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Présentation

Données générales

Nom officiel : République orientale de l’Uruguay
Chef de l’Etat : M. Tabaré Vázquez

Données géographiques

Superficie : 176 065 km2
Capitale : Montevideo (1,34 million d’habitants)
Villes principales : Canelones (485 000 hab.), Maldonado (140 000 hab.), Salto (123 000 hab.), Colonia (119 000 hab.) et Paysandu (113 000hab.)
Langue officielle : espagnol
Monnaie : peso uruguayen
Fête nationale : 25 août (déclaration d’indépendance : 25 août 1825)

Données démographiques

Population : 3,42 M
Croissance démographique : + 0,24%
Espérance de vie : 76,4 ans
Taux d’alphabétisation : 98 %
Religion (s) : catholiques 66% ; protestants 2% ; juifs 1% ; autres et non-pratiquants 33% (Etat laïc depuis 1918).

Données économiques

PIB (2014) : 57,47 Mds USD
PIB annuel par habitant (2014) : 16 806 USD (1er de la région)
Taux de croissance (2015) : estimé à 1,6% (contre 3,5 % en 2014)
Taux de chômage (2014) : 7 %
Taux d’inflation (2016) : estimée à 10% (contre 8,7 % en 2014)
Indice de Gini : 0,449
Rapport dette / PIB (2015) : 65%
Flux global d’IDE (2012) : 2,2 Mds USD

Principaux clients et fournisseurs : Chine ; Brésil ; Argentine ; UE ; Etats-Unis ; Russie
http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/uruguay

Exportations françaises en Uruguay (2014) : 184,1 M€ (en septembre 2015, estimées à 179 M€ sur les 11 mois précédents). La France est le 26ème client de l’Uruguay.
Importations françaises (2014) : 62,8 M€ (en septembre 2015, estimées à 91 M€ sur les 11 mois précédents)
Solde commercial français (2014) : 121,3 M€ (en septembre 2015, estimé à 8,7M€ sur les 11 mois précédents).
Stock français d’IDE (2013) : 220 M€

Consulat(s) de France : section consulaire à l’Ambassade ; un consul honoraire à Punta Del Este et un autre à Paysandú.
Communauté française (2015) : 2 955 inscrits au registre.

Politique intérieure

Institutions

  • Constitution : la première Constitution date de 1830. La Constitution actuellement en vigueur a été adoptée le 27 novembre 1966, inspirée de celle des États-Unis. Elle a été modifiée à plusieurs reprises (1989, 1994, 1997 et 2004).
  • Pouvoir exécutif : le Président est élu pour cinq ans, lors d’un scrutin direct majoritaire à deux tours. Il nomme les membres du gouvernement. Il n’est pas autorisé à se présenter consécutivement pour un deuxième mandat.
  • Pouvoir législatif : le Congrès comporte deux chambres, dont chacune est élue tous les cinq ans lors d’un scrutin proportionnel à un seul tour. La Chambre des députés compte 99 membres et le Sénat 30 (plus le vice-président de la République).
  • Système judiciaire : la Cour suprême de justice coiffe l’ensemble du système judiciaire. Ses cinq membres sont élus par le Parlement. Il n’y a pas de ministre de la justice.

Principales forces politiques

  • Frente Amplio (FA) : coalition actuellement au pouvoir. Créée en 1971, elle regroupe aujourd’hui 21 partis allant du centre-gauche à l’extrême-gauche, dont les plus importants sont le Mouvement de Participation Populaire de l’ex-Président José Mujica, l’Assemblée Uruguay et le Parti Socialiste.
  • Parti National (PN) : fondé en 1836, le parti « blanco » est la deuxième force du pays dirigé par Luis Alberto Heber (parti du Sénateur Jorge Larañaga) avec deux courants principaux : l’Alliance Nationale et l’Herrerisme.
  • Parti Colorado (PC) : aussi ancien que le PN (1836) et troisième force politique, il est dirigé par Pedro Bordaberry (secrétaire général pour la période 2009-2014), dirigeant du courant Vamos Uruguay. Parmi les autres courants, le Foro Batllista (dominé par l’ex-secrétaire général et ex-président de la République Julio Maria Sanguinetti, 1985-1990 et 1995-2000) et Lista 15 (emmené par l’ex-président Jorge Battle, 2000-2005) paraissent en perte d’influence.
  • Parti indépendant (PI) : petit parti de centre-gauche, dirigé par M. Pablo Mieres (2,49% des suffrages à l’élection présidentielle de 2009).

