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Adopter au Kazakhstan

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Avant-propos : Exigences de la législation française

Nombre d’enfants adoptés :

  • 2010 : 46
  • 2011 : 23
  • 2012 : 0
Avertissement (16.07.2012)

Les autorités kazakstanaises ont fait savoir que les candidatures de célibataires femmes, actuellement seules autorisées par le Code du mariage et de la famille de la République du Kazakhstan, promulgué le 26 décembre 2011, ne seraient, en pratique, plus acceptées lors de la reprise des adoptions internationales dans ce pays.

C’est pourquoi le Service de l’Adoption internationale invite d’ores et déjà les candidats célibataires à orienter leur projet d’adoption vers un autre pays.

Communiqué (09/12/2011)

La République du Kazakhstan a ratifié le 12 mars 2010 la Convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale. Celle-ci est entrée en vigueur le 1er novembre 2010.

Depuis le 10 mai 2010, les autorités de la République du Kazakhstan qui ont entrepris une réforme législative pour se mettre en conformité avec ce texte international n’enregistrent plus aucun dossier de candidature.

Un nouveau dispositif pourrait être mis en place au cours de l’année 2012.

I - Exigences locales

1 - Textes de référence

- Loi sur le mariage et la famille du 17 décembre 1998, art. 76 à 107, art. 209.

- Décret n° 655 du 17 juin 1999.

- Décret n° 1197 du 12 novembre 2002.

2 - Exigences relatives aux adoptants en vertu de la législation du Kazakhstan :

  • Toute personne majeure peut avoir la qualité d’adoptant, sauf :

    • les personnes dont l’incapacité ou la capacité restreinte sont reconnues par un tribunal,
    • les couples mariés dont l’incapacité ou la capacité restreinte de l’un des membres est reconnue par un tribunal,
    • les personnes déchues de l’autorité parentale ou dont l’autorité parentale a été limitée par un tribunal,
    • les personnes déchues d’une responsabilité tutorale pour cause d’infraction à leurs obligations légales,
    • les personnes dont un précédent acte d’adoption a été annulé par un tribunal,
    • les personnes dont l’état de santé ne permet pas d’assurer l’autorité parentale. La liste des maladies empêchant l’obtention de la qualité d’adoptant est fixée par le gouvernement de la République du Kazakhstan.
  • Les couples ne peuvent adopter que s’ils sont mariés. Le consentement du conjoint est indispensable.
  • Lorsque l’adoption est réalisée par un célibataire, l’enfant peut maintenir des liens avec le parent naturel du sexe opposé. Ce souhait peut être exprimé par le parent naturel, avec l’accord de l’enfant s’il est âgé de 10 ans ou plus, et sera mentionné dans la décision d’adoption.

3 - Exigences relatives aux adoptés

  • L’enfant doit avoir été proposé à l’adoption nationale et être enregistré depuis plus de trois mois auprès de la Direction de l’éducation des unités administratives et territoriales dont il dépend. L’enfant doit avoir été également inscrits dans la base de donnée centralisée, gérée par le ministère de l’Éducation du Kazakhstan.
  • L’enfant conservera la nationalité kazakhstanaise jusqu’à sa majorité, fixée à 18 ans.
  • L’adoption d’un enfant âgé de 10 ans ou plus nécessite son accord préalable.
  • Il est possible d’adopter une fratrie ou plusieurs enfants en même temps.
  • L’adoption de l’enfant du conjoint de nationalité kazakhstanaise est possible.

4 - Exigences relatives aux intermédiaires

Les candidats à l’adoption peuvent faire appel à un accompagnateur-interprète ou à un mandataire, uniquement pour les aider dans les démarches administratives locales.

Le recours à un intermédiaire :

  • au cours du processus de sélection d’un enfant à l’orphelinat,
  • en vue d’effectuer la remise de l’enfant à ses parents adoptifs,

est strictement interdit et passible de poursuites pénales.

II - Type d’adoption

1 - Forme de la décision

La décision prononcée par les autorités kazakhstanaises est une décision judiciaire.

2 - Effets de la décision au Kazakhstan

  • création d’un lien de filiation entre l’enfant adopté et la famille adoptive ;
  • rupture des liens de filiation entre l’enfant adopté et sa famille biologique. Toutefois, si l’enfant est adopté par une personne célibataire, les liens de l’enfant avec son parent naturel de l’autre sexe peuvent être maintenus à la demande de celui-ci et avec l’accord de l’adoptant. Cette disposition devra figurer dans la décision judiciaire ;
  • l’adoption plénière kazakhstanaise peut être annulée ou révoquée, dans l’intérêt de l’enfant, à la demande des parents naturels, du tuteur ou du Procureur ;
  • les adoptants peuvent demander à l’autorité compétente une modification des nom et prénom de l’enfant ainsi que leur mention en qualité de père et de mère sur l’acte de naissance reconstitué.
  • La modification des nom et prénom d’un enfant âgé de 10 ans ou plus nécessite son accord préalable.

