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Décembre 2011/Janvier 2012 - Réduction des risques liés aux catastrophes naturelles

Birmanie : projet de 200 000 €

A l’occasion de la première visite ministérielle française depuis 1988 en Birmanie, le 16janvier 2012, Alain Juppé, Ministre d’État, Ministre des affaires étrangères, a annoncé le triplement de l’aide de la France, en la ciblant sur l’aide humanitaire, le soutien aux organisations non gouvernementales, le soutien à la société civile, et le développement des relations culturelles.

S’agissant de l’aide humanitaire, Le ministère des Affaires étrangères a pris la décision de financer un projet permettant de renforcer les capacités de résistance des communautés côtières face aux risques liés aux catastrophes naturelles, mis en œuvre par l’ONG ACTED.

En effet, le pays est en proie à d’importantes catastrophes naturelles. Les inondations et cyclones à répétition (Nargis en 2008, Bijili en 2009 et Giri en 2010) viennent aggraver une situation humanitaire fragile qui devrait empirer en raison des changements climatiques. Les zones côtières sont particulièrement touchées par ces désastres qui causent de nombreux décès, ainsi que des déplacements de population, la destruction des habitations et des moyens de subsistance, des infrastructures et des risques sanitaires graves. Chaque nouvelle catastrophe provoque une instabilité socio-économique et menace les moyens de subsistance déjà fragiles. Cette vulnérabilité est accrue par l’impréparation des populations en matière de gestion de crise. Ces besoins justifient une action visant à améliorer la préparation aux catastrophes, notamment, en renforçant les capacités des autorités gouvernementales dans ce domaine.

Le projet financé par le ministère des Affaires étrangères vise donc d’une part à renforcer, dans le respect des structures et autorités gouvernementales locales, la gestion communautaire des risques liés aux catastrophes, et, d’autre part, à préparer les populations en vue de leur adaptation à ces risques.

Le premier objectif spécifique vise à sensibiliser les populations à la réduction des risques liés aux catastrophes (RRC), via la fourniture de structures et d’outils.

Le second consiste à améliorer les capacités des autorités locales responsables de la gestion des catastrophes, pour leur permettre de mettre en place des politiques de RRC et de soutenir les structures communautaires.

La première activité vise à doter les structures communautaires de Comités de Gestions des Catastrophes (CGC), composés d’au moins 5 membres de la communauté, d’un Président et de règles de fonctionnement propres. Ces CGC, au nombre de 12, seront amenés à se réunir régulièrement par groupes de 3 ou 4, et bénéficieront de formations techniques portant sur :

- l’évaluation des risques au niveau communautaire ;

- la gestion de l’information en cas de catastrophe ;

- la réduction des risques et la planification de la gestion des catastrophes ;

- des exercices de simulation de situation d’urgence ;

- le développement de projets de réduction/gestion des risques.

La seconde activité a vocation à soutenir une structure locale déjà existante, le comité de gestion de prévention des catastrophes au niveau du Township (Township Disaster Preparedness Management Committee). Ce soutien sera concrétisé par l’allocation d’une enveloppe d’un montant maximum de 1700 $ (1300 € au taux de change du 27 décembre 2011) destinée à l’acquisition de biens matériels, et par la mise en relation avec les CGC créés, la gestion des réponses d’urgence, la mobilisation des ressources.

La troisième activité comportera plusieurs volets :

- l’organisation d’un atelier de sensibilisation auprès de la structure locale citée ci-dessus, en charge de la gestion des catastrophes, des CGC (systèmes d’alerte précoces, stratégie d’évacuation, exercices de simulation de catastrophes, techniques de construction sûres, stratégies de moyens de subsistances…) ;

- la mise en place des plans de réduction des catastrophes par les CGC, faisant apparaître les priorités de chaque communauté. Les plus pertinents de ces plans feront l’objet de l’allocation d’une subvention d’un montant maximum de 1700 $ (1300 € au taux de change du 27 décembre 2011).

- le développement, par chaque communauté, d’un plan de contingence permettant de mettre en place les procédures à suivre en cas de catastrophe, ainsi que des exercices de simulation d’évacuation.

La mise en œuvre du projet s’effectuera grâce à un partenariat avec l’association locale Swanyee Development Foundation. Cette dernière, qui a déjà collaboré avec ACTED, met en œuvre des activités dans de nombreux secteurs, notamment celui de la prévention des risques liés aux désastres.


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