Situation politique intérieure

M. Tabaré Vázquez a été investi président de la République le 1er mars 2015 après avoir été élu le 30 novembre 2014 (53,6% des voix), pour la deuxième fois, à la tête de l’Etat. C’est lui qui, en 2005, avait mis fin à la longue domination de la vie politique uruguayenne par les partis « traditionnels » classés à droite (Parti colorado et Parti national) en devenant le premier président de gauche du pays. Il a succédé à M. José Mujica (2010-2015), ancien Tupamaro emprisonné pendant toute la durée de la dictature.

M. Vázquez fait partie de la coalition Frente Amplio, majoritaire au Parlement. Un an après son arrivée au pouvoir le 1er mars 2015, le Président a manifesté sa volonté de donner la priorité à l’attrait des investissements étrangers, à la lutte contre les déficits publics et contre l’inflation. Désireux de baisser les dépenses publiques sans compromettre l’investissement social, le pouvoir exécutif a annoncé plusieurs mesures phares telles que le lancement d’un plan national stratégique d’infrastructure, un système national de soins destiné à la petite enfance, aux personnes en situation de handicap et aux seniors, ou encore l’universalisation de l’accès à l’éducation maternelle. L’inclusion des jeunes fait également partie des axes de travail du gouvernement, qui a lancé un plan d’Epargne jeunes et s’est engagé à faire en sorte que 100% des personnes de moins de 17 ans soient intégrés dans le système éducatif en 2020.

Ces mesures s’inscrivent dans la continuité d’une politique d’inclusion sociale qui a porté ses fruits (réduction de la pauvreté de 40% de la population en 2004 à 12% aujourd’hui). La dégradation du contexte économique national et régional risque toutefois de limiter la marge de maneeuvre de l’exécutif uruguayen pour mener à bien ces réformes. Les dégats provoqués par une terrible tornade et des inondations en avril 2016 ont par ailleurs bouleversé les prévisions budgétaires, la mobilisation de fonds publics importants étant nécessaire à la reconstruction des zones affectées.

Le gouvernement uruguayen a mené ces dernières années plusieurs réformes en matière sociétale : dépénalisation de l’avortement en octobre 2012, légalisation du mariage entre personnes de même sexe en avril 2013 et vote de la loi encadrant la production, la commercialisation et la consommation de cannabis (décembre 2013).

Situation économique

Depuis la crise de 2002, l’Uruguay bénéficie d’une croissance élevée, freinée toutefois ces deux dernières années par la baisse des cours agricoles et une conjoncture économique nationale comme régionale difficile (estimée à 1,6% en 2015 et 3,5 % en 2014 contre presque 6% par an en moyenne depuis 2003). L’Uruguay reste par ailleurs confronté à des difficultés structurelles : inflation élevée (8,9% en 2014, estimée à 10% aujourd’hui), faible compétitivité de son secteur manufacturier, solde commercial déficitaire depuis 2004 (-1,8 Md USD en 2013 soit plus de 3% du PIB).

