Accès rapide :

  • Augmenter la taille de la police
  • Réduire la taille de la police
  • Ajouter notre Fil RSS

Les entreprises françaises et l’ONU

Partager
Partager sur Twitter
Partager sur Facebook
Partager sur Google Plus

Les Nations unies : une opportunité pour les entreprises françaises

Les achats de la "sphère onusienne", à savoir l’Organisation des Nations unies en tant que telle et les nombreux Fonds, Agences et Programmes qui, tels l’OMS ou l’UNICEF, la complètent, représentent des montants considérables. En 2009, ceux-ci ont totalisé 13,8 milliards de dollars US, dont près de 3 milliards liés aux Opérations de Maintien de la Paix (OMP).

Ces dernières années, l’Organisation des Nations unies a vu ses mandats se multiplier afin de répondre aux instabilités politiques mais aussi aux catastrophes naturelles et humanitaires dans le monde. Cela explique la progression régulière des achats. L’ampleur des OMP déployées sur mandat du Conseil de sécurité implique une augmentation conséquente de leur budget (7,8 milliards de dollars US pour l’exercice en cours) et des effectifs (120 000 personnels).

Forte progression des achats, en grande partie due aux Opérations de Maintien de la Paix

Les marchés de l’ONU sont passés dans le cadre de procédures transparentes et concernent tous types de biens et services (à l’exception des produits de luxe) concourant à l’action des Nations unies dans ses trois métiers de base que sont le maintien de la paix, le développement et l’aide humanitaire et d’urgence.

Les prestations de services constituent un peu plus de 50% des commandes passées par les Nations unies : il s’agit notamment de services de télécommunications, de prestations de conseil et de services de transports.

Parallèlement, les produits alimentaires et pharmaceutiques, les véhicules, les produits liés aux technologies de l’information et de la communication etc. comptent parmi les biens les plus communément achetés.

Plus des trois quarts des achats sont réalisés par quatre entités

Quatre grandes entités réalisent le plus gros des achats :

-  le Département des Achats (UNPD) du Secrétariat général, basé à New York, est ainsi le premier acheteur du système, à l’initiative de 25% du total. Il est notamment en charge d’une grande part de l’approvisionnement des OMP et gère naturellement les achats courants du Secrétariat : informatique, fournitures, transports, restauration, etc.

- le Programme Alimentaire Mondial (PAM), basé à Rome, effectue près de 19% des achats.

- le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (UNICEF), dont les sièges sont à New York, sont, pour leur part, à l’origine de respectivement 19% et13% des acquisitions du système.

La France, huitième vendeur du système des Nations unies

Le dynamisme des entreprises françaises sur ces marchés place la France au rang du 8ème fournisseur des Nations unies, derrière les Etats-Unis, la Suisse, l’Inde.

Nos ventes se composent principalement de biens des industries médicale et automobile mais reflètent peu la diversité du tissu économique français. Elles restent majoritairement le fait de grandes entreprises, qui travaillent de longue date avec les Nations unies.

Cependant, un nombre croissant de PME, dont certaines sont positionnées depuis longtemps sur des créneaux spécialisés, tire également son épingle du jeu. Ainsi une entreprise orléanaise, spécialisée dans les pompes hydrauliques et plus récemment l’éolien de pointe, travaille depuis plus de trente ans avec l’UNICEF.

Vendre aux Nations unies : une démarche de long terme

Dans un souci d’efficacité, les entreprises désireuses d’accéder à ces marchés doivent inscrire leur démarche dans la durée et bien préparer leur approche commerciale à destination des Nations unies. Chaque structure onusienne a des modalités d’acquisitions propres, même si les règles générales sont globalement très similaires.
En-dessous d’un certain seuil (fluctuant en fonction des agences) les achats peuvent être délocalisés et effectués par les équipes sur le terrain.

L’entreprise en prospection commerciale doit donc bien étudier les secteurs d’activités de chaque agence afin d’identifier celles qui seront les plus susceptibles d’être intéressées par les biens ou services qu’elle propose. Elle devra ensuite s’enregistrer en ligne auprès de l’UNGM, portail Internet commun à une vingtaine d’agences, qui lui permet, une fois l’enregistrement validé, de se faire reconnaitre comme fournisseur potentiel du système et éventuellement de recevoir des sollicitations directes des Nations unies.

Elle doit enfin élaborer une stratégie d’approche des acheteurs afin de faire connaitre ses produits, tout en effectuant une veille des appels d’offres publiés sur le site de l’UNGMmais aussi sur les sites de chaque Agence, Fonds et Programme susceptibles de l’intéresser.

L’initiative du Pacte mondial ou Global Compact

Global Compact, un engagement fort pour le développement de l’éthique dans la sphère économique.

L’initiative "Pacte mondial", ou "Global Compact", a été lancée en 1999 par Kofi Annan, alors Secrétaire général de l’ONU, en vue d’encourager l’implication du secteur privé dans la promotion d’un développement éthique.

Les entreprises adhérant à Global Compact doivent souscrire à 10 principes généraux relevant des droits de l’Homme, des normes du travail, de l’environnement et de la lutte contre la corruption. Elles doivent par ailleurs attester chaque année de leurs efforts pour la promotion de ces principes dans le cadre de leur activité.

L’adhésion à Global Compact, un atout pour travailler avec les Nations unies

Les services des achats des Nations unies soutiennent cette initiative en affirmant dans leur rapport statistique annuel le principe "d’acheter pour un monde meilleur". Les entreprises intéressées par les marchés de l’ONU doivent être conscientes de l’attachement croissant des organisations de la sphère onusienne à ces principes.

Pour tout renseignement complémentaire, les sociétés françaises peuvent consulter le site du Pacte Mondial

Le Pôle commercial de la Mission permanente

La proximité avec les responsables des achats ainsi que la connaissance des mécanismes et usages du système onusien font du Pôle commercial de la Mission permanente de la France à New-York un interlocuteur privilégié pour les entreprises souhaitant travailler avec les Nations unies. Il peut vous guider et vous accompagner dans les différentes étapes de votre prospection et de vos relations avec les acheteurs de l’ONU.

Le Pôle commercial organise tous les ans des séminaires d’information en France et aux Etats-Unis sur les marchés publics de l’ONU. Ces séminaires sont l’occasion d’entretiens individuels avec des personnes en charge des achats au sein des différentes agences, fonds et programmes de la sphère onusienne.

Pour en savoir plus :
- Le Pôle commercial de la Mission permanente de la France à l’ONU sur le site franceonu.org

Source : franceonu.org

Mise à jour : août 2011

PLAN DU SITE