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Les composantes de l’action humanitaire de l’Etat

Une crise humanitaire est toujours un échec : échec des tentatives pour résoudre un conflit par des voies pacifiques, échec des mesures de prévention pour contenir une épidémie, empêcher un accident technologique ou pour limiter l’impact sur la population d’une catastrophe naturelle, échec des politiques de développement pour éviter une pénurie alimentaire.



C’est la raison pour laquelle la politique étrangère de la France privilégie tous les terrains de la prévention :

prévention des conflits, par un exercice déterminé de nos responsabilités au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies ; il importe, en toutes circonstances, de faire prévaloir le dialogue sur le recours à la force, sans pour autant renoncer à l’usage de celle-ci, dès lors qu’il est légitimé par la communauté internationale, dans le cadre d’une opération d’interposition, de rétablissement ou de maintien de la paix ;

prévention des catastrophes naturelles et des accidents technologiques, par un soutien aux initiatives allant dans ce sens et aux programmes concrets de protection des populations contre ces risques ;

prévention des pénuries alimentaires, par des programmes d’aide alimentaire orientés vers le rétablissement de la capacité productive des bénéficiaires, voire leur autosuffisance.

Quand l’urgence se présente néanmoins, l’Etat dispose d’une palette de moyens renforcés récemment dans le cadre du Plan gouvernemental présenté au Conseil des Ministres du 11 juin 2003 et en application de la circulaire interministérielle du Premier Ministre du 1er août 2003 instituant un Comité interministériel de l’action humanitaire d’urgence.



Ces moyens vont de la mise à disposition de personnels spécialisés (unités de la Sécurité civile, logistique militaire, personnels soignants, ingénieurs et techniciens etc.) au recours aux moyens propres de la Délégation à l’action humanitaire. Celle-ci dispose de stocks dont certains sont pré-positionnés dans les Antilles et à la Réunion, et du Fonds d’urgence humanitaire qui lui permet, notamment, de répondre à des demandes ponctuelles de crédits et de subventions émanant respectivement des postes diplomatiques, des ONG, voire des organisations internationales.



La Délégation travaille en étroite liaison avec le réseau diplomatique français, dont toutes les ambassades se sont dotées d’un correspondant humanitaire.

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