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Présentation

Relations politiques

La France a salué premiers pas du gouvernement d’union nationale par un échange de visites (déplacement de Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, Mme Anne-Marie IDRAC, en mai 2009, première visite ministérielle depuis 1996). Le Premier Ministre zimbabwéen, M. Morgan TSVANGIRAI, a effectué une visite officielle en France du 24 au 26 juin 2009. En octobre 2011, le Ministre de l’Education, de la Culture et des Sports du Zimbabwe, M. David COLTART, s’est rendu en France à l’occasion de la Conférence générale de l’UNESCO. La volonté des deux pays de réengager un dialogue politique s’est récemment concrétisée avec la tenue à Harare le 5 juin 2015 de consultations politiques bilatérales au niveau des Secrétaires généraux, puis par la visite à Paris le 7 septembre 2015 de Mme Oppah MUCHINGURI, Ministre de l’Environnement, de l’Eau et du Climat, à l’occasion d’une réunion ministérielle informelle préparatoire à la COP21, et sa rencontre avec Mme Ségolène ROYAL. Le Président Mugabe a participé à la conférence de Paris sur le climat organisée à Paris sous l’égide de l’ONU (le régime de sanctions européennes ne s’y opposant pas). Enfin, le Ministre des Finances Patrick Chinamasa s’est rendue en France le 30 juin 2016 sur invitation du Medef International, et a rencontré son homologue français Michel Sapin.

Relations économiques

Les relations économiques entre la France et le Zimbabwe sont limitées, mais progressent. Une dizaine d’entreprises françaises, dont Total et Lafarge, sont implantées localement. Les échanges commerciaux entre les deux pays sont également restreints depuis la crise économique, et dominés, au niveau des exportations françaises (20.4 M€ en 2015contre 51 M€ en 1999) par les équipements miniers et, au niveau de nos importations (57.2 M€ en 2015contre 29 M€ en 1999) par les produits de base (Douanes).

Les investissements, longtemps nuls ou très faibles, amorcent une reprise (prise de participation de Limagrain dans SeedCo pour 40 millions USD en 2014 et de Lesaffre dans Anchor Yeast pour 8 millions USD en 2015, réfection du parc de stations-services de Total, contrat conclu en 2015 entre Bureau Veritas et le gouvernement zimbabwéen pour le contrôle conformité des importations…) De nombreuses entreprises françaises s’intéressent au pays, qui offre grâce à ses atouts (main d’œuvre qualifiée, ressources minérales, richesses naturelles) des perspectives intéressantes une fois que « la crise économique d’origine politique », selon l’expression zimbabwéenne, aura été jugulée et les politiques appropriées mises en œuvre. Une importante délégation d’entreprises, menée par le Medef International, est venue en visite au Zimbabwe en janvier 2015 et a été reçue à cette occasion par le Président, témoignant de la volonté du gouvernement zimbabwéen d’accélérer les échanges économiques avec la France.

Les secteurs porteurs sont les infrastructures et services urbains (eau, transports, énergie, déchets…), l’agro-alimentaire, les biens de consommations, le tourisme, les télécoms, le secteur minier et, plus généralement, la remise à niveau d’un appareil industriel qui date souvent des années 1970.

Coopération culturelle, scientifique et technique

La crise économique et politique qui a affecté le pays depuis la fin des années 90 a conduit à une reconfiguration de l’aide internationale, notamment française. L’aide humanitaire, notamment en matière alimentaire a été une priorité jusqu’en 2010.

L’aide française parvient au Zimbabwe principalement par les canaux multilatéraux et européens. Les institutions onusiennes y jouent également un rôle important (OMS, PNUD, etc.). La part annuelle de la France dans l’aide européenne au Zimbabwe est d’environ 20 Meuros. Avec les contributions onusiennes, l’aide française au Zimbabwe oscille chaque année entre 22 et 25 M euros.

La France est aujourd’hui le deuxième contributeur au Fonds Mondial de Lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et verse annuellement 23 MUSD au titre du Fonds mondial (la France participant localement à la gestion des crédits versés par le Fonds) et 1,5 MUSD au titre d’Unitaid. Le taux de prévalence du VIH est en diminution depuis le pic de 29,7 % atteint en 1997, grâce aux avancées en matière de prise en charge des patients sous antirétroviraux, prévention et dépistage.

En dépit des arriérés considérables du pays (environ 400 MUSD auprès de la France), Proparco est engagé pour deux accords de prêt avec l’opérateur de télécommunications Econet pour un montant de 40 MUSD. Une reprise des activités du Groupe AFD au Zimbabwe dans le secteur non souverain et hors énergie fossile pourrait être envisagée, selon trois axes de priorité : eau, énergie, crédit de moyen et long termes.

La France contribue au développement durable et à la protection de l’environnement par le biais du Centre de Coopération internationale en Recherche agronomique pour le Développement (CIRAD), à travers des actions de terrain et de recherche universitaire. De plus, la France coopère activement avec le Ministère de l’Environnement, de l’Eau et du Climat zimbabwéen, dans l’optique COP 21, par un apport d’expertise à la rédaction de la contribution nationale du Zimbabwe (facilité AFD).

En matière culturelle, les Alliances Françaises d’Harare et de Bulawayo ainsi que l’Ecole française, bilingue, d’Harare, constituent nos principaux points d’appui pour la diffusion de la langue et de la culture françaises, contribuant à l’ouverture du pays sur le Nord-Ouest du continent et à l’attractivité d’Harare. La France participe aussi à des manifestations culturelles locales de grande audience, (Harare International Festival of The Arts, festival Shoko, Quinzaine de la Francophonie, (cf site de l’ambassade de France).

Mise à jour : 11.07.16

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