Accès rapide :

  • Augmenter la taille de la police
  • Réduire la taille de la police
  • Ajouter notre Fil RSS

Une politique française de coopération renouvelée en 2011 en réponse à quatre enjeux globaux

Partager
Partager sur Twitter
Partager sur Facebook
Partager sur Google Plus

Dans un contexte marqué par une succession de crises (crise des prix des produits alimentaires et énergétiques, crises financière et économique) menaçant les progrès enregistrés ces dernières années par les pays en développement, la France a confirmé son engagement en faveur des pays en développement en publiant en avril 2011 sa stratégie globale de coopération au développement. Ce document propose une vision à moyen terme (10 ans) des enjeux, priorités et modes d’intervention de la coopération française en faveur du développement.

Intégrant pleinement les grands bouleversements géopolitiques et économiques en cours qui conduisent à nous adapter à un monde qui change, la politique de coopération au développement de la France répond à quatre enjeux principaux :

a) la lutte contre la pauvreté et la réalisation des Objectifs du millénaire pour le Développement (OMD), qui reste au centre des préoccupations comme l’a notamment rappelé le sommet des Nations Unies à New Yorken septembre 2010 ;

b) la promotion des Biens publics mondiaux (BPM) qui s’impose désormais au cœur de notre agenda, qu’il s’agisse de la lutte contre le changement climatique, les maladies transmissibles ou la protection de la biodiversité ;

c) la croissance économique dans ses trois dimensions : son rythme (accélérer la croissance dans les pays pauvres pour augmenter le revenu par habitant), sa qualité (une croissance inclusive, créatrice d’emploi), sa soutenabilité (croissance verte et solidaire) ;

d) la stabilité et l’Etat de droit, comme facteurs de développement

Ces enjeux se déclinent en objectifs de façon distincte dans quatre partenariats différenciés en fonction des objectifs poursuivis, des moyens mobilisés, et des instruments privilégiés.

En 2011, la France a donc concentré sa coopération dans deux régions prioritaires, l’Afrique subsaharienne et le bassin méditerranéen, complétée par des interventions dans les pays en crise et les pays émergents.

Tableau 2

Le document définit des cibles de répartition des ressources budgétaires par partenariat :
- Afrique : Afrique subsaharienne : Au moins 60% de l’effort financier ; 14 pays pauvres prioritaires : Au moins 50% des subventions
- Pays méditerranéens : 20% de l’effort financier
- Pays en crise : 10% des subventions
- Pays émergents : moins de 10% de l’effort financier

Dans les autres pays, la France privilégiera les canaux européens et multilatéraux, pour un coût budgétaire bilatéral limité.

La stratégie française propose une réflexion sur les nouvelles modalités de coopération qui s’inscrit dans une vision globale du développement, associant de multiples acteurs, parfois nouveaux (les Etats, les fondations, la société civile, les entreprises, les collectivités locales) et s’appuyant sur l’ensemble des ressources disponibles ou potentielles.

Répartition

L’APD bilatérale nette française en Afrique subsaharienne est composée majoritairement de dons hors remises de dette et ne comporte que très peu de prêts ; cette composition est d’autant plus marquée pour les 14 pays pauvres prioritaires et les pays en crise. Dans les pays méditerranéens, les dons hors remises de dettes représentent plus des 3/4 de l’APD bilatérale nette, les prêts près de 20%. A l’inverse, l’APD dans les pays émergents est très majoritairement composée de prêts.

Pour en savoir plus

- L’Aide Publique au Développement sur le site du Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi

- L’Agence Française de Développement

- Le site du Comité d’Aide au Développement (CAD)

PLAN DU SITE