Relations bilatérales

Présentation

Relations politiques

Ancienne puissance administrant, la France entretient avec le Vanuatu un dialogue politique suivi qui s’appuie, notamment, sur la proximité avec la Nouvelle-Calédonie.

La réponse humanitaire française dans le contexte du cyclone PAM a été rapide, intervenant dès le lendemain du passage du cyclone par un premier vol de reconnaissance et l’envoi d’une équipe d’évaluation à Port-Vila, accompagnée de fret humanitaire et de matériel de communication. La France a fourni un effort humanitaire de plus de 2 millions d’euros en faveur du Vanuatu, acheminant plus de 114 tonnes de fret humanitaire et déployant près de 300 militaires (forces armées de la Nouvelle-Calédonie – FANC) et des secouristes.

Suite au passage du cyclone Donna au mois de mai 2017 qui a également frappé les côtes calédoniennes, une aide équivalente à celles données par l’Australie et la Nouvelle-Zélande a été immédiatement débloquée en vue de financer des opérations de surveillance aérienne, de reconnaissance et d’évaluation, ainsi que pour assurer le transport de fret humanitaire. L’action française était coordonnée avec l’Australie et la Nouvelle Zélande comme le prévoient les "accords FRANZ" (France ; Australie ; Nouvelle-Zélande), qui fixent un cadre de coordination régionale dans le Pacifique sud en cas de catastrophe naturelle.

Visites

M. Philippe Germain, Président du gouvernement de Nouvelle-Calédonie s’est rendu à Port Vila le 1er avril 2016 accompagné de chefs d’entreprises calédoniens afin de soutenir les activités commerciales et consolider les actions de coopération notamment dans le domaine de l’enseignement.

M. Jean-marc AYRAULT, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, a reçu le 25 janvier 2017 le Premier ministre du Vanuatu, M. Charlot Salwai Tabimasmas - accompagné de ses ministres des affaires étrangères, M. Bruno Leingkone, et de l’agriculture, M. Matai Seremiah Nawalu, ainsi que deux parlementaires.

Relations économiques

Si les échanges commerciaux entre la France et le Vanuatu sont faibles (6 millions d’euros en 2015) en raison de l’étroitesse de ce marché, la France reste l’un des principaux investisseurs étrangers derrière l’Australie, le Japon et la Nouvelle-Zélande. Des investissements ont, notamment, été réalisés dans l’agro-alimentaire, le secteur bancaire, l’eau et l’assainissement, la distribution d’énergie, ainsi que l’immobilier. La France métropolitaine est le premier fournisseur hors pays voisins.

Coopération culturelle, scientifique et technique

Depuis plusieurs années, l’intervention de la France se concentre dans le domaine de l’éducation et en faveur de la francophonie. Elle a permis la mise en place d’un programme de bourses et un soutien à la création d’une filière AES (administration économique et sociale) en partenariat avec l’université de Toulouse - Capitole. La dernière commission mixte de la Convention de coopération régionale a appuyé ces priorités avec des crédits alloués supérieurs à 300.000 euros, dont la moitié sur financement de l’Etat, le reste provenant du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

Un expert technique financé par la France est également dédié au suivi du projet de licence AES et au développement de l’Université nationale du Vanuatu dont l’inauguration a eu lieu le 17 février 2017. L’Agence française de développement (AFD) qui soutient ce projet à hauteur de 700.000 euros consacre également la même somme à un projet de coopération entre la ville de Dumbéa en Nouvelle-Calédonie et Port Vila.

La France qui est le deuxième contributeur au budget de la Communauté du Pacifique (CPS) finance directement plusieurs projets et notamment RESCCUE sur la gestion intégrée des zones côtières, à hauteur de 6 millions d’euros, pour lequel le nord de l’île d’Efaté est un site pilote.

Autres types de coopération

Les relations entre la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu

Les relations entre la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu sont encadrées par une Convention de coopération France / Nouvelle-Calédonie / Vanuatu. Conclue en 2002, reconduite en 2006 et en 2010, cette convention a été renouvelée une quatrième fois le 23 février 2015 et s’articule autour des priorités suivantes : développement économique, éducation, insertion professionnelle des jeunes, recherche et transferts de technologie, culture et sports, santé, bonne gouvernance et coopération décentralisée. Son financement est assuré par le ministère des Affaires étrangères (Fonds Pacifique) et le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et sa gouvernance est assurée par une commission mixte France / Nouvelle-Calédonie / Vanuatu qui se réunit une fois par an. En 2016, pour la première fois de son histoire, elle s’est intégralement tenue en français, la partie vanuataise ayant tenu à composer une délégation 100 % francophone.

Suite à une visite du Premier ministre vanuatais en Nouvelle-Calédonie le 3 mars 2017, la signature d’un lettre d’intention portant plan conjoint de coopération est venue compléter ce dispositif. Il vient renforcer le partenariat, dans des domaines variés tels que la francophonie, la fiscalité, l’aviation civile, l’aménagement du territoire, ou encore le transport maritime.

La coopération militaire bilatérale

En matière de Défense, des coopérations sont menées par les Forces Armées de Nouvelle Calédonie (FANC) avec le Vanuatu, tournées vers la surveillance de la ZEE du Vanuatu, la formation et l’assistance civile, avec les opérations « Castor » de réhabilitation de bâtiments publics, dont le dernier exercice a eu lieu en mai 2017. Un accord sous forme d’échange de lettres, portant statut des forces françaises séjournant sur le territoire du Vanuatu a été signé à Port-Vila les 6 et 7 juillet 2011.

Mise à jour : 07.07.17

Informations complémentaires

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