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La France et le Vanuatu

Relations politiques

Relations politiques

La France entretient avec le Vanuatu un dialogue politique suivi qui s’appuie, notamment, sur la proximité géographique de la Nouvelle-Calédonie

La réponse humanitaire française dans le contexte du cyclone PAM a été rapide, intervenant dès le lendemain du passage du cyclone par un premier vol de reconnaissance et l’envoi d’une équipe d’évaluation à Port-Vila, accompagnée de fret humanitaire et de matériel de communication. La France a fourni un effort humanitaire de plus de 2 millions d’euros en faveur du Vanuatu. Près de 300 militaires et secouristes français ont été engagés dans cette opération humanitaire entre le 15 mars et le 5 avril 2015. Plus de 114 tonnes de fret humanitaire ont été acheminés par les navires de la marine nationale et leurs hélicoptères et les avions CASA de l’armée de l’air. Ces derniers ont réalisé plus de 30 missions de transport et d’évacuations sanitaires de Tanna vers l’hôpital de Port-Vila. Les collectivités de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie française ont toutes deux contribué de façon significative à l’aide humanitaire et à son transport. La fondation Airbus Helicopters a mis deux aéronefs à la disposition des équipes de secours à Port Vila et la fondation EDF, avec le soutien des FANC, a contribué à la réhabilitation d’une partie des réseaux électriques. Des associations humanitaires se sont aussi mobilisées : la Croix Rouge Française, CARE, Electriciens sans frontières, Médecins du Monde et Médecins sans frontières, Télécoms Sans Frontières.

Visites

Le ministre des affaires étrangères du Vanuatu s’est entretenu avec le ministre d’Etat, M. Juppé, à Paris le 17 avril 2012.

Côté français, M. Philippe Germain, Président du gouvernement de Nouvelle-Calédonie s’est rendu à Port Vila le 1er avril 2016 accompagné de chefs d’entreprises calédoniens afin de soutenir les activités commerciales et consolider les actions de coopération notamment dans le domaine de l’enseignement.

Relations économiques

Si les échanges commerciaux entre la France et le Vanuatu restent faibles (6 millions d’euros en 2015) en raison de l’étroitesse de ce marché, la France reste l’un des principaux investisseurs étrangers derrière l’Australie, le Japon et la Nouvelle-Zélande. Des investissements ont, notamment, été réalisés dans l’agro-alimentaire, le secteur bancaire, l’eau et l’assainissement, la distribution d’énergie, ainsi que l’immobilier. La France métropolitaine est le premier fournisseur hors pays voisins.

Coopération culturelle, scientifique et technique

La coopération de la France avec le Vanuatu s’inscrit dans la stratégie d’insertion des collectivités françaises du Pacifique dans leur environnement régional.

Les secteurs forts de notre coopération sont traditionnellement l’éducation (bourses, soutien aux établissements d’enseignement) et la santé (modernisation des établissements).

Elle repose sur plusieurs instruments complémentaires :

- L’Agence française de développement (AFD) : au cours des années passées, elle a servi d’opérateur pour les projets financés par la France dans le domaine des infrastructures : rénovation d’aéroports (îles de Mallicolo, Ambae, Pentecôte, Tanna) et d’établissements de santé (hôpital de Luganville sur l’île de Santo, , école d’infirmières). L’aéroport de Tanna, rénové et agrandi sur financement AFD, a été raccordé au réseau électrique par la compagnie UNELCO –filiale de GDF/Suez-.

- Le Fonds pour le Pacifique. Il peut être mobilisé pour des projets de coopération économique, sociale et culturelle impliquant une collectivité française du Pacifique. Le Vanuatu est le premier bénéficiaire du Fonds Pacifique.

- L’enveloppe de coopération bilatérale de l’ambassade de France à Port-Vila. Celle-ci privilégie des projets en matière d’éducation, de formation des élites et de rayonnement culturel.

En ce qui concerne la Francophonie, le bilinguisme est reconnu par la constitution vanuataise. Le français et l’anglais sont les langues d’enseignement au Vanuatu et le pays s’efforce de mettre en place un véritable bilinguisme dans son système éducatif. Une licence francophone d’administration économique et sociale a été lancée à Port-Vila en avril 2013 en collaboration avec l’Agence Universitaire Francophone (AUF) et l’Université de Toulouse I Capitole. Le réseau des Alliances françaises du pays regroupe 2 000 membres. Environ 35% de la population vanouataise est francophone.

Enfin, le succès du premier cursus universitaire francophone de Port Vila lancé en partenariat avec l’université de Toulouse et l’AUF en 2013 sur financements français a conduit le gouvernement vanuatais à entériner le projet de développement de l’université nationale en août 2016.
Ce projet inspiré par le modèle universitaire français consacre une véritable avancée francophone

Autres types de coopération

Les relations entre la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu

Les relations entre la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu sont encadrées par une Convention de coopération France / Nouvelle-Calédonie / Vanuatu. Conclue en 2002, et reconduite en 2006 et en 2010.cette convention a été renouvelée une quatrième fois le 23 février 2015. Cet accord s’articule autour des priorités suivantes : développement économique, éducation, insertion professionnelle des jeunes, recherche et transferts de technologie, culture et sports, santé, bonne gouvernance et coopération décentralisée. Son financement est assuré par le ministère des Affaires étrangères (Fonds Pacifique) et le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. La réunion annuelle de la commission mixte France / Nouvelle-Calédonie / Vanuatu installée par la convention définit les projets à mettre en œuvrePour la première fois de son histoire, elle s’est intégralement tenue en français, la partie vanuataise ayant tenu à composer une délégation 100 % francophone.

La coopération militaire bilatérale

En matière de Défense, des coopérations sont menées par les Forces Armées de Nouvelle Calédonie (FANC) avec le Vanuatu, tournées vers la surveillance de la ZEE du Vanuatu, la formation et l’assistance civile, avec les opérations « Castor » de réhabilitation de bâtiments publics. Un accord sous forme d’échange de lettres, portant statut des forces françaises séjournant sur le territoire du Vanuatu a été signé à Port-Vila les 6 et 7 juillet 2011 et publié au journal officiel du 30 novembre 2011.

Mise à jour : 26.08.16

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