L’environnement
Le climat
Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), Prix Nobel de la Paix 2007, a joué un rôle majeur dans la prise en compte par les décideurs internationaux de l’urgence de répondre au défi climatique. Il a été créé en 1988 par deux institutions de l’ONU, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation mondiale de météorologie (OMM). C’est sur la base de ses travaux qu’a été signée la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), en 1992, complétée par le Protocole de Kyoto en 1997 qui fixe des objectifs différenciés pour ramener les émissions de gaz à effet de serre au niveau de 1990.
La mobilisation des Nations Unies sur la question climatique est forte. Le Secrétaire général a proposé de coordonner l’action des Nations Unies et s’est impliqué personnellement par la convocation d’une réunion de haut niveau en invitant les dirigeants du monde à l’action contre les changements climatiques. Les Nations Unies ont été l’enceinte principale de conclusions d’accords sur le climat (changements climatiques, désertification, couche d’ozone, forêt, biodiversité pour citer les plus importantes). Les récents travaux du PNUD ont souligné les conséquences du changement climatique sur le développement humain.
L’adoption de l’accord de Copenhague, négocié le 18 décembre 2009 par une trentaine de chefs d’État et de gouvernement, se limite à une décision qui en prend note. La session qui a eu lieu à Bonn (31 mai- 11 juin 2010) est considérée comme une étape clé sur la route vers un traité global sur le climat, en particulier pour la préparation Sommet de Cancun, du 29 novembre au 10 décembre 2010.
L’environnement et le développement durable
La création du PNUE en 1972 fut le signe, au plan institutionnel, de la nécessité de protéger l’environnement. La signature de différentes conventions accentue la nécessité d’une gouvernance internationale de l’environnement (GIE). Le PNUE encourage la coopération pour protéger l’environnement. Il doit inspirer et informer les États et les populations et leur permettre d’assurer la qualité de vie des populations sans compromettre celle des générations à venir. Les Nations Unies ont aussi été à l’origine du Fonds pour l’environnement mondial (GEF).
Durant la décennie 1990, outre la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, deux grandes conventions de protection de l’environnement ont été adoptées et le concept de développement durable s’est affirmé à Rio. La Convention des Nations Unies sur la diversité biologique a pour objectif la protection des espèces animales et végétales et de leur habitat. Elle oblige les États à préserver leur diversité biologique et à prévoir un partage équitable des bénéfices dérivés de l’utilisation des ressources génétiques. La Convention sur la lutte contre la désertification porte sur l’amélioration des sols et la mise en valeur des ressources terrestres et hydrologiques.
La Commission du développement durable (CDD) examine les progrès enregistrés, assure le suivi et établit des rapports sur la mise en oeuvre des divers programmes en lien avec le développement durable, notamment tels que définis à Johannesburg en 2002. De façon plus ciblée, le Forum des Nations Unies pour les forêts (FNUF) promeut le développement durable de tout type de forêt.
La gouvernance internationale de l’environnement (GIE)
La gouvernance internationale de l’environnement actuelle est émiettée et insuffisamment efficace pour être à la mesure des défis auxquels est confronté l’environnement mondial. La multiplication des accords multilatéraux sur l’environnement et l’absence de pilotage fort de ces accords posent en outre un problème de cohérence dans l’action.
Dans son discours devant la Conférence générale de l’OIT le 15 juin 2009, le Président de la République a souligné que « lorsque nous serons parvenus (…) à un accord ambitieux sur le climat, il faudra que soit créée alors une véritable Organisation Mondiale de l’Environnement en mesure de faire appliquer les engagements qui auront été pris ».
C’est dans cet esprit que la France porte le projet d’une OME. Elle plaide pour que les grandes lignes de cette organisation soient adoptées au sommet de Rio+20, dont un des deux grands thèmes sera le « cadre institutionnel du développement durable ».
Une telle organisation s’appuierait notamment sur le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).
Mise à jour : juillet 2010
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