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Fondations et entreprises

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Les fondations et le développement :

Les fondations mobilisent de plus en plus de financements en faveur de l’aide au développement. En effet, le nombre de fondations en France a considérablement augmenté : de 2001 à 2007 l’ensemble des fondations françaises (hors Institut de France) a connu une croissance de 30 %. Le nombre de fondations d’entreprise a progressé de 164 %. Le nombre de fondations reconnues d’utilité publique a progressé de 15 %, celui de fondations abritées de 24 %. Le total estimé des dépenses des fondations françaises en 2005 s’élève à 3,7 milliards d’Euros (ces montants ne sont pas seulement consacrés à l’aide, figure également les charges relatives à la masse salariale, aux frais de fonctionnement…). Le poids des fondations reconnues d’utilité publique employeurs est considérable : il représente 94 % des dépenses de la totalité des fondations. Malgré leur importante croissance, les fondations d’entreprises ne représentent que 2 % des dépenses totales en 2005. Les fondations françaises sont très majoritairement actives au niveau national. La proportion de fondations œuvrant à l’international est de 23 % en 2007.

Le Ministère des Affaires étrangères a conclu un certain nombre de partenariats avec des Fondations philanthropique ou de recherche, au nombre desquelles figure notamment la Fondation réseau Aga Khan pour le développement. Ce partenariat prévoit notamment des interventions dans les domaines de l’éducation, la santé, le développement rural et agricole, l’environnement, la micro-finance, la culture, le tourisme … en Afrique de l’Ouest, Afrique Centrale et de l’Est et en Asie Centrale. D’autres partenariats avec les fondations philanthropiques américaines, telles que la Bill et Melinda Gates ou encore William and Flora Hewlett ont été établis.

Secteur privé :

Dans une logique de Responsabilité sociale (ou sociétale) des entreprises (RSE), les sociétés privées intègrent de plus en plus les enjeux du développement international à leur propre développement dans une démarche éthique. En effet, de plus en plus d’entreprises s’intéressent à l’action internationale qu’il s’agisse d’intervenir dans l’urgence humanitaire, la post-urgence ou le développement. Elles s’investissent souvent avec une ONG. Il existe d’ailleurs aujourd’hui une grande diversité de formes de partenariats qui varient selon les domaines, les besoins, les circonstances, et les tailles des organisations : soutien financier, apport en nature (vivres, transport, logistique, équipements, fournitures, médicaments, etc.), implication des salariés de l’entreprise, au siège d’une l’ONG ou sur le terrain, sur leur temps libre ou sur leur temps de travail, sur la base de leurs compétences professionnelles ou de leurs qualités personnelles. Les acteurs du secteur privé interviennent également dans le champ de l’humanitaire, à la suite de catastrophes naturelles, dans les zones de conflits, etc. Ils interviennent le plus souvent de manière concertée avec les institutions, agences et organisations de la société civile locales et internationales.

À lire : Les Fondations Philanthropiques américaines, acteurs émergents de la mondialisation et piliers du dialogue transatlantique

Mise à jour : 12.10.09

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