Le multilinguisme
Le multilinguisme
Le multilinguisme revêt une importance particulière pour l’Organisation des Nations Unies. Il est destiné à faciliter la participation effective de l’ensemble des membres des Nations Unies aux débats et aux travaux de l’Organisation. Il est le moyen, aux Nations Unies, de favoriser, défendre et préserver la diversité des langues et des cultures dans le monde. Il permet, enfin, un accès aussi large que possible du public aux activités des Nations Unies.
En février 1946, l’Assemblée générale par la résolution 2 (I) a décidé que le chinois, l’anglais, le français, le russe et l’espagnol seraient les langues officielles de tous les organismes des Nations Unies. Le 18 décembre 1973, elle a ajouté par la résolution 28/3191 l’arabe comme sixième langue officielle.
Le français et l’anglais demeurent, en vertu de la résolution 2 (I) de 1946, les deux langues de travail du Secrétariat. La résolution 61/266 de 2007 relative au multilinguisme le rappelle.
La communication au sein de l’Organisation, qu’il s’agisse de la communication officielle entre les États Membres et tous les acteurs impliqués dans le travail des Nations Unies et celle entre les États Membres et le Secrétariat des Nations Unies, nécessite, dans les différentes enceintes de travail, de distinguer entre langues de travail et langues officielles.
La communication externe, destinée au public le plus large, peut inclure, quant à elle, les langues autres que les langues officielles.
L’équilibre entre les six langues officielles servant aux échanges professionnels quotidiens a été un souci constant depuis la création de l’Organisation, notamment de la part de ses Secrétaires généraux successifs. Par la résolution 54/64 du 6 décembre 1999, l’Assemblée générale a demandé au Secrétaire général de désigner, parmi les fonctionnaires de haut niveau du Secrétariat, un coordonnateur des questions de multilinguisme pour l’ensemble du Secrétariat. Le coordonnateur a pour tâche d’harmoniser les mesures mises en place et de proposer des stratégies assurant que les pratiques linguistiques de l’Organisation correspondent aux recommandations et aux dispositions des différentes résolutions relatives au multilinguisme. Le coordonnateur, traditionnellement le Secrétaire général adjoint au Département de l’information, est appuyé par un réseau informel de points focaux.
La résolution 50/11 du 2 novembre 1995 prie le Secrétaire général de veiller à traiter tous les services linguistiques sur un pied d’égalité et à leur fournir les moyens et conditions de travail qui leur permettent d’optimiser la qualité de leurs prestations. Elle souligne l’importance d’utiliser toutes les langues officielles de l’ONU dans toutes les activités du Département de l’information, réaffirme la nécessité de réaliser la parité absolue des six langues officielles sur les sites internet de l’Organisation et encourage les Centres d’information des Nations Unies à poursuivre leurs actions de proximité et d’animation multilingues. La résolution 61/266 de 2007 relative au multilinguisme et les résolutions sur le Comité de l’information et le Plan des Conférences rappellent ces priorités.
Mise à jour : juillet 2010
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