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La France et l’OTAN

La place de la France dans l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN)

Membre fondateur de l’Alliance atlantique, la France est l’un des contributeurs essentiels de l’OTAN

- depuis la fin de la guerre froide, la France est de manière constante l’un des premiers contributeurs en troupes dans les opérations de l’OTAN, avec un haut niveau de qualité et disponibilité de nos forces :

- Kosovo : 6ème contributeur en 2012 (337 personnels), commandement de la KFOR à trois reprises ;

- Afghanistan (FIAS) : la France était en 2012 le 5ème contributeur avec 3500 personnels militaires.

- en termes budgétaires, la France est l’un des bailleurs de fonds les plus importants de l’OTAN. Pour le budget des opérations, l’envoi de forces étant à la charge des nations, la France supporte une part majeure de l’effort allié ; notre pays est aussi le 3ème contributeur aux budgets ordinaires (budget civil : 11,42% - 28,1 ME ; budget militaire : 11,17% -183,21 ME), après les Etats-Unis et l’Allemagne.

- au plan politique, la France a été, dans les années 1990, l’un des promoteurs du pilier européen au sein de l’Alliance, dont il reste notamment aujourd’hui les accords dits de Berlin plus ; la France a aussi été à l’origine de la création de la relation OTAN-Russie.

- la France prend une part active à tous les aspects du processus de modernisation militaire de l’OTAN lancé lors du Sommet de Prague (Force de réaction rapide [NRF] et rationalisation des structures de commandement).

La réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN en 2009 a été l’occasion d’un double mouvement d’appel à la relance de l’Europe de la défense et de rénovation des relations de la France avec l’OTAN.

L’objectif de cette réintégration était de renforcer l’Europe de la défense et renforcer l’OTAN. Avec une Europe plus forte, l’Alliance, où les Européens prennent toutes leurs responsabilités, serait elle aussi plus forte et plus crédible.

Dans son rapport sur le bilan de la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, remis au Président de la République le 14 novembre 2012, Hubert Védrine souligne en effet la nécessité pour la France de maximiser son influence au sein de l’Alliance et ses efforts en faveur d’un renforcement de l’Europe de la défense, en lien avec ses principaux partenaires européens, sans toutefois remettre en cause notre choix de 2009.

Le dernier Sommet de l’OTAN, qui s’est réuni les 20 et 21 mai 2012 à Chicago, a permis de tenir compte des priorités de la France :

- sur l’Afghanistan, l’annonce de la décision du retrait de nos troupes combattantes à la fin de l’année 2012 a été comprise et bien reçue. Après le retrait de 1 000 personnels, il ne restera que 1 450 militaires chargés de former les forces de sécurité afghane et de procéder au désengagement logistique. Pour l’après-2014, nous souhaitons que les textes de planification qui la définiront excluent les missions de combat hors protection des forces OTAN et des personnels internationaux ;

- l’annonce d’une capacité intérimaire de défense anti-missile de protection des territoires et des populations de l’OTAN a respecté des exigences claires : contrôle politique du dispositif et mise en place prévue d’un C2 (système de commandement et de contrôle) multinational propre à l’OTAN ; limitation des coûts du système à travers un financement en commun consacré uniquement au développement d’une chaîne de commandement et de contrôle de l’OTAN ;

- la revue de la posture de défense et de dissuasion respecte également des critères stricts : pas de caractère substituable entre la défense antimissile et la dissuasion ; réductions éventuelles de la présence en Europe des armes nucléaires non stratégiques dans le cadre d’une réciprocité avec la Russie ; développements en matière de désarmement et de non prolifération en fonction de l’évolution de la menace ;

- adoption, dans le cadre de l’initiative "Smart Defence" lancée par le Secrétaire général en 2010, d’un "paquet défense" qui prévoit le lancement de plusieurs projets (participation de la France à six projets multinationaux). Dans ce contexte, le rôle de l’Union européenne dans le domaine des capacités militaires a été valorisé, notamment par la mise en valeur du projet sur les ravitailleurs porté par Airbus (lacune européenne lors des opérations en Libye) et menée dans le cadre de l’Agence européenne de Défense.

Pour en savoir plus :

Mise à jour : janvier 2013

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