L’Union européenne et le Zimbabwe

L’Union européenne a adopté des mesures à l’encontre du gouvernement zimbabwéen et des principaux responsables de faits de violence en 2002 :

  • embargo sur les armes ;
  • restrictions d’entrée et de transit des principaux responsables des violences politiques sur le territoire de l’UE et gel de leurs avoirs au sein de l’UE (mesures « restrictives ») ;
  • suspension de la coopération au titre FED, à l’exception de l’aide bénéficiant aux populations : soutien à la société civile, aide humanitaire (mesures « appropriées » au titre de l’article 96 de l’Accord de Cotonou).

La constitution d’un gouvernement d’union nationale (11 février 2009), le référendum constitutionnel (16 mars 2013) et l’organisation des élections générales (31 juillet 2013) ont toutefois conduit l’UE à encourager l’effort de redressement et d’ouverture du Zimbabwe et à initier, depuis fin 2013, une politique de réengagement qui s’est traduite par une révision de son régime de sanctions.

En ce qui concerne les « mesures restrictives » (interdiction de voyager en Europe, gel des avoirs), au terme d’assouplissements successifs, depuis février 2016, seul le couple présidentiel et l’entreprise d’armement Zimbabwe Defence Industries restent aujourd’hui soumis à des sanctions effectives de l’UE (5 autres personnes restent sur la liste, mais les mesures les concernant sont suspendues). L’embargo sur les armes (et le matériel utilisable pour la répression) est également maintenu.

En ce qui concerne les « mesures appropriées » prises au titre de l’article 96 de Cotonou, elles sont arrivées à expiration le 1er novembre 2014 et n’ont pas été reconduites. Dans ce contexte, l’exercice de programmation de la coopération européenne a été engagé au Zimbabwe dans le cadre du 11ème FED (234 M€ sur la période 2014-2020). Trois secteurs d’intervention prioritaires ont été identifiés : santé, sécurité alimentaire, gouvernance.

Mise à jour : 13.01.17

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