L’économie uruguayenne s’est diversifiée depuis une quinzaine d’années avec le développement de l’industrie, du commerce, des services et du tourisme. Elle reste toutefois très axée sur l’agriculture et l’élevage et dépendante des exportations de matières premières agricoles (notamment le soja). L’Uruguay est un pays bien intégré dans le commerce mondial dont les échanges avec l’étranger ont plus que doublé ces six dernières années. Ses exportations se sont élevées, en 2013, à 9,1 Mds USD. Le pays commerce principalement avec la Chine, le Brésil et l’Argentine.

Les entreprises étrangères trouvent en Uruguay un environnement juridique stable et une main d’œuvre qualifiée. Les gouvernements du Frente Amplio ont fait de l’attraction de capitaux étrangers une priorité. Ils se sont employés à rassurer les milieux d’affaires : réforme du système fiscal en 2007, maîtrise de la dette, réserves de change élevées, lutte contre le blanchiment et faible niveau de corruption.

Politique extérieure

L’Uruguay est actif sur la scène internationale et investi dans le multilatéralisme onusien. Elu à un poste de membre non permanent du Conseil de sécurité pour le biennium 2016-2017-qu’il a présidé en janvier 2016-, il a exercé la présidence du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies en 2011-2012. Il est par ailleurs le 14ème contributeur mondial au sein des opérations de maintien de la paix en termes de personnels (le premier, rapporté à sa population) avec plus de 1463 hommes déployés dans 5 opérations fin 2014. Il est particulièrement présent au sein de la MONUSCO (République démocratique du Congo) et de la MINUSTAH (Haïti) avec environ 1000 soldats dans chacune de ces opérations.

A l’occasion du Sommet de Kinshasa en octobre 2012, l’Uruguay a été le premier pays sud-américain à adhérer à l’Organisation internationale de la Francophonie en tant que membre observateur. Cette démarche illustre les liens profonds de l’Uruguay avec notre pays et notre langue mais également sa volonté de se tourner vers l’Afrique.

Membre fondateur du Mercosur dont il abrite le Secrétariat permanent, l’Uruguay est l’un des principaux promoteurs de l’intégration régionale. Par ailleurs, le pays a cumulé en début d’année 2016 la présidence pro tempore de l’Unasur et du Mercosur. Il déplore les asymétries internes au marché commun et est très favorable à la conclusion d’un accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur.

Sur le plan bilatéral, l’Uruguay a, ces dernières années, donné priorité aux relations avec les pays sud-américains (notamment avec le Brésil) et au développement des relations commerciales avec les grands pays d’Asie. L’élection de Mauricio Macri à la tête de l’Argentine en novembre 2015 a amorcé un réchauffement des relations avec le voisin argent. La Chine est un partenaire économique qui compte de plus en plus pour Montevideo et représente près d’un quart du volume total des exportations. Elle est aujourd’hui son premier partenaire commercial.

L’UE et le pays

Les relations entre l’UE et l’Uruguay sont fondées sur un Accord-cadre de coopération signé en 1992 dont le suivi donne lieu à un dialogue régulier au niveau des hauts fonctionnaires.

L’UE est actuellement le troisième partenaire commercial de l’Uruguay (14 % de son commerce total), derrière la Chine et le Brésil. Le montant des échanges s’est élevé à 2.9 milliards de € en 2012.

L’Uruguay fait partie des pays ayant perdu le bénéfice d’une enveloppe nationale dans le règlement sur l’Instrument de coopération pour le développement (ICD) pour la période 2014-2020. Le pays est néanmoins devenu éligible au nouvel Instrument de partenariat (IP), destiné à promouvoir les intérêts stratégiques de l’UE.

Au niveau régional, l’Uruguay continue de bénéficier des programmes thématiques et régionaux de l’ICD (2500 millions d’euros pour la région Amérique latine pour la période 2014-2020) à travers des programmes tels qu’Erasmus Mundus II, ALFA III (formation professionnelle), AL-INVEST IV (promotion de l’investissement), @LIS (société de l’information) ou URB-AL III (coordination des politiques urbaines).

Mise à jour : 23.06.16


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