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OMD 2 - Assurer l’éducation primaire pour tous

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D’ici à 2015, donner à tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires

Constat

Malgré une évolution encourageante des taux d’accès à l’école primaire, des insuffisances persistent en matière d’éducation de base. Le taux d’abandon avant la fin du cycle primaire demeure encore très élevé dans de nombreux pays. En Afrique sub-saharienne, où les efforts de la France se sont concentrés au cours des dix dernières années, si neuf enfants sur dix entrent dorénavant en première année d’école primaire, ils ne sont que deux sur trois à en achever le cycle.

En 2009, 759 millions d’adultes sont analphabètes, soit 16% de la population mondiale, parmi lesquels deux tiers sont des femmes. Ce constat alarmant résulte de plusieurs causes :

  • les insuffisances de la scolarisation primaire universelle (accès comme achèvement),
  • les lacunes dans la qualité des apprentissages,
  • l’effet cumulatif des phénomènes de déscolarisation et de perte des acquis en raison d’une scolarité inachevée.

Engagement Français

À la suite des engagements pris par la communauté internationale en 2000, la France a fait évoluer sa conception de l’aide en matière d’éducation.

Au niveau multilatéral, l’Initiative Fast Track est à ce jour la seule initiative internationale qui concerne cet objectif. Selon une récente évaluation, cette initiative aurait pu se révéler plus efficiente. Cependant, elle peut se prévaloir de résultats encourageants :

  • à ce jour, 40 pays, parmi les plus pauvres, sont entrés dans le partenariat et ont vu leur stratégie sectorielle pour l’éducation validée ;
  • au total, entre 2004 et 2009, les différents fonds de l’Initiative, et notamment le fonds dit catalytique, ont permis de lever plus d’un milliard et demi de dollars pour l’éducation auprès des donateurs ;
  • les déboursements n’ont cessé d’augmenter chaque année, pour atteindre 220 millions de dollars l’an dernier ;
  • enfin, au moins 15 pays ont fait part de leur intention de rejoindre l’initiative et de bénéficier de son expertise et de ses fonds en 2010.

Au Burkina Faso, qui fut l’un des premiers pays de l’Initiative Fast Track en 2002, le taux d’accès à la première année du primaire est passé entre 2000-2001 et 2006-2007, de 48 à 81%. Dans le même temps, le taux moyen de scolarisation dans le primaire, toutes classes confondues, est passé de 45 à 65%. Au Niger, autre pays entré dans l’Initiative au tout début, en 2002, les chiffres sont encore plus impressionnants : le taux d’accès en première année du primaire est passé, sur une période équivalente, de 44 à 80%. Le taux de scolarisation dans le primaire a quant à lui fait un bond de 33 à 61%.

Elle fait partie de la vingtaine de donateurs de l’initiative « Fast Track pour l’éducation » créée en 2002. Elle a contribué à hauteur de 20 millions d’euros entre 2005 et 2008 et s’est engagée à verser 50 millions d’euros supplémentaires entre 2010 et 2012. À cela s’ajoutent une aide financière versée chaque année au secrétariat de l’initiative (1,3 millions d’euros pour 2009) et un expert mis à disposition.

À travers des instruments d’analyse et d’aide à la décision politique comme les RESEN (Rapport sur l’état du système éducatif national), à travers ses programmes de formation des cadres de haut niveau, le pôle de Dakar (Bureau Régional Afrique de l’Unesco), associé aux assistants techniques français en poste dans les ministères de l’éducation, a permis à de nombreux pays d’Afrique sub-saharienne de renforcer leurs capacités et de formuler des stratégies éducatives jugées crédibles qui ont attiré de nouveaux bailleurs (par le biais de l’Initiative Fast Track ou directement).

Au delà de l’aspect financier, cette initiative, grâce à la solidité de ses arguments en faveur de l’éducation de base a pu influer dans l’arbitrage budgétaire des pays partenaires en faveur de ce secteur jusque là négligé et considéré comme coûteux. L’expertise que la France a su faire émerger, en Afrique sub-saharienne en particulier, a certainement eu une influence dépassant ses contributions directes à l’Initiative Fast Track.

Au total, dans le cadre des projets bilatéraux, la France, via les différents ministères en charge de la coopération puis via l’Agence Française de Développement, a financé, depuis 2000, des projets et/ou programmes en faveur de l’éducation pour un montant cumulé de 300 millions d’euros. Elle a prévu de verser 25 millions supplémentaires en 2010.

La vidéo « The letter » de Gael García Bernal

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Cliquer sur l’image pour voir la vidéo

Publication

La France et la formation professionnelle postprimaire dans les pays en développement

Aide extérieure de la France pour l’éducation dans les pays en développement

La France & les financements innovants pour l’éducation

Mise à jour : 11.03.11

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