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Présentation

Données générales

Données géographiques

Nom officiel : République du Yémen.
Superficie : 527 970 km².
Population : 24,7 millions d’habitants (estimation juillet 2012).
Capitale : Sanaa.
Villes principales : Sanaa, Aden, Taëz, Hodeïdah, Mukalla.
Langue officielle : arabe.

Monnaie : rial yéménite ; le taux de change est flottant depuis juillet 1996 (1 euro valait 276,15 rials yéménites le 8 juillet 2013).
Fêtes nationales : 22 mai (proclamation de la République unifiée du Yémen, en 1990), 26 septembre (anniversaire de la révolution républicaine dans l’ex-Nord Yémen) et 14 octobre (anniversaire de l’indépendance de l’ex-Sud Yémen).


Données démographiques et sociales

Croissance démographique : 2,575 % (estimation 2012).
Espérance de vie : 62 ans pour les hommes, 66 ans pour les femmes (2012).

Taux d’alphabétisation : estimé aux alentours de 63,9 %, dont 81,2% des hommes et 46,8% des femmes (2010). Un tiers des enfants de 6 à 14 ans ne sont pas scolarisés, très majoritairement des jeunes filles (à peine 53% des jeunes filles sont scolarisés contre 82% des garçons).
Religions : 60% à 75% de sunnites de rite chaféite, 25% à 40% de chiites zaïdites (nord du pays).

Indice de développement humain : 0,458 (2012) ; Rang : 154e sur 187 pays (classement du PNUD).
Part des enfants souffrant de malnutrition : 61%


Données économiques

PIB (2012) : 36,35 milliards $
PIB par habitant (2012) : 1470 $

Taux de croissance (2012) : -1.9%
Taux de chômage (2011) : 16,5 % (données du gouvernement) ; 40% selon les estimations internationales.
Taux d’inflation (2012) : 11.4%

Solde budgétaire (2012) : -12% %
Dette publique (2012) : 42.5% du PIB
Population vivant sous le seuil de pauvreté (2012) : 54,5% (2012)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2012) :
puceoupas Agriculture et pêche : 7.9%
puceoupas Industrie : 40.6%.
puceoupas Services : 51.5%%.

Le secteur pétrolier représente 86 % des recettes d’exportation et 65% des recettes budgétaires de l’Etat en 2012.

Consulat de France : chancellerie consulaire de l’ambassade de France à Sanaa (consul honoraire à Aden).
Communauté française au Yémen : 457 Français immatriculés, dont environ 47% % de binationaux (2012). La moitié d’entre eux vit à Sanaa.


Politique intérieure

Une transition politique à accompagner

Débutant en janvier 2011, dans le contexte des bouleversements en Tunisie et en Egypte, la crise yéménite s’est développée sur fond de rejet du Président Saleh, à la fois sous l’effet de l’usure du pouvoir (trente-trois ans de présidence, corruption, atteinte aux droits de l’Homme, prééminence de l’appareil sécuritaire) mais aussi à la suite des décisions prises durant la crise (tentative avortée, le 1er janvier, de modifier la constitution pour permettre sa réélection à vie, répression contre l’opposition).

A l’inverse des crises syrienne et libyenne, un consensus s’est dégagé assez rapidement entre les parties, y compris le Président, en faveur d’une transition pacifique et ordonnée, sur la base du plan présenté en mars 2011 par le CCEAG (Conseil de Coopération du Golfe), qui prévoyait notamment la démission du chef de l’Etat en échange d’immunités. Les discussions se sont toutefois prolongées sur les modalités de mise en œuvre de cet accord, en raison des tergiversations du chef de l’Etat (qui, à trois reprises, s’est refusé à signer) rendant nécessaire la rédaction d’un mécanisme d’application du plan du CCEAG.

Le Président Saleh a finalement accepté, sous la pression internationale, de signer, le 23 novembre 2011, à Riyad, le plan du CCEAG, qui a ouvert la voie à un règlement politique et au premier processus de transition pacifique du « printemps arabe ». Les partis au pouvoir et ceux de l’opposition ont ensuite signé le mécanisme d’application, qui prévoit deux phases de transition :

  • Phase 1 (durée : 90 jours) : transfert immédiat des principales prérogatives constitutionnelles du Président au vice-président, M. Hadi. Cette phase s’est achevée avec la convocation en février 2012 d’élections présidentielles qui ont permis l’élection du président Hadi, pour une durée de deux ans.
  • Phase 2 (durée : deux ans) : cette phase prévoit le lancement d’une conférence du dialogue national, rassemblant l’ensemble des composantes de la vie politique yéménite, dont les travaux doivent permettre l’élaboration d’une nouvelle constitution et la tenue d’élections législatives et générales (délai de deux ans). Cette phase a débuté le 18 mars 2013 avec quatre mois de retard et s’est conclue le 25 janvier 2014, par la publication d’un document contenant 1800 recommandations. La conférence de dialogue national a pu se clore positivement grâce à la signature préalable, le 8 janvier, d’un accord sur une solution équitable à la question du sud , co-parrainé par le Président Hadi et l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies, Jamal Benomar.

