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Le Bureau de coordination des affaires humanitaires (BCAH)

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires est une structure (800 personnes, dont 400 internationaux) du Secrétariat des Nations Unies. Il est dirigé depuis le 1er septembre 2003 par le Norvégien Jan Egeland. Il a pour mandat de coordonner l’assistance délivrée par les agences onusiennes et de veiller à la cohérence de l’ensemble de l’action humanitaire en cas de crise. Il n ’a pas d’activité opérationnelle propre.

La France a été l’un des initiateurs de la coordination humanitaire au sein des Nations Unies et a toujours soutenu le BCAH, en rappelant l’importance de son mandat de coordination.

Les services du BCAH sont répartis entre New York et Genève. A New York, sont basés le coordonnateur et son adjoint. Les activités se concentrent sur l’information, la sensibilisation et la réflexion sur la politique humanitaire. A Genève, se trouvent les bureaux de réponse aux situations d’urgence, le bureau pour les personnes déplacées à l’intérieur de leur pays ainsi que le secrétariat de la Stratégie internationale pour la réduction des catastrophes naturelles.
Le BCAH organise des réunions régulières de concertation entre les agences participant à l’action humanitaire et avec des représentants de groupements d’ONG (Conseil International des Agences de Volontaires - ICVA -, InterAction et Comité Permanent pour la Réponse Humanitaire - SCHR - ). Il présente au Conseil de Sécurité, à la demande du Secrétaire Général, l’état de la situation humanitaire dans une région ou un pays particulier.

Sur le terrain, le coordonnateur résident des Nations Unies, issu d’une agence - souvent le PNUD -, est le correspondant du BCAH. Il n’affecte du personnel permanent que lors de crises de grande ampleur ou de longue durée et travaille plutôt sur la base de missions de courte durée.

Le BCAH a en charge tout le processus des "appels consolidés" : il centralise les besoins financiers des agences humanitaires pour la poursuite de leurs programmes, établit un document récapitulatif pour chaque pays concerné et lance les appels auprès des donateurs. Le total des 19 appels consolidés inter-agences pour 2003 porte sur 3 Mds $ (dont RDC, Erythrée, Afrique australe, Guinée, Somalie, région des Grands lacs, Tadjikistan etc.), auxquels s’ajoute l’appel inter-agences pour l’Afghanistan (815,3 millions $).

Il veille à la cohérence des actions (notamment la transition entre l’urgence, la réhabilitation et le développement). Il est également chargé de la relation sur le terrain entre militaires et humanitaires et a élaboré, avec les Etats et les organisations concernées, des directives visant à préciser les tâches de chaque acteur menant des opérations humanitaires dans le cadre d’un conflit.

Dans un contexte d’urgence, le BCAH conduit les missions d’évaluation inter-agences, définit les besoins humanitaires et établit les appels d’urgence. Il met en place, dans les cas de catastrophes naturelles, une équipe de spécialistes internationaux qui peut organiser la coordination des secours, assurer le suivi des opérations, faire appel à la communauté internationale pour des besoins spécifiques (experts ou matériels) et transmettre l’ensemble des informations concernant les activités sur le terrain. Il assure la liaison entre les différents intervenants des Nations Unies et élabore avec eux le processus post-crise.

Le BCAH fonctionne essentiellement sur contributions volontaires. Pour 2003, le budget prévisionnel s’élevait à 70 millions $. La contribution française est à ce jour de 450.000 € (dont 50.000 € du FUH en faveur de l’UNDAC-BCAH, destinés à la formation et à l’engagement d’experts affectés en Iraq).

site du BCAH : www.reliefweb.int

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