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La France au FMI et à la Banque Mondiale

Le FMI

Gouvernance du FMI

Le FMI a été créé en juillet 1944, lors de la Conférence de Bretton Woods (États–Unis). Les 44 gouvernements représentés voulaient établir un cadre de coopération économique destiné à prévenir le retour aux politiques économiques non coopératives qui avaient contribué à l’extension au plan mondial de la crise économique des années 1930. Il compte aujourd’hui 188 pays membres.

Ses membres ont considérablement accru les ressources à sa disposition. En 2009, ces ressources ont triplé de 250 à 750 milliards de dollars. En outre, l’accord de juin 2012 sur l’augmentation de plus de 456 milliards de dollars poursuit ce processus. La France a participé à cet effort à hauteur de 42 milliards de dollars.

La directrice générale du FMI est, depuis juillet 2011 et pour 5 ans, la Française Christine Lagarde.

Depuis la crise économique de 2008, le FMI s’est engagé dans un profond mouvement de réforme, avec pour objectif principal de rendre celle-ci plus représentative des réalités économiques actuelles, notamment du poids des pays émergents dans l’économie mondiale.

La revue en cours des quotes-parts du FMI, qui porte sur la répartition des quotes-parts et donc des droits de vote entre les membres du FMI, doit aboutir en janvier 2014.

La France et le FMI

La France dispose d’une chaise nommée par elle seule au sein du Conseil d’administration du FMI depuis sa création en 1944 (à l’instar des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne et le Japon). Elle n’est donc pas représentée par un administrateur élu au sein d’une circonscription. Avec 4,5% des quotes-parts, la France est le 4ème actionnaire du FMI à égalité avec le Royaume-Uni (grâce à un accord de parité), derrière les Etats-Unis (17,7%), le Japon et l’Allemagne. Lorsque la réforme de 2010 sur l’augmentation des quotes-parts sera mise en œuvre, la Chine deviendra le 3ème actionnaire, et la France et le Royaume-Uni, 5ème.

Dans le contexte de la crise économique et financière, la France défend le rôle-pivot du FMI pour garantir la stabilité financière internationale. Elle a activement soutenu l’augmentation des ressources du FMI décidée en juin 2012 au G20 de Los Cabos. La France est également en pointe en matière de prêts concessionnels aux pays en développement, en particulier aux pays africains.

Depuis 2010, le FMI est associé au financement et à la mise en œuvre des programmes d’assistance à certains Etats de la zone euro aux côtés de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne. Il participe ainsi au soutien à la Grèce (à hauteur de 38 Mds€), à l’Irlande (22,5 Md€), au Portugal (26 Md€) et à Chypre (1 Md€). Le FMI fournit également une assistance technique au programme de réforme du secteur bancaire espagnol.

La Banque Mondiale

Gouvernance de la Banque mondiale

Le Groupe de la Banque mondiale réunit 5 entités : la Banque Internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 1944), spécialisée dans le financement du développement des pays à revenus intermédiaires, l’Association Internationale de développement (AID, 1960), dont l’objectif est de proposer aux pays à faible revenu des financements sous forme de prêts concessionnels ou de dons, la Société Financière Internationale (SFI, 1956), en charge de financer le secteur privé, l’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (AMGI, 1988), qui garantit les investissements contre les risques politiques et le Centre International de Règlement des Différends relatifs à l’Investissement (CIRDI, 1966).

Le Président de la Banque mondiale est, depuis le 1er juin 2012, l’Américain Jim Yong Kim.

Les 188 pays membres délèguent certains aspects de leur mandat à 25 Administrateurs. Les cinq principaux actionnaires (États-Unis (16%), Japon (9%), Allemagne (4.6%), Royaume-Uni et France (4.13% chacun) nomment chacun un administrateur, les autres pays membres étant représentés par 20 administrateurs élus.

Depuis 2008, la Banque mondiale a engagé dans un profond mouvement de réforme de sa gouvernance avec pour objectif principal de rendre celle-ci plus représentative des réalités économiques actuelles et de renforcer la représentation des pays en développement (avec notamment la création, soutenue par la France, d’une troisième chaise africaine au conseil d’administration)
A l’issue de l’augmentation de capital approuvée en 2010, le capital de la BIRD s’élèvera à 276 Mds$. En 2012, la BIRD a engagé 20,6 Mds$, l’AID 14,8 Mds$ (dont 7,4 Mds$ en Afrique subsaharienne) et la SFI 15,5 Mds$.

La Banque mondiale propose deux objectifs pour décliner sa mission de réduction de la pauvreté : éliminer l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée, et ce d’une façon durable sur le plan environnemental et social. La France promeut l’orientation de cette stratégie vers les pays les plus pauvres.

L’année 2013 est marquée par les discussions sur la nouvelle stratégie de la Banque mondiale de lutte contre la pauvreté et par la reconstitution « IDA-17 » (triennale) des ressources de l’AID. La précédente reconstitution, « AID-16 », pour les années 2012-2014, représentait un total de 50 Mds$. La contribution française s’élevait à 1,2 Md€ (5e rang, 5%).

La France défend une augmentation des moyens en faveur des Etats fragiles, ainsi qu’une réforme des modalités d’intervention (meilleure coordination entre banques multilatérales, procédures plus flexibles, approche régionale). Cette catégorie inclura prochainement le Mali, où la Banque mondiale a promis d’engager 500 M$ lors de la Conférence des bailleurs le 15 mai 2013.

Mise en ligne : 19.06.13


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