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Dans la gouvernance de l’économie mondiale

Depuis 1990, le monde a connu 42 crises financières et monétaires. D´autres crises, comme les crises alimentaires et énergétiques qui reviennent au premier plan aujourd’hui nous rappellent notre interdépendance. Au delà, nous faisons face à un problème plus général qui sont les déséquilibres économiques mondiaux, des balances des paiements, des réserves de change, et bien sûr la question des dettes publiques, ainsi qu’à des défis globaux comme le changement climatique ou l’énergie.

La création du G20 au niveau des Chefs d’État et de Gouvernement comme « principal forum de coopération économique internationale », au sommet de Pittsburgh en 2009, dans un contexte de crise, est une première réponse à ces défis.

Alors que nous voyons se mettre en place un multilatéralisme à plusieurs vitesses, avec une coexistence de « clubs » de différents formats (G7, G8, G20, BRICS, IBSA) se pose la question des enceintes pertinentes de gouvernance de la mondialisation. Quatre principes semblent devoir structurer la nouvelle architecture qui se met en place :

Une gouvernance internationale plus représentative des nouvelles réalités économiques.

Le G20, dont les membres représentent 85% du PIB mondial et 2/3 de la population de la planète, a déjà conduit à des progrès importants dans la réforme de la gouvernance mondiale, puisqu’il a été à l’origine d’accords en 2010 sur la réforme du FMI et de la Banque mondiale, qui ont permis une représentation de ces institutions plus conforme aux nouvelles réalités économiques mondiales.

Une gouvernance économique internationale plus efficace

Le G20 dispose d’une puissance d’impulsion inégalée, d’une capacité de réaction rapide et de mise en cohérence des priorités. Depuis le sommet de Londres en avril 2009, il a su retourner la confiance dans un contexte de panique. Il a permis d’éviter le piège du protectionnisme alors que les tentations étaient fortes. Il a engagé un vaste programme de régulation financière qui est mis en œuvre. Il s’est attaqué avec succès aux paradis fiscaux.

En 2011, sous présidence française, il a ainsi été à l’origine d’une série de réformes :

  • réforme de la FAO, avec la création d’un forum de réaction rapide en cas de crisealimentaire ;
  • renforcement du Conseil de stabilité financière, créé par le G20 et qui devient maintenant une véritable organisation mondiale de la régulation financière ;
  • renforcement du dialogue entre producteurs et consommateurs de pétrole, pour une meilleure vision de l’offre et de la demande ;
  • un G20 plus redevable qui associe davantage les Nations Unies et les organisations régionales, avec des présentations régulières par la présidence du G20 de l’état d’avancement des travaux.

Une gouvernance internationale plus inclusive.

Par leur composition universelle, par leur capacité à croiser tous les sujets de la mondialisation, les Nations Unies ont un rôle irremplaçable à jouer, en partenariat avec les institutions de Bretton Woods, en contribuant à la définition d’une approche équilibrée entre les dimensions économique, sociale et environnementale du développement.

Plus généralement, le rôle du G20 n’est pas contradictoire avec la prééminence des Nations Unies dans les relations internationales. Le G20 est en effet un forum informel qui n’entend pas se substituer à l’enceinte des Nations Unies, qui est l’enceinte la plus universelle, mais son histoire récente a montré qu’il peut apporter un leadership essentiel.

Une gouvernance internationale plus sociale.

La prise en compte de la dimension sociale de la mondialisation a été trop longtemps négligée et la France souhaite désormais que cette dimension soit prise en compte par l’ensemble des organisations internationales, qu’il s’agisse des institutions financières ou de l’OMC.

Mise en ligne : 22.05.13

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