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Autres institutions spécialisées

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Le système des Nations Unies s’est construit progressivement pour aboutir à une structure qui relève beaucoup plus du réseau que d’une structure hiérarchique et pyramidale. Un certain nombre d’organisations, notamment l’Union internationale du télégraphe - la plus ancienne organisation internationale - ou l’Organisation internationale du travail sont antérieures à la création des Nations Unies.

Le système des Nations Unies comprend principalement :

- des fonds et des programmes (ex. l’UNICEF ou le PNUD), institués par l’AGNU afin d’avoir une action opérationnelle dans un domaine particulier et financés essentiellement par des contributions volontaires. Les Directeurs de ces fonds ou programmes sont nommés par le Secrétaire général des Nations Unies. Cependant l’action des fonds/programmes est orientée et contrôlée par un conseil d’administration intergouvernemental, le plus souvent élu par l’ECOSOC, et dont la composition leur est propre ;

- des institutions spécialisées (ex. l’OMS, l’Unesco , la FAO), au nombre de 15, qui sont des organisations intergouvernementales autonomes créées par une convention internationale, financées majoritairement par des contributions obligatoires et qui travaillent en lien avec l’ECOSOC et/ou l’AGNU. Elles ont un budget et un organe directeur intergouvernemental propres qui fixent leurs normes et principes.

Cette diversité, qui résulte de la volonté des États Membres, est à la fois un garant de réactivité mais aussi une source de complexité administrative, voire de compétition entre les différents organes.

Pour y remédier, des structures de coordination ont été mises en place, pilotées par le Conseil exécutif de coordination qui réunit deux fois par an, sous la Présidence du Secrétaire général des Nations Unies, les chefs de secrétariat des institutions spécialisées, des fonds et des programmes des Nations Unies, y compris les institutions financières internationales, l’OMC et l’AIEA.

Cohérence du système des Nations Unies : la réforme des activités opérationnelles

Pour faire suite à la déclaration du Millénaire + 5, un panel de personnalités a présenté au Secrétaire général en novembre 2006 des propositions visant à renforcer la cohérence et l’efficacité des agences, autour de trois volets (environnement, développement et aide humanitaire). Les recommandations du panel, fondées sur une double approche (architecture organisationnelle et financement), sont accompagnées d’un calendrier précis qui constitue un cadre cohérent de réforme des activités opérationnelles (fonds, programmes, institutions spécialisées).

À la suite de ce rapport, un processus intergouvernemental de discussion s’est engagé à l’AGNU pour approfondir les recommandations du panel. En septembre 2008, l’AGNU a chargé le Secrétariat de présenter un projet de création d’une nouvelle organisation dans le domaine de l’égalité homme-femme et a décidé de poursuivre les discussions dans les domaines de la gouvernance (évolution du rôle de l’ECOSOC, articulation avec les agences des Nations Unies notamment) et du financement des activités opérationnelles. Une série de propositions dans ces domaines est actuellement débattue dans cette enceinte.

Parallèlement, l’amélioration de la coordination de l’aide des Nations Unies sur le terrain, telle que proposée par le panel sur la cohérence d’ensemble du système, a fait l’objet de huit expériences pilotes engagées dès 2007 (Albanie, Cap-Vert, Mozambique, Pakistan, Rwanda, Tanzanie, Uruguay, Vietnam), dont les premiers résultats sont satisfaisants. L’objectif de cette coordination est d’amener les institutions spécialisées et les fonds et programmes à coordonner leurs actions sur le terrain au sein d’un programme unique propre à chaque pays, financé par un budget unique.

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