Conseil Économique et Social des Nations unies (ECOSOC)
Le Conseil économique et social (ECOSOC) est l’organe principal de coordination des activités économiques et sociales des Nations unies et de ses organismes et institutions spécialisées (chapitres IX et X de la Charte).
Il sert d’instance principale pour l’examen des questions économiques et sociales internationales et pour l’élaboration de recommandations pratiques sur ces questions à l’intention des États membres et du système des Nations unies dans son ensemble.
Fonctions et Pouvoirs
servir d’instance principale pour l’examen des questions économiques et sociales internationales qui revêtent un caractère mondial ou interdisciplinaire et pour l’élaboration de recommandations sur ces questions ;
réaliser ou faire établir des études et des rapports et formuler des recommandations sur des questions internationales dans les domaines économique, social, culturel, éducatif, de la santé publique et dans d’autres domaines apparentés ;
assurer le respect effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous ;
convoquer des Conférences internationales et préparer des projets de convention ;
conclure des accords avec les institutions spécialisées et coordonner leurs activités ;
consulter les organisations non gouvernementales intéressées sur les questions dont il s’occupe.
La résolution du 20 novembre 2006 (61/16) sur le renforcement du Conseil économique et social, prise en application des paragraphes 155 et 156 du document final du Sommet mondial de 2005, a prévu un certain nombre de mesures destinées à le recentrer sur ses fonctions essentielles.
Fonctionnement
Nombre de membres : (voir annexe) : 54 membres élus par l’Assemblée générale selon une répartition régionale. Depuis le 1er janvier 2009, la présidence de l’ECOSOC est assurée par le Luxembourg.
Durée du mandat : trois ans, ses membres sont renouvelables par tiers chaque année.
Périodicité des sessions : depuis 1993 la session de fond, organisée en juillet alternativement à New-York et à Genève, se déroule sous forme d’une seule réunion (4 semaines) par année.
Généralement précédée d’une session d’organisation au cours de laquelle ont lieu en particulier les élections aux organes subsidiaires, la session de fond de l’ECOSOC est organisée autour de quatre grands débats ou segments :
le débat de « haut niveau », tenu au niveau ministériel, examine un thème de nature économique ou sociale et consacre une journée de dialogue avec les chefs de secrétariat des institutions financières et commerciales multilatérales (FMI, Banque mondiale, OMC, CNUCED). Ce segment se conclut par l’adoption d’une déclaration ministérielle ;
Pour la session 2009, le débat thématique a pour thème : « Tendances mondiales et nationales actuelles et leur incidence sur le développement social, y compris la santé publique » ;
le débat consacré aux questions de coordination examine les questions relatives à la coordination des activités des organes subsidiaires, des fonds et des agences spécialisées des Nations unies dans les domaines économique et social et les domaines connexes ;
le débat consacré aux activités opérationnelles du système des Nations unies assure la coordination des orientations formulées par l’Assemblée générale et décide des modalités de leur application à l’échelle du système. Il commence par un dialogue de haut niveau avec les chefs d’agences, de fonds et de programmes des Nations unies ;
le débat général tient compte dans son organisation de la distinction établie dans l’ordre du jour entre les questions économiques et les questions sociales, examine les rapports des organes subsidiaires sans exclure l’examen au fond de questions particulières à la demande d’un ou plusieurs États membres.
Un segment particulier est consacré aux affaires humanitaires. À la demande de l’État membre affecté, l’ECOSOC peut tenir des réunions ad hoc sur des crises humanitaires spécifiques (famine en Afrique et grippe aviaire en 2005, crise alimentaire en 2008).
Structures : Tout au long de l’année les travaux du Conseil se déroulent au sein de ses organes subsidiaires et connexes (commissions techniques, commissions régionales, comités permanents, groupes et organes d’experts, groupes connexes). Ils rendent compte de leurs activités à l’occasion du débat général de la session de fond.
1. Commissions régionales des Nations unies :
Commission économique et sociale pour l’Afrique (Addis Abeba)
Commission économique et sociale pour l’Asie et la Pacifique (Bangkok)
Commission économique pour l’Europe (Genève)
Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Santiago)
Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (Beyrouth)
2. Organes subsidiaires :
Commissions techniques ou thématiques : Commission des statistiques, Commission de la population et du développement, Commission du développement social, Commission de la condition de la femme, Commission des stupéfiants, Commission de la prévention du crime et de la justice pénale, Commission de la science et de la technique au service du développement, Commission du développement durable, Forum des Nations unies sur les forêts ;
Comités permanents : Comité du programme et de la coordination, Commission des établissements humains, Comité chargé des organisations non gouvernementales, Comité chargé des négociations avec les institutions intergouvernementales ;
Groupes et organes composés d’experts gouvernementaux (Comité d’experts du transport des marchandises dangereuses et du système harmonisé à l’échelle mondiale de classement et d’étiquetage des produits chimiques, Groupe d’experts des Nations unies sur les noms géographiques) ou siégeant à titre individuel (Comité des politiques de développement, Comité d’experts sur l’administration publique, Groupe spécial d’experts de la coopération internationale en matière fiscale, Comité des droits économiques, sociaux et culturels, Forum permanent sur les questions autochtones)
Organes connexes : organe international de contrôle des stupéfiants, conseil d’administration de l’institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme, Groupe intergouvernemental d’experts sur l’énergie et le développement durable
Groupe de travail sur l’informatique
Jusqu’alors organe subsidiaire de l’Ecosoc, la Commission des droits de l’Homme a été remplacée par le Conseil des droits de l’Homme (résolution de l’AG 60/251 du 8 mai 2006) dont le statut est désormais celui d’organe subsidiaire de l’Assemblée générale.
Pour assurer un lien entre sécurité et développement, et compte tenu de l’expérience acquise en matière de post-conflit par l’Ecosoc à travers les groupes ad hoc Guinée-Bissau, Haïti et Burundi, l’Ecosoc peut être consulté par la Commission de consolidation de la Paix (résolution de l’AG 60/180) lors de l’élaboration de son ordre du jour.
Composition en 2009
| Groupes régionaux | Durée du mandat (au 1er janvier 2009) | ||
| 2007-2009 | 2008-2010 | 2009-2011 | |
| Afrique (14 sièges) | Cap vert Malawi Algérie Somalie Soudan | Congo Mozambique Niger Cameroun | Côte d’Ivoire Guinée-Bissau Maroc Maurice Namibie |
| Asie (11 sièges) | Philippines Irak Kazakhstan Inde | Malaisie Chine Corée du Sud Pakistan | Inde Japon Arabie Saoudite |
| Amérique latine et Caraïbes (10 sièges) | Antigua et Barbuda La Barbade El Salvador | Brésil Sainte Lucie Uruguay | Guatemala Pérou Venezuela St Kitts et Nevis |
| Europe orientale (6 sièges) | Roumanie Belarus | Fédération de Russie Moldavie Pologne | Estonie |
| Europe occidentale et autres états (13 sièges) | Luxembourg Pays Bas Canada États-Unis | Islande Nouvelle-Zélande Royaume-Uni Suède | Allemagne France Grèce Liechtenstein Portugal |
Mise en ligne : 16.11.10






