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Modernisation de l’administration publique

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La Stratégie française de gouvernance démocratique affirme qu’un État fondé « sur une administration efficace, intègre, transparente et proche des citoyens » est indispensable au développement humain durable. Le ministère des Affaires étrangères soutient les administrations des pays partenaires à travers :

- Un appui aux processus de réorganisation de l’administration publique

Le ministère des Affaires étrangères soutient la réorganisation et le renforcement des administrations centrales autour de leurs fonctions stratégiques. Il appuie aussi les processus de déconcentration afin que les ministères puissent exercer leur tutelle, mais surtout leur rôle d’appui conseil et de partenaire, auprès des collectivités décentralisées. L’État est en effet garant du maintien de la cohésion territoriale, en particulier au travers des politiques d’aménagement du territoire.

- Un soutien à la modernisation de la fonction publique, condition d’un fonctionnement durable des administrations rénovées.

L’expertise de la France se déploie en partenariat avec des instituts de formation français et européens de haut niveau [1] en coopération avec la Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique (DGAFP) et la Direction Générale de la Modernisation de l’État (DGME).

Elle s’exerce notamment dans les domaines suivants :
- définition et la mise en œuvre de stratégies nationales de formation (soutien à la création d’écoles d’administration et le développement d’outils de formation) ;
- rénovation des statuts de la fonction publique et élaboration d’outils pour la gestion des ressources humaines,
- gestion axée sur les résultats, gestion des carrières
- travail de coordination gouvernementale,
- gestion déléguée,
- amélioration des relations entre les administrations et les usagers (nouvelles technologies de l’information et de la communication, telle que l’administration électronique).

  • Exemples :

Ghana : Appuyer le programme national de réforme de l’État
La réforme du secteur public constitue une priorité pour le gouvernement ghanéen qui a crée en 2005 un ministère de plein exercice dédié à cette problématique. Dans cette perspective, le ministère des Affaires étrangères mène un projet d’un montant de 1,5 millions d’euros qui vise à renforcer l’efficacité du service public rendu aux populations. Ce projet ambitionne de susciter un effet de levier sur le programme global de réforme de l’État ghanéen, mené en partenariat avec d’autres bailleurs. Il a pour but :
- de soutenir le développement des capacités des fonctionnaires d’État en renforçant les structures de formation à destination de la haute fonction publique, notamment au niveau des programmes nationaux de formation.
- d’appuyer la modernisation de la gestion des ressources humaines de l’administration centrale.
- d’accompagner la réforme des organismes publics subventionnés, notamment sur le plan de la gestion financière et budgétaire.

Ce projet est mené en partenariat avec la Direction Générale de la Modernisation de l’État, l’École Nationale du Trésor Public, le Contrôle Général Économique et Financier, l’ENA et l’IRA de Metz.

Cambodge : Appuyer la modernisation de la fonction publique
Le gouvernement du Cambodge a engagé un processus de réforme de son administration afin d’accroître la qualité et l’efficacité de ses services publics. Depuis 2003, le ministère des Affaires étrangères accompagne ce processus à travers un projet d’appui à la modernisation de la Fonction Publique (1,4 M€).

Ce projet a pour principal objectif de doter l’administration cambodgienne d’outils efficaces de gestion et de formation des agents publics. Il vise à apporter un appui à la définition d’une politique nationale de gestion des agents de la fonction publique et à renforcer la capacité de l’École Royale d’Administration en vue d’une meilleure formation des fonctionnaires.

Mise à jour : 15.10.09

[1] L’ENA et le Centre d’Études européennes de Strasbourg, l’École Nationale de Magistrature, l’Institut d’Études en Administration publique de Maastricht, mais également les Instituts Régionaux d’Administration pour la formation des cadres intermédiaires (dont le besoin est croissant dans le cadre des collectivités décentralisées…), ainsi que le Conseil d’État.

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