Campagne de recensement des mammifères marins par survol aérien
Sommaire
Le recensement des populations de cétacés par survol aérien
L’Agence des aires marines protégées, établissement public, met en œuvre depuis 2008, sur toutes les eaux sous juridiction française situées autour des départements et collectivités d’outre-mer, un inventaire des populations de mammifères marins, oiseaux, tortues de mer, grands poissons, collectivement appelés la « mégafaune pélagique » (programme dénommé REMMOA). L’objectif général est d’abord d’établir une cartographie de l’abondance relative et de la composition des peuplements de cette faune, obtenue selon une méthodologie standardisée permettant des comparaisons régionales et donc l’identification de secteurs prioritaires de conservation.
Ce programme, confié au Centre de recherche sur les mammifères mMarins (CNRS-Université de La Rochelle), doit être conduit dans l’ensemble des eaux françaises sur les trois océans de la ceinture tropicale. Quatre régions d’étude ont été définies et font l’objet de campagnes d’observation spécifiques : Antilles-Guyane réalisée en 2008, sud-ouest de l’océan Indien réalisée en 2009-10, Polynésie française réalisée en 2011 et sud-ouest de l’océan Pacifique prévue en 2012-13 autour de la Nouvelle-Calédonie et de Wallis et Futuna.
L’observation par avion permet d’obtenir une photographie générale et quasi-instantanée (de quelques semaines à 3-4 mois au maximum pour une vaste étendue) de la distribution et des densités sur une très vaste surface, ce que ne permet pas l’observation par bateau.
Une dynamique régionale dans le sud-ouest de l’océan Pacifique
Les lagons et les eaux côtières de Nouvelle-Calédonie font l’objet de nombreuses observations, soit depuis la terre, soit à partir d’embarcations légères ou encore au moyen de survols systématiques du lagon. Celles-ci montrent, pour les mammifères marins, des fréquences d’observation élevées et une diversité importante avec une vingtaine d’espèces recensées. Les baleines à bosse (Megaptera novaeangliae) y sont observées entre juillet et septembre pendant la période de reproduction, ainsi que des petits rorquals (Balaenoptera acutorostrata). Grands dauphins indopacifiques (Tursiops aduncus) et dauphins à long bec (Stenella longirostris) fréquentent les lagons. Les populations de cétacés de Wallis-et-Futuna sont plus mal connues.
Onze pays et territoires du Pacifique (Australie, Iles Cook, Fidji, Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Niue, Papouasie Nouvelle-Guinée, Samoa, American Samoa, Tokelau, et Vanuatu) ont à ce jour déclaré leurs eaux « sanctuaires » pour les baleines, voire l’ensemble des cétacés, et partagent donc le même intérêt pour l’acquisition de données sur les populations de mammifères marins.
La France espère avec cette campagne de survol susciter un intérêt régional et conduire des observations en partenariat avec certains États de la région.
Liens utiles
- Publications
-
18e conférence des Nations unies sur les changements climatiques (Doha, 26 novembre - 8 décembre 2012)
-
Conférence sur les forêts tropicales : quelles orientations pour les acteurs français ? (Janvier 2012)
-
L’action extérieure de la France contre la dégradation des terres et la désertification
-
L’action extérieure de la France contre le changement climatique
-
L’action extérieure de la France pour l’eau et l’assainissement
-
La Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, 10e conférence des Parties
-
La France et la promotion des financements innovants en faveur du climat
-
La France et l’accès à l’énergie durable (Novembre 2012)
-
Le 6e Forum mondial de l’eau (Marseille, 12-17 mars 2012)
-
Position française sur le concept "One Health/Une seule santé"
-
Protéger la biodiversité