III - Procédure

Les candidats doivent avoir obtenu un rendez-vous au consulat du Kazakhstan à Paris pour déposer un dossier de candidature. Avant l’obtention d’un rendez-vous, il est désormais impératif d’adresser au consulat du Kazakhstan à Paris un pré-dossier complet, comprenant :

  • une lettre de présentation et de motivation,
  • la photocopie de l’agrément en vue d’adoption, de la notice d’agrément,
  • la photocopie des rapports d’enquête psychologique et sociale,

le tout traduit en russe par un traducteur assermenté auprès d’une cour d’Appel.

Sur la base de ce pré-dossier, l’autorité consulaire kazakh effectue un choix des candidats et prend la décision de convoquer au Consulat du Kazakhstan les candidats retenus pour le dépôt officiel du dossier.

Il est conseillé de consulter au préalable la rubrique adoption du site internet du consulat du Kazakhstan à Paris :

http://www.amb-kazakhstan.fr/5.aspx?sr=5

1 - Constitution du dossier en France

Il convient pour la constitution du dossier de prendre contact avec l’opérateur accrédité dans ce pays.

2 - Procédure locale

L’adoption d’enfants kazakhstanais par des étrangers ne peut avoir lieu que si aucune autre solution n’a pu être trouvée pour l’enfant dans son pays. Les enfants adoptables doivent avoir été enregistrés depuis au moins 3 mois sur une base de données spécifique, gérée au niveau local, puis central par le ministère de l’Éducation du Kazakhstan. Cet enregistrement permet d’avoir l’assurance que toutes les solutions au niveau local ont été recherchées et que le principe de subsidiarité a bien été respecté.

Les candidatures étrangères sont enregistrées sur une base de données selon une procédure fixée par les organes exécutifs locaux, puis centralisées, selon une procédure définie par le Ministère des Affaires étrangères du Kazakhstan.

Les candidats effectuent leur premier voyage au Kazakhstan uniquement après avoir reçu une invitation officielle du pays dans ce sens. Il est vivement recommandé aux candidats à l’adoption de conserver avec eux, à tous les stades de la procédure, une copie certifiée conforme des attestations délivrées par la MAI (attestation d’immigration et attestation relative aux conditions de la reconnaissance en France de la décision d’adoption kazakhstanaise - cf. supra), celles-ci pouvant leur être réclamées par le consulat du Kazakhstan en France, lors de leur demande de visa.

Dès leur premier voyage, les adoptants doivent prendre contact avec la section consulaire de l’ambassade de France à Almaty. Les agents consulaires chargés des dossiers d’adoption pourront ainsi leur faire part de leurs conseils.

Les audiences en vue d’adoption se déroulent devant le tribunal avec la participation obligatoire du ou des adoptants en personne, d’un représentant du centre d’adoption et du Procureur. Le juge demandera aux autorités de tutelle de l’enfant de présenter l’acte de naissance de l’enfant, un certificat médical, le consentement à l’adoption des parents biologiques ou de son représentant légal, l’attestation d’inscription de l’enfant sur la base de données des enfants adoptables. Cette audience revêt un caractère très solennel, les adoptants pouvant être interrogés sur leur projet d’adoption et leur motivation à adopter un enfant kazakhstanais. Il est donc conseillé de se familiariser au préalable avec la culture du pays.

Il est souhaitable en vue des formalités à accomplir en France, notamment en vue d’une requête en adoption plénière, que les adoptants se procurent, avant le prononcé du jugement, auprès du tuteur juridique de l’enfant (directeur de l’orphelinat) un consentement éclairé stipulant que ce dernier « consent à l’adoption plénière au sens du droit français, c’est-à-dire qui rompt de façon définitive et irrévocable les liens de filiation antérieurs. » Il est également impératif de posséder tous les documents relatifs à l’abandon de l’enfant : acte d’abandon, certificat de décès du ou des parents naturels, etc.

Tant que le jugement d’adoption n’a pas été prononcé, les parents naturels peuvent revenir sur leur consentement.

Le consentement des parents naturels n’est pas requis s’ils ont été privés de leurs droits parentaux, ou reconnus légalement incapables, ou s’ils se sont désintéressés de l’enfant au cours de l’année précédant l’adoption.

État-Civil.

Aucun changement de l’état civil de l’enfant ne peut être envisagé sans que l’organisme de tutelle n’y ait consenti. Cette indication doit figurer obligatoirement dans la décision de l’organisme autorisant l’adoption.

Le changement des nom, prénom et patronyme d’un enfant âgé de 10 ans ou plus nécessite son accord préalable.

Nationalité.

L’enfant adopté ne perd pas sa nationalité d’origine. Arrivé à l’âge de la majorité, fixée à 18 ans, l’adopté peut demander la déchéance de la nationalité Kazakhstanaise.

