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Un engagement français

A l’occasion de la journée internationale contre la peine de mort, le ministère des Affaires étrangères a réalisé un webdocumentaire proposant des interviews de personnalités engagées contre la peine de mort (Robert Badinter, Jane Birkin, Bruno Podalydès, Richard Sédillot) et des reportages dans quatre pays : Liban, Bénin, Maroc et Mongolie.

La peine de mort n’est pas la justice, c’est l’échec de la justice. La peine de mort n’est pas un instrument utile à la lutte contre la criminalité. La perte de vie humaine qu’elle entraine est irréparable et aucun système juridique n’est à l’abri d’une erreur judiciaire. Le recours à la peine de mort n’est pas un simple instrument de politique pénale, c’est une violation des droits de l’Homme.

Comme il existe, dans chaque pays, des hommes engagés dont le nom est associé à une cause, il existe des Etats engagés pour des combats universels au sein de la communauté des nations. Chacun sait ce que l’abolition de la peine de mort doit à la détermination de Victor Hugo, Albert Camus ou Robert Badinter. Aujourd’hui, la France occupe une place reconnue au sein des principaux Etats engagés dans la lutte contre la peine de mort. Depuis 2010, la France fait ainsi partie du groupe de soutien de la Commission internationale contre la peine de mort, composée de personnalités reconnues pour leur engagement en faveur de l’abolition universelle.

L’abolition de la peine de mort est une cause hautement symbolique, qui rappelle l’universalité des droits de l’Homme. La prise de conscience mondiale en faveur de l’abolition progresse sur tous les continents, indépendamment du type de régime politique, du niveau de développement ou de l’héritage culturel.

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a décidé de prolonger ce combat en mobilisant la diplomatie française partout dans le monde pour une campagne pour l’abolition de la peine de mort.

Sur le terrain, chaque ambassade de France est mobilisée.

- Par des démarches générales ou en faveur de cas individuels, pour rappeler l’opposition de la France à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances.

- Par l’organisation d’événements, conférences, projections, débats, partout où la peine capitale est encore appliquée, afin de porter la campagne et de soutenir les acteurs engagés dans la cause abolitionniste.

La France mène une action complémentaire à celle de la société civile.

Notre action se déploie partout en complémentarité à celle des fondations ou ONG impliquées contre la peine de mort. En fixant le cap de l’abolition universelle de la peine de mort, au-delà de celui du moratoire, la France affiche une ambition élevée pour les droits de l’Homme dans son action extérieure.

Pour une résolution des Nations unies sur un moratoire universel.

Au sein des Nations unies, la France promeut l’adoption de la résolution de l’Assemblée générale appelant à l’instauration d’un moratoire universel sur la peine de mort, qui sera à nouveau soumise au vote à l’automne 2012. Au Conseil des droits de l’Homme, la France saisit chaque occasion pour exhorter tous les Etats appliquant la peine de mort à l’abolir.

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