OMD 4 - Réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans
Réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans
Constat
Si c’est en Asie que le plus grand nombre de morts-nés (1,3 millions) est enregistré, c’est en Afrique, au sud du Sahara, que cette proportion est la plus élevée. Sur 136 millions de naissances chaque année dans le monde, plus de 3 millions sont des morts-nés, soit 2,5% des naissances. Six maladies sont responsables de 70 à 90% des décès des enfants de moins de cinq ans :
- les pathologies néonatales (de la naissance au 28ème jour de vie : prématurité, mort apparente, infections, tétanos) : 37% ;
- 37% les infections respiratoires aiguës (pneumonies) : 19% ;
- les maladies diarrhéiques : 18% ;
- le paludisme : 8% ;
- la rougeole : 4% ;
- le VIH/Sida : 3%.
La malnutrition majore le risque de décès dus à ces maladies notamment en Afrique Subsaharienne et en Asie du Sud. Les efforts déployés par la communauté internationale ont permis de faire diminuer le fléau de la mortalité infantile de 3 millions d’enfants morts entre 1990 et 2010. Aujourd’hui, ce chiffre avoisine encore les 9 millions.
Pour étendre la mise en œuvre des interventions efficaces, les stratégies à soutenir sont de :
assurer une continuité de la chaîne de soins qui implique les familles et les communautés, les centres de santé et les hôpitaux de recours ;
intégrer les programmes de santé maternelle, néonatale et de l’enfant, assurer le continuum des soins qui inclue les services prénatals, l’accouchement en présence de personnel qualifié, le suivi pendant le premier mois de vie ;
étendre les services en vue de l’instauration d’une couverture complète des interventions médicales, en particulier vers les zones rurales et les zones urbaines pauvres ;
investir sur des stratégies à long terme s’articulant autour de soins professionnels qualifiés.
Engagement Français
La France a mobilisé au total 45 millions d’euros sur la période 2004-2006, d’une part, pour soutenir l’Initiative mondiale d’éradication de la poliomyélite (30 millions d’euros) dans le cadre du Plan d’action santé adopté par la France et ses partenaires du G8 à l’occasion du Sommet d’Évian de 2003, et, d’autre part, l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination - GAVI (15 millions d’euros) entre 2003 et 2005. Les résultats de GAVI sur la période 2000-2008 sont remarquables : selon l’OMS, 3,4 millions de décès ont été prévenus dans les 75 pays les plus pauvres et que 213 millions d’enfants ont reçu des vaccins grâce à l’appui de cette structure.
En 2006, la France s’est engagée dans la facilité financière internationale appliquée à la vaccination - IFFIm pour le remboursement sur 20 ans d’un quart de l’emprunt de quatre milliards d’euros qui a été lancé cette même année.
La facilité financière internationale appliquée à la vaccination (IFFim), a été lancée en 2005, ce mécanisme financier innovant, qui utilise les engagements futurs de pays donateurs pour mobiliser rapidement des fonds sur les marchés internationaux de capitaux, devrait permettre de mobiliser quatre milliards de dollar. Ces ressources nouvelles permettront d’éviter le décès d’environ 5 millions d’enfants entre 2006 et 2015 et plus de 5 millions d’adultes dans le futur. L’IFFim est soutenue par l’Afrique du Sud, le Brésil, l’Espagne, la France, l’Italie, la Norvège, la Suède et le Royaume-Uni. Avec un engagement moyen de 100millionsde dollars annuels sur 20 ans, la France est le second pays contributeur à l’IFFIm. Depuis sa création en 2000, l’OMS considère que GAVI a permis d’accroître de 15 millions le nombre d’enfants ayant reçu les vaccinations de base et de 100 millions ceux ayant reçu de nouveaux vaccins (en particulier contre l’hépatite B). Par ailleurs 1,2 milliards de seringues autobloquantes ont été distribuées. La grande majorité des pays bénéficiaires de GAVI ont enregistré une augmentation de la couverture vaccinale.
Le Fonds Européen de Développement et les autres mécanismes financiers de l’Union Européenne, à laquelle la France contribue à hauteur de 800 millions d’euros par an, financent des projets directement dédiés aux ressources humaines en santé. 40 millions d’euros sont notamment affectés à cette thématique au sein de l’Instrument for Cooperation and Development (ICD) pour la période 2007-2013.
À travers l’Agence Française de Développement, la France finance des projets d’appui au secteur de la santé centrés sur la santé maternelle et infantile dans de nombreux pays en développement : Cameroun, Comores, Haïti, Laos, Mauritanie, Mozambique, Rwanda, Niger, RCA, Tchad. Les fonds mobilisés représentent environ 16 millions d’euros par an depuis 2006.
La vidéo « Mansion on the hill » de Gus Van Sant
Cliquer sur l’image pour voir la vidéoMise à jour : 15.09.10
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