OMD 3 - Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes
Zoom sur :
Appuyer le réseau « Femmes du monde » |
Éliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaire et secondaire à tous les niveaux de l’enseignement en 2015 au plus tard
Constat
L’éducation des filles se heurte encore à l’inégalité et la discrimination liées au genre qui réduisent leurs chances de réussir et de s’insérer dans la société. Malgré les progrès accomplis depuis 1990, et cinq ans après l’échéance de 2005, la cible de la parité dans le cycle primaire n’est toujours pas atteinte. Les femmes représentent les deux tiers des personnes analphabètes dans le monde et 55 % des enfants non-scolarisés. Les mariages précoces, la sécurité, les infrastructures insuffisantes notamment en matière d’eau et d’énergie, les violences sexuelles sont autant de facteurs qui expliquent la dé-scolarisation des jeunes filles et l’abandon post-primaire et secondaire. La combinaison entre pauvreté, fille, et milieu rural rend très compliquée les perspectives d’insertion économique et sociale et d’accès à l’éducation.
Dans les pays en développement, 2 femmes sur 3 occupent des emplois précaires, travaillant à leur compte ou comme travailleuses familiales non rémunérées. Dans le monde en développement d’une manière générale, les opportunités d’emploi et d’insertion socio-économiques pour les femmes restent extrêmement faibles. En 2008, la proportion mondiale de sièges parlementaires occupés par les femmes avoisinait les 18%. Au niveau mondial,seuls 5 pays, dont deux se situent dans la catégorie des pays en développement (Rwanda, Cuba), un pays à revenu intermédiaire (Argentine) et deux pays développés (Suède et Finlande) comptent au moins 40% de femmes dans les parlements nationaux.
Engagement Français
La stratégie Égalité femmes-hommes de la coopération française se structure autour de deux objectifs :
Permettre une meilleure efficacité, pertinence et durabilité des politiques et programmes de développement soutenus par l’intégration des questions d’égalité femmes-hommes et des rapports de pouvoir qui les conditionnent,
Entraîner des changements profonds et durables dans les relations entre les femmes et les hommes afin que les droits et les libertés fondamentales des deux sexes soient mieux respectés pour que le développement des pays en voie de développement s’accélère.
Pour contribuer à ces objectifs, la France s’est engagée sur trois axes :
- Placer la réduction des inégalités entre les sexes au cœur du dialogue politique,
- Garantir la transversalité de l’approche égalité femmes-hommes dans toutes les politiques,
- Entreprendre et soutenir les actions de promotion de l’égalité.
La France a en particulier mené des actions visant à intégrer le genre dans sa politique de coopération. Elle a, par exemple, favorisé la création d’un réseau « genre en action » et la diffusion d’un bulletin d’information trimestriel ; ainsi que la création d’un site Internet « genreenaction.net » dont les objectifs sont de capitaliser, et d’échanger des informations sur la prise en compte du genre dans la définition des politiques publiques et des programmes de développement.
Le programme « genre et développement économique », d’un montant de 3 millions d’euros a démarré en octobre 2009. Il vise l’autonomisation économique, personnelle et décisionnelle des femmes productrices et entrepreneuses dans 6 pays d’Afrique de l’Ouest : Burkina Faso, Mali, Niger, Togo, Bénin et Sénégal, par l’intégration d’une approche genre dans des projets à caractère économique.
Il soutient en particulier 11 projets portés par des ONG dans différents secteurs tels que la transformation alimentaire (céréales, tomates, noix de cajou), la restauration de rue, la transformation et commercialisation du beurre de karité et l’artisanat des femmes.
Le projet ASMADE/ASTER de Ouagadougou soutient ainsi des femmes restauratrices de rue et transformatrices de céréales au travers du renforcement de leurs capacités économiques, organisationnelles, décisionnelles et personnelles. Ainsi, le projet vise non seulement l’amélioration de la qualité des produits, de la commercialisation et de la gestion, mais aussi le renforcement des capacités des groupes à négocier avec les pouvoirs publics, participer aux fédérations professionnelles représentatives et aux espaces politiques locaux, réduire la pénibilité du travail notamment domestique en faisant avancer les droits des femmes et la reconnaissance de leur rôle économique. L’implication des hommes dans le processus est une condition de la réussite du projet.
Publication
La stratégie française pour l’égalité femme-homme
Mise à jour : 15.09.10
Liens utiles
- Publications
-
Rapport "Mémorandum de la France sur ses politiques de coopération" (juin 2013)
-
Le séminaire « La diaspora malienne pour la paix et le développement du Mali » Le point sur… n°76, avril 2013
-
Le Forum mondial des femmes francophones - Le point sur… n°74, avril 2013
-
La clôture des Assises du développement et de la solidarité internationale
-
Rapport "Adolescentes, jeunes femmes et développement"
-
Évaluation du document cadre de partenariat "France-Union des Comores" (2006-2010) - Rapport d’évaluation, DGM, février 2013
-
Financements innovants pour l’agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition
-
4e Forum de haut niveau sur l’efficacité de l’aide
-
La conférence sur les transferts de fonds des migrants vers le Maghreb et la zone france
-
Les 10 ans du GIP ESTHER
-
L’action extérieure de la France pour l’eau et l’assainissement
-
La France & les financements innovants pour l’éducation
-
Orientations pour la coopération française en matière fiscale
-
Mobiliser les compétences des migrantset de la diaspora au service du développement : quelques pistes stratégiques
-
Connaître et mobiliser les compétences des migrants en faveur du développement
-
Coopération au développement : une vision française






