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Le Plan d’Action pour la Méditerranée (8 au 10 février 2012)

Accueil en France (ministère des Affaires étrangères et éuropéennes, 8-10 février 2012) de la Conférence des Parties à la convention de Barcelone sur la protection du milieu marin de la Méditerranée.

Les délégués des pays du bassin méditerranéen et de l’Union européenne se sont réunis à Paris pour la 17ème réunion des Parties contractantes à la convention de Barcelone sur la protection du milieu marin et du littoral de la Méditerranée. Plusieurs ministres ont saisi cette occasion pour réaffirmer l’engagement de leur pays au sein du Plan d’action pour la Méditerranée.

Les participants ont adopté 14 décisions reprises dans la " Déclaration de Paris" et notamment la constitution d’un réseau d’aires marines protégées, ainsi qu’un plan d’action destiné à protéger les zones côtières.

La « Déclaration de Paris » souligne également le caractère novateur du Plan d’Action pour la Méditerranée :

- première convention internationale à avoir associé les représentants de la société civile,

- première enceinte à avoir inscrit le développement durable dans son mandat

- et première convention internationale à disposer de protocoles juridiquement contraignants pour la protection des milieux marins et côtiers.

Dans la perspective de la prochaine Conférence des Nations unies sur le développement durable, Rio +20, ce processus apportera une contribution méditerranéenne sur la gestion durables des ressources marines et la préservation de la biodiversité marine.

La 18e réunion du PAM se tiendra en Turquie en 2014.

La Convention de Barcelone est le premier instrument de protection de l’environnement de la Méditerranée

En 1975, 16 pays Méditerranéens et la Communauté Européenne adoptaient le Plan d’action pour la Méditerranée (PAM), premier plan adopté dans le cadre du Programme des mers régionales du Programme des Nations-Unies pour l’Environnement. Un an plus tard, ces mêmes pays signaient la Convention pour la protection de la mer Méditerranée contre la pollution, dite « Convention de Barcelone ».

37 ans plus tard, la convention de Barcelone, principal instrument pour la protection de la Méditerranée, pour la préservation de sa diversité biologique et contre les différentes sources de pollution, regroupe les 21 Etats riverains de la Méditerranée.

A la Convention sont assortis sept protocoles pour proposer des solutions thématiques aux problèmes environnementaux méditerranéens (préservation de la biodiversité, pollution d’origine terrestre, pollution accidentelle, déchets dangereux, exploration et exploitation, immersions, littoral). Six centres d’activités régionales, dont un, le Plan Bleu, dédié notamment à l’analyse prospective, est hébergé en France, gèrent les problématiques spécifiques définies par les protocoles.

Tous les deux ans, une Conférence des Parties regroupe les Etats Parties à la convention pour l’adoption de mesures spécifiques, (protection d’espèces, aires d’intérêt écologique, mesures sur les rejets polluants en mer, critères de qualité des eaux, plans d’urgence en cas de pollutions marines…), et la définition de priorités stratégiques.

Le ministère des Affaires étrangères assure, avec le ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, la représentation française au sein de cette convention et de ses organes décisionnels.

Le système PAM (Plan d’action pour la Méditerranée) a plusieurs succès à son actif : première convention de mer régionale à prendre en considération les enjeux de développement durable au-delà des problématiques environnementales (amendements de 1995), adoption d’une stratégie méditerranéenne de développement durable (2005), signature en 2008 d’un protocole sur la gestion intégrée des zones côtières, premier instrument juridiquement contraignant sur ce thème au monde.

Les enjeux d’une dépollution de la Méditerranée sont considérables, compte tenu de l’urbanisation croissante de son littoral et des rejets polluants en mer correspondants. Sa biodiversité est d’une grande richesse mais elle est, plus que jamais, fragile. Elle concentre par ailleurs 31 % du tourisme international, 60 % de la population de pays « pauvres en eau » et 25 % du trafic maritime mondial d’hydrocarbures.

Fortement impliquée à l’international pour la protection du milieu marin, la France souhaite promouvoir, au sein du Plan d’Action pour la Méditerranée, la meilleure protection possible de cet espace partagé, patrimoine naturel commun et vecteur d’échanges constructifs.

Lire la déclaration finale  :

Doc:En français , 35.7 ko, 0x0
En français - (PDF, 35.7 ko)
Doc:En anglais , 31.1 ko, 0x0
En anglais - (PDF, 31.1 ko)

Pour en savoir plus

- Le point sur… n°57 : la conférence des Parties à la convention de Barcelone sur la protection du milieu marin de la Méditerranée

Liens :
  • La Plan d’Action pour la Méditerranée : http://www.unepmap.org
  • Le Plan Bleu (France), centre d’activités régionales sur l’analyse prospective concernant l’environnement et le développement durable en Méditerranée : http://www.planbleu.org
  • Le Centre d’activités régionales du Programme d’actions prioritaires (Croatie) en charge notamment de la mise en œuvre de la gestion Intégrée des Zones Côtières : http://www.pap-thecoastcentre.org
  • Le Centre d’activités régionales pour les aires spécialement protégées (Tunisie) : http://www.rac-spa.org
  • Le Centre régional méditerranéen pour l’intervention d’urgence contre la pollution accidentelle (Malte) :http://www.rempec.org
  • Le Centre d’activités régionales de la production propre (Espagne) : http://www.cprac.org

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