La décision française fait suite à la nouvelle approche des autorités haïtiennes en matière d’adoption internationale. Les plus hautes autorités haïtiennes, à commencer par le président Martelly, se sont engagées de façon ferme et publique à ratifier la Convention de La Haye et à moderniser leur législation dans les délais les plus courts possibles.
Sommaire
Pour la France, l’Autorité Centrale pour l’Adoption internationale prévue par la Convention de la Haye est le Service de l’Adoption internationale (SAI), sis au sein du ministère des Affaires étrangères et européennes.
Le nombre limité d’enfants français adoptables (moins de 1000 par an) fait peser une forte pression sur l’adoption internationale qui constitue 80% du nombre total annuel d’adoptions (4000 par an environ). Cette pression est d’autant plus forte que le nombre de candidats à l’adoption internationale s’est considérablement accru alors que le nombre d’enfants adoptables est en diminution progressive.
L’adoption internationale a fait l’objet d’une réforme, mise en œuvre en 2008 et 2009, sur la base du Rapport que M. Jean-Marie Colombani (3,28 Mo - 349 pages) avait remis au Président de la République en mars 2008 : renforcement de l’autorité centrale, élaboration d’une stratégie pays, concertation avec les organismes habilités et le monde associatif, meilleure adaptation du réseau diplomatique à l’adoption internationale, mise en place d’actions de coopération dans le domaine de la protection de l’enfance, etc…
Ce service est composé d’une vingtaine de personnes et dirigé par M. Thierry FRAYSSÉ, Ambassadeur chargé de l’Adoption internationale.
Le SAI assure le respect des engagements internationaux et des principes auxquels la France a souscrits dans le cadre de la convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant de 1989 et de la Convention de La Haye de 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale (CLH).
Il exerce également des fonctions de pilotage stratégique, de régulation et de contrôle ainsi que de veille et d’expertise juridique :
les relations d’Etat à Etat, ou d’autorité centrale à autorité centrale, tant avec les pays d’origine des enfants, qu’avec les autorités des autres pays d’accueil, y compris les négociations ou renégociations d’accords bilatéraux ou d’instruments multilatéraux en la matière ;
la représentation de la France dans les colloques et rencontres consacrés à l’adoption internationale ;
l’élaboration d’une stratégie de l’adoption internationale en coopération avec les ambassades et en partenariat étroit avec l’Agence française de l’adoption (AFA), les Organismes agréés pour l’adoption (OAA), et les associations de parents adoptifs. Cette stratégie est soutenue par une politique de coopération, dans les pays d’origine, en faveur de l’enfance privée de famille ;
la mise à jour et l’animation de la rubrique adoption internationale du site du ministère des Affaires étrangères et européennes ainsi que du portail gouvernemental sur l’adoption (www.adoption.gouv.fr) ;
l’utilisation du réseau diplomatique et consulaire pour la collecte et l’actualisation des informations sur les procédures d’adoption, les conditions de l’adoption à l’étranger et les difficultés rencontrées par nos compatriotes (veille juridique) ;
l’habilitation et le contrôle des organismes agréés pour l’adoption (OAA) de droit privé, ainsi que, le cas échéant, un appui à leur développement par voie de subvention ;
la co-tutelle sur l’Agence française de l’adoption ;
la participation à l’élaboration de normes françaises intéressant l’adoption internationale ;
l’autorisation de délivrer des visas long séjour adoption par les services consulaires.
L’Autorité centrale élabore une stratégie concertée avec les opérateurs français afin d’améliorer leurs capacités, qu’il s’agisse de l’Agence française de l’Adoption (AFA), opérateur public, ou des organismes autorisés pour l’adoption (OAA).
Le Ministère des Affaires étrangères et européennes coordonne, en partenariat avec l’Association des Volontaires du progrès (AFVP), un programme expérimental de volontariat en faveur des enfants privés de famille. Le réseau des Volontaires de la protection de l’enfance et de l’Adoption Internationale (VAI) a été lancé au Cambodge en août 2008 et étendu à sept autres pays début 2009 : Burkina Faso, Ethiopie, Guatemala, Haïti, Inde, Madagascar, Mali, Vietnam.
Nombre d’enfants adoptés à l’étranger par des familles françaises en 2010 : 3 504
Les 5 premiers pays d’origine sont :
Haïti : 992 adoptions
Vietnam : 469 adoptions
Colombie : 369 adoptions
Ethiopie : 352 adoptions
Russie : 301 adoptions
Voir les statistiques de l’évolution de l’adoption internationale de 2006 à 2010
Ministère des Affaires étrangères et européennes
57, boulevard des Invalides - 75007 Paris
Tel : 00.33.1.53.69.31.72 - Fax : 00.33.1.53.69.33.64
courrier.fae-sai@diplomatie.gouv.fr
consulter le portail gouvernemental de l’adoption en France et à l’étranger
consulter le Rapport Colombani (PDF, 3.28 Mo - 349 pages)
consulter les orientations stratégiques 2011 - 2012 pour l’adoption internationale (PDF, 148.31 Ko - 10 pages)
Date de mise à jour : mars 2011