La nouvelle et dernière phase du processus de transition politique doit aboutir d’ici un an. Ce délai, fixé par le rapport final de la Conférence de Dialogue National, comprend la rédaction d’une nouvelle constitution, un referendum de validation et la tenue d’élections législatives et présidentielles. Par ailleurs, le comité de détermination des régions, présidé par le chef de l’Etat, a annoncé, le 10 février, la nouvelle division du pays en 6 régions dont les pouvoirs restent à déterminer.

Ce découpage est loin de faire l’unanimité. La question des sanctions contre l’ancien régime, des compétences attribuées aux nouvelles régions, de la répartition des pouvoirs entre Président et Parlement, des conditions d’accès aux hautes fonctions publiques, sont autant de sujets qui pourraient également faire blocage. Le comité de rédaction de la Constitution a débuté ses travaux le 14 mars.

L’entourage de l’ancien président continue de peser sur le processus de transition. M. Saleh lui-même, est toujours président en titre du Congrès Populaire Général (CPG). La rébellion houthiste, dans le Nord, tourne à l’affrontement violent des rebelles avec les salafistes du clan Al Ahmar (en grande difficulté).

Dans le Sud, les affrontements entre indépendantistes et djihadistes d’une part et forces gouvernementales de l’autre, laissent planer une menace croissante sur la stabilité et l’unité du pays et ce en dépit d’un accord pour une solution équitable de la question du sud, signé début janvier.


Une situation sécuritaire toujours incertaine

La situation demeure très instable, alors que de nombreux combattants d’Al-Qaïda ont trouvé refuge au Yémen. Malgré les offensives militaires visant à faire disparaitre Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), qui ont contraint les djihadistes à fuir dans des zones reculées du pays, le gouvernement ne semble pas capable de les empêcher d’agir ni de les déloger de leurs sanctuaires.

Ceux-ci ont perpétré, le 13 février dernier, une attaque contre la prison centrale de Sanaa (libérant 29 détenus) et pourraient être à l’origine des derniers tirs sur le site de Balhaf (Total) et sur le quartier diplomatique de la capitale (31 janvier et 3 février)

Les fréquents enlèvements, tentatives d’enlèvements et assassinats d’étrangers, diplomates et personnels humanitaires, parfois en pleine journée et en plein centre de Sanaa, illustrent la relative faiblesse des forces de sécurité yéménites. Une collusion de certains officiels avec des factions tribales ou Al-Qaïda n’est pas à exclure.

Les attaques d’oléoducs, dont celui de Yémen LNG, ont été très fréquentes en 2012 (au nombre de 11) sans que le gouvernement ne parvienne à les endiguer. Le coût économique est très élevé. Elle se sont estompées en 2013.


Une situation économique extrêmement fragile

Pays le plus peuplé de la péninsule arabique (24,7 millions d’habitants) après l’Arabie saoudite, le Yémen est aussi le pays le plus pauvre du Moyen-Orient. C’est le seul PMA du monde arabe avec un PIB/hab de 1470 $ en 2012. Le Yémen est marqué par une très grande pauvreté, un faible taux de scolarisation, une malnutrition chronique et une absence d’accès à l’eau potable pour près d’un tiers de la population.

C’est en outre un pays où la sécurité et la stabilité restent deux préoccupations majeures. Bien que faisant partie des pays "pétroliers", le Yémen reste un petit exportateur dont la production est en déclin alors même que 65% des ressources de l’Etat proviennent des exportations de pétrole. Le stress hydrique est très important, la culture intensive du qat mobilisant 40% de la ressource en eau.

Le Yémen est dans une situation d’extrême fragilité sur le plan économique, ce qui rend indispensable un soutien financier de la part de la communauté internationale.

L’économie du Yémen repose sur trois piliers : l’agriculture (la production de céréales ne couvre qu’un quart des besoins tandis que la culture du qat, arbuste dont la mastication des feuilles fraîches produit un effet euphorisant, représente un tiers de la production agricole et répond à une habitude profondément ancrée dans la population) ; le pétrole (150.000 barils/jour en 2012), dont la production recule depuis 2001 (épuisement des réserves à horizon 2020) ; et les transferts des travailleurs émigrés, notamment en Arabie saoudite. Le gaz naturel est exploité et disposerait d’importantes réserves.

La situation sociale s’est dégradée. La grande pauvreté a sensiblement augmenté à la faveur des événements politiques. Le nombre de personnes vivant en deçà du seuil de pauvreté serait passé de 42% de la population en 2009 à 54,5% de la population en 2012.

Une fraction significative de la population est désormais confrontée à une situation de précarité alimentaire, l’ONU estimant que 61% des enfants souffrent de malnutrition (au lieu de 58% en 2006) et que 45% de la population se trouve en situation d’insécurité alimentaire (au lieu de 32% en 2009). C’est à une double situation de crise humanitaire et d’urgence absolue que le Yémen est désormais confronté.


Politique étrangère : préserver l’unité

Le gouvernement yéménite s’efforce de préserver l’unité du pays – liens étroits avec l’Arabie Saoudite, captation de l’aide économique et financière des bailleurs internationaux (pays du CCEAG, Union européenne, Etats-Unis) – tout en restant attentif à l’évolution de la situation dans la Corne de l’Afrique et en dénonçant l’ingérence iranienne dans le conflit au Nord.


Mise à jour : 17.03.14


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