La France et la Corée du Nord
Présentation
Sommaire
Relations politiques
La France n’a pas établi de relations diplomatiques avec la République Populaire Démocratique de Corée. A la suite de la décision du Président de la République, fin 2009, d’ouvrir en RPDC une structure permanente de coopération culturelle et humanitaire, un Bureau français de coopération a ouvert à Pyongyang le 10 octobre 2011. Ses missions prioritaires sont d’ordre humanitaire et culturel.
Toute évolution de la relation entre la France et la RPDC est conditionnée à l’amélioration du dossier nucléaire, des relations intercoréennes, de la situation humanitaire et des droits de l’Homme.
Relations économiques
Les échanges commerciaux entre la France et la Corée du Nord sont limités (7 millions d’euros en 2010). Aucune entreprise française n’est représentée en permanence dans le pays, à l’exception d’un groupe français qui y a racheté une cimenterie.
Nos principaux postes d’exportation vers la Corée du Nord sont des produits de type industriel (instruments médicaux, optiques et dentaires, machines diverses et produits pharmaceutiques). Nos importations en provenance de Corée du Nord sont essentiellement composées de produits de type électronique et des produits manufacturés (machines, plastique et caoutchouc, composants automobiles…).
La dette nord-coréenne à l’égard de la France, contractée au cours des années 1970, s’élève à environ 400 millions d’euros, intérêts compris. La Corée du Nord en a cessé tout remboursement depuis 1984.
Coopération culturelle, scientifique et technique
Trois grands secteurs orientent notre coopération en Corée du Nord :
la formation : la France accueille chaque année des stagiaires de courte durée dans le domaine de la coopération administrative ainsi que plusieurs étudiants pour une formation complète, de plusieurs années, dans le domaine de l’architecture ;
la promotion du français : un lecteur de français est en poste depuis janvier 2006 à l’Université Kim Il-sung et à l’Université des Langues étrangères de Pyongyang. La France organise également des stages de formation linguistique de courte durée au profit d’enseignants de français nord-coréens ;
la recherche : une coopération a été instituée entre l’Ecole française d’Extrême-Orient (EFEO) et le Bureau nord-coréen de la conservation des biens culturels, dans le domaine de la recherche, de l’expertise et des fouilles archéologiques dès 2003 sur le site de Kaesong, ancienne capitale du royaume de Koryo (918-1392).
Aide humanitaire
La France contribue à l’assistance à la population nord-coréenne via une aide humanitaire versée aux deux ONG françaises actives dans le pays depuis le début des années 2000 (Triangle Génération Humanitaire et Première Urgence). 500 000 euros ont été alloués en 2011 (300 000 euros en 2010) pour apporter un soutien à plusieurs projets, cofinancés par l’Union européenne ou par l’Agence suédoise pour la coopération internationale au développement (SIDA). La France apporte également une contribution importante via l’Union européenne (17% du budget total).
La France est particulièrement attentive aux conditions de travail, d’accès et de contrôle des organisations humanitaires en Corée du Nord.
Mise à jour : 25.04.13
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