3 - Obtention du visa de l’enfant adopté

L’obtention du visa nécessite un délai incompressible de 48 h, ou 2 jours ouvrés (sont donc exclus les samedi, dimanche et jours fériés). La demande s’effectue auprès de la section consulaire de l’ambassade de France au Kazakhstan. Il est demandé de prendre au préalable un rendez-vous par téléphone avec la personne chargée des visas adoption, en vue de déterminer une date et un horaire pour le dépôt des documents : ceci évitera aux adoptants de longs délais d’attente dans les locaux consulaires.

Le dossier à constituer en vue de l’obtention du visa d’entrée en France de l’enfant doit comporter tous les documents suivants :

  • le passeport de l’enfant ;
  • 2 photos d’identité couleur de l’enfant ;
  • L’équivalent de 15 € dans la monnaie locale, correspondant au coût du visa ;
  • les coordonnées complètes du traducteur ou de l’accompagnateur des adoptants ;
  • une copie de l’agrément, incluant la notice et, le cas échéant, les modifications ;

Les documents suivants doivent être également présentés, en originaux plus une copie simple, traduits en français, légalisés et apostillés (les originaux sont restitués aux familles) :

  • le jugement d’adoption ;
  • le certificat de non-appel ;
  • l’acte de naissance d’origine de l’enfant ;
  • son nouvel acte de naissance, établissant le lien de filiation avec ses parents adoptifs ;
  • le consentement éclairé à l’adoption, signé par le ou les parents biologiques. A défaut : l’acte d’abandon, le jugement de déchéance des droits parentaux ou le(s) acte(s) de décès des parents biologiques ;
  • le consentement de l’orphelinat, ou de l’organisme de tutelle, à l’adoption ;
  • le certificat d’adoption ;
  • la déclaration du Ministère de l’Éducation attestant que l’enfant est bien inscrit sur la banque de données nationale comme adoptable à l’étranger.

Après leur présentation, les documents originaux seront restitués aux familles.

L’enfant devra être présent, au minimum, à l’un des entretiens avec l’agent consulaire chargé de la délivrance du visa.

Rappel :

- Coût du visa : l’équivalent de 15 € dans la monnaie locale.

-  Délai de délivrance d’un visa, sous réserve de la présentation d’un dossier complet et réglementaire : 2 à 3 jours. Il convient, à ce titre, de prévoir un temps de séjour suffisamment long, afin de permettre l’instruction du dossier, avant de fixer une date définitive pour le retour en France.

IV - Après l’arrivée de l’enfant en France

1 - Immatriculation de l’enfant auprès des autorités consulaires kazkhstanaises en France

Dans les trois mois à compter de l’entrée de l’enfant sur le territoire français, ses parents adoptifs sont tenus, selon la législation kazakhstanaise, de le faire immatriculer auprès du consulat du Kazakhstan à Paris.

Il faut prévoir le déplacement d’un des parents ou d’une personne mandatée par procuration. Pour obtenir le détail des formalités et un rendez-vous préalable, contacter le consulat du Kazakhstan à Paris.

2- Suivi de l’enfant

Les autorités kazakhstanaises exigent la transmission par le biais de l’AFA ou de l’OAA en charge du dossier de six rapports traduits, légalisés et sur-légalisés selon la périodicité suivante :

- tous les 6 mois durant les 3 années suivant l’adoption
- suivi d’un rapport par an jusqu’à la majorité de l’enfant

Le respect des engagements pris par les adoptants, relatifs à l’immatriculation de l’enfant et à son suivi jusqu’à la majorité, est une condition posée par les autorités kazakhstanaises au maintien de l’adoption internationale dans ce pays. Le non respect de cette condition est susceptible de nuire au projet des futurs candidats à l’adoption au Kazakhstan.

3 - État civil et nationalité de l’enfant

La décision kazakhstanaise étant révocable, elle peut être considérée comme une adoption simple au sens du droit français. Aussi, les adoptants ont la possibilité de demander à convertir leur adoption en adoption plénière, 6 mois après l’arrivée de l’enfant au foyer. Il leur appartient alors de déposer auprès du Tribunal de Grande Instance de leur domicile une requête en adoption plénière. Le prononcé de cette adoption plénière dépendra de l’appréciation du juge saisi.

L’adoption plénière confère la nationalité française à l’enfant adopté dès lors que l’un des deux adoptants est Français.

Par ailleurs, l’enfant adopté conserve sa nationalité kazakhstanaise. Les autorités kazakhstanaises souhaitent conserver un lien avec leurs ressortissants, en dépit de l’adoption plénière et l’acquisition de la nationalité française.

V - Contacts utiles

1 - Autorités compétentes kazakhstanaises :

Madame Raissa CHER
Ministère de l’Éducation et des Sciences
La Maison des Ministères
8, rue Orynbor, l’entrée № 11
ASTANA

www.edu.gov.kz

2 - Représentations diplomatiques

- Représentation française à l’étranger

- Représentation étrangère en France

Date de mise à jour : mai 2013

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