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Lutte contre la tuberculose

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La tuberculose est l’exemple même de la maladie de la pauvreté : elle se développe particulièrement dans des situations où les conditions de nutrition, d’habitat, d’hygiène et d’éducation sanitaire sont déplorables. Cette maladie ancienne tue encore 2 millions de personnes chaque année et un tiers de la population mondiale en est infectée. La très grande majorité des cas se trouvent dans les pays en voie de développement, mais la tuberculose touche également les groupes défavorisés des pays développés, notamment en Europe orientale.

Le contexte

La tuberculose touche chaque année plus de 8,8 millions de personnes et tue près de 2 millions de personnes. Première cause de décès liés au Sida, la tuberculose progresse avec celui-ci en Afrique, mais également dans les zones à faible prévalence du VIH, pour des raisons de pauvreté (en Asie du sud) et de promiscuité (dans les prisons en Russie par exemple).

Pour des besoins estimés à 2 milliards de dollars par an en 2007, 1,4 milliards sont dépensés chaque année pour lutter contre la tuberculose, dont 200 millions venant de l’aide internationale, pour les 2/3 grâce au Fonds Mondial.

Le plan tuberculose 2006-2015 publié par le partenariat Stop TB’OMS, évalue les besoins globaux pour ces 10 prochaines années (recherche incluse) à 56 milliards de dollars pour faire diminuer progressivement l’impact de la maladie et progresser vers son éradication à terme.

Le marché global des médicaments antituberculeux est assez bien organisé, en particulier grâce au rôle positif joué par la Facilité mondiale (Global Drug Facility) et par le Comité « Green light » qui permet l’accès aux médicaments des personnes atteintes par des formes résistantes de la maladie, tous deux mis en place par l’OMS.

Les enjeux actuels de la lutte contre la tuberculose sont :
- La diffusion des stratégies de traitements de courte durée sous observation directe à l’ensemble des pays et régions,
- La prise en compte des co-infections VIH/tuberculose en rapprochant les programmes et actions de lutte contre ces deux maladies,
- Le traitement de patients infectés par des bacilles multi-résistants (problème de santé publique en Russie et dans d’autres pays de l’ex-Union soviétique),
- La recherche de nouveaux médicaments permettant des traitements plus courts (3 mois contre 6 aujourd’hui) et permettant de répondre à la diffusion des souches résistantes, ainsi que la mise au point d’un vaccin plus efficace,
- La recherche de nouvelles méthodes diagnostiques, simples et rapides.

Mobilisation de la France dans la lutte contre la tuberculose

La contribution de la France à la lutte mondiale contre la tuberculose repose avant tout sur son investissement dans les initiatives multilatérales que sont le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, et UNITAID.

- Le Fonds Mondial (FMSTP) a consacré 17% de ses engagements à la lutte contre la tuberculose, ce qui représente 67% de l’aide internationale à la lutte contre la tuberculose. Grâce à celui-ci, en 4 ans, 2 millions de personnes supplémentaires ont pu bénéficier de traitements dans le cadre de la stratégie OMS DOTS. La contribution de la France a doublé depuis 2004, passant de 150 à 900 millions d’euros sur la période 2008-2010, faisant d’elle le deuxième contributeur mondial derrière les Etats-Unis.

- UNITAID travaille en partenariat étroit avec la Global Drug Facility et le Green Light committee de l’OMS pour rendre moins chers et donc plus accessibles des traitements anti-tuberculeux efficaces contre les tuberculoses multi-résistantes et pour les enfants. La France est de loin le premier contributeur à UNITAID.

Pour en savoir plus

Green Light committee
www.who.int/…/greenlightcommittee/en/

Global Drug Facility
www.searo.who.int/en/…/Section2103_10647.htm

Mise en ligne : 9.04.10

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