Accès rapide :

Développement durable et gouvernance urbaine

La mise en œuvre des principes et objectifs du développement durable incite les villes, au Nord comme au Sud,

  • à trouver un équilibre entre un développement urbain maîtrisé et la préservation des espaces et des ressources naturels,
  • à promouvoir la diversité des fonctions urbaines et la mixité sociale,
  • à protéger la qualité des milieux, le patrimoine bâti et les paysages.

Le développement durable des villes constitue un enjeu majeur. Afin d’y répondre, le ministère des Affaires étrangères a lancé, en juillet 2007, une réflexion associant l’ensemble des acteurs de la coopération afin d’élaborer un document d’orientation.

Ce document propose notamment la mise en place d’un « Partenariat français pour la ville ». Conçu comme une plate-forme de réflexion et d’échanges, ce partenariat a pour objectif de renforcer la coordination et la complémentarité des appuis français et constituera un portail commun de l’offre française en matière de coopération urbaine ; il permettra de renforcer la dimension intégrée de cette offre et de rassembler des domaines traités habituellement de façon sectorielle.

- Appuyer une gouvernance urbaine démocratique

La réflexion engagée par le ministère des Affaires étrangères, en partenariat avec le ministère de l’Écologie, de l’Énergie du Développement durable et de la Mer et l’Agence Française de Développement notamment, sur la gouvernance urbaine, s’appuie sur le concept de gouvernance démocratique.

La gouvernance urbaine démocratique tient compte de la multiplicité des acteurs qui aspirent à participer davantage à la définition et à la réalisation de projets urbains. À cet effet, elle consiste à adopter des modalités d’action et de prise de décision plus partenariales. Son ambition est de favoriser l’aménagement et le développement urbains durables, pour des villes dans lesquelles l’accès aux services essentiels, aux transports et à l’emploi contribuent à la lutte contre la pauvreté et la résorption des inégalités. Il s’agit de reconstruire l’unité sociale de la ville, de rétablir des cohérences territoriales.

Cette approche, dans laquelle l’initiative des projets peut venir de chacun des acteurs, valorise la participation des habitants, notamment ceux des bidonvilles qui revendiquent la reconnaissance du potentiel économique du secteur informel, la sécurisation de leurs droits fonciers et une intégration financière.

- Soutenir les démarches de planification stratégique

Le ministère soutient une planification urbaine participative fondée sur une vision intégrée de la ville à moyen et long termes. Celle-ci vise à concevoir des agglomérations conçues comme un tout, économiquement performantes, humaines et conviviales, modulables et extensibles, capables d’accueillir un flux croissant de population, tout en prévenant la prolifération des quartiers spontanés.

- Lutter contre la pauvreté et assurer l’accès aux services essentiels

En se développant, les villes, motrices de la croissance économique, voient les inégalités et la pauvreté se renforcer en leur sein, entraînant une fragmentation spatiale et sociale grandissante. Dans les bidonvilles, les populations défavorisées sont aussi les plus exposées aux risques naturels et sanitaires générés par la dégradation de l’environnement. La réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) relève ainsi en grande partie des villes qui deviennent des acteurs de premier plan dans la lutte contre la pauvreté et la mise en œuvre d’un développement humain durable.

La lutte contre la pauvreté et l’accès pour tous de manière durable aux services publics essentiels (eau, assainissement, déchets, énergie, transports, télécommunications) à un prix supportable et sans impact négatif pour l’environnement, constituent une priorité. Le ministère des Affaires étrangères encourage la mobilisation des ressources locales, ainsi que l’alliance du secteur privé et de la société civile avec les institutions publiques. L’action publique de l’État et des collectivités locales doit jouer un rôle levier, notamment par le mécanisme vertueux de la fiscalité, pour orienter les investissements et les partenariats avec les acteurs privés vers la lutte contre la pauvreté.

Un des principaux défis consiste à réduire le fossé entre ville formelle et ville informelle, qui accueille aujourd’hui près de la moitié des citadins du Sud, en garantissant à l’ensemble de la population l’accès aux équipements de base et la sécurité foncière.

- Exemple :

S’engager pour des « des villes sans taudis » au sein de Cities Alliance
Le MAE soutient le programme « des villes sans taudis » (Cities without Slums) de l’Alliance des Villes (Cities Alliance), créé à l’initiative d’ONU-Habitat et de la Banque Mondiale. Il s’agit d’établir un partenariat entre les villes, les associations de collectivités locales et l’ensemble des acteurs de la coopération bilatérale et multilatérale, dans la perspective de la cible n°11 des Objectifs du Millénaire pour le Développement : « Réussir, d’ici à 2020, à améliorer sensiblement la vie d’au moins 100 millions d’habitants de taudis ».
L’Alliance des Villes, organisation de référence dédiée à cette problématique, mène des activités dans le financement de projets, l’appui à la planification des investissements, et dans la réforme des politiques urbaines. Elle soutient l’échange d’expériences et l’élaboration de stratégies dans un cadre partenarial, en accompagnant les décideurs locaux dans la définition d’une vision concertée du développement de leur ville et dans l’amélioration de la gouvernance urbaine.
Site : www.citiesalliance.org

Mise à jour : 15.10.09


PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014