiaux en cours, à la fois par la concertation entre pays francophones soucieux de défendre leurs intérêts communs dans les grandes enceintes internationales et par le soutien aux politiques nationales, notamment des pays du Sud. L’Organisation a naturellement soutenu une initiative de la France, le Forum des femmes francophones (le 20 mars dernier), qui a réuni près de 900 participants (http://www.diplomatie.gouv.fr/fr//p…).

La Francophonie, ce sont enfin de grands événements internationaux impliquant les Etats et gouvernements membres. Les Jeux de la Francophonie sont nés de la volonté des Chefs d’État et de gouvernements ayant le français en partage de créer une solidarité au sein de la jeunesse francophone. Le Comité international des Jeux de la Francophonie (CIJF), qui est chargé de leur organisation et a été mis en place en 1989 par la Conférence des ministres de la jeunesse et des sports (CONFEJES), est depuis 2006 rattaché en tant qu’organe subsidiaire à l’OIF.

Enjeu d’avenir pour la culture francophone, les Jeux de la Francophonie le sont aussi et avant tout pour la jeunesse en lui offrant une possibilité de rencontre, d’enrichissement, de stimulation collective et d’expression de sa vitalité. Ils sont vecteurs de cohésion sociale dans les sociétés civiles francophones par l’identification de l’ensemble de la jeunesse à l’élite sportive et culturelle.
Les VIIème Jeux de la Francophonie auront lieu du 7 au 15 septembre 2013 à Nice ! (cf. http://jeux.francophonie.org/).

Un forum de la langue française, destinée principalement à mobiliser les jeunes générations autour de l’usage de la langue française, s’est tenu à Québec en juillet 2012 (www.forumfrancophonie2012.org ).

4. Le XIVème Sommet de la Francophonie s’est tenu à Kinshasa (République Démocratique du Congo) les 13 et 14 octobre 2012

La Suisse a accueilli le XIIIème Sommet de la Francophonie. Le XIIIème Sommet de la Francophonie s’est tenu les 23 et 24 octobre dernier à Montreux (Suisse) et a été en tous points remarquablement organisé par la Suisse.

Le Président de la République, accompagné du Ministre et de M. Jean-Pierre Raffarin, Représentant personnel pour la Francophonie,a assisté au Sommet des chefs d’État et de gouvernement ayant le français en partage.

Ce Sommet a démontré la mobilisation des pays francophones face aux défis de la gouvernance mondiale et du développement durable.

À l’appel du président de la République, le Sommet a pris position en faveur de la réforme de la gouvernance mondiale et a insisté sur quatre priorités, notamment à l’endroit du G20 fondé voici deux ans au lendemain du Sommet de Québec et que la France présidera en 2011 :

  • la réforme du système monétaire et financier international, face à l’instabilité des taux de change,
  • des initiatives contre la volatilité des cours des matières agricoles et énergétiques,
  • la réforme urgente des Nations unies, notamment du Conseil de sécurité de l’ONU,
  • les financements innovants du développement, indispensables à la réalisation des Objectifs du Millénaire. L’État de droit et la démocratie ont été également au cœur des débats, en cette année qui marque les dix ans de mise en œuvre de la déclaration de Bamako. Des engagements novateurs concernant les femmes dans les conflits armés et les libertés sur Internet ont renforcé ce corpus. Face aux défis de la sécurité et de la stabilité, le Sommet a confirmé le renforcement de la participation francophone au maintien de la paix et la mobilisation de la Francophonie pour l’accompagnement électoral dans les pays membres en sortie de crise.

La France se réjouit de l’adoption de textes dont elle a pris l’initiative avec le Burkina Faso, la Mauritanie et le Niger comprenant des engagements forts contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée.

La France souhaite la bienvenue aux cinq nouveaux États observateurs, la Bosnie-Herzégovine, la République dominicaine, les Émirats arabes unis, l’Estonie et le Monténégro, admis lors du Sommet de Montreux. La Francophonie regroupe désormais 56 membres et 19 observateurs, soit un tiers des membres des Nations unies.

Le Sommet de Montreux a décidé le renouvellement du mandat du président Abdou Diouf comme Secrétaire général de la Francophonie. La France lui a adressé toutes ses félicitations et l’a assuré de son soutien renouvelé pour porter plus loin les objectifs de la Francophonie, en faveur de nos valeurs et de notre langue parlée par 220 millions de personnes dans le monde.

Il a été décidé que le prochain et XIVème Sommet de la Francophonie se tiendrait, en 2012, à Kinshasa, en République démocratique du Congo.

Mise à jour : 02.04.13

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