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Situation en Ukraine et action de l’Union européenne (31 mars 2014)

Sommaire

Déclaration conjointe sur l’Ukraine des ministres du Triangle de Weimar Laurent Fabius (France), Frank-Walter Steinmeier (Allemagne), et Radosław Sikorski (Pologne) à Weimar, Allemagne (31 mars 2014)

"Nous appelons à une réponse européenne commune à ce défi. Nous n’accepterons pas une politique qui aboutirait à la division et à l’éclatement de l’Ukraine, ou qui viserait à étendre l’action entreprise en Crimée à d’autres régions de l’Ukraine ou de nos partenaires d’Europe orientale."

Lire l’intégralité de la déclaration commune

Déclaration de La Haye G7 sur la situation en Ukraine (24 mars 2014)

Lire la déclaration

"Le droit international interdit l’acquisition, par la coercition ou la force, d’une partie ou de la totalité du territoire d’un Etat par un autre Etat. Une telle action viole les principes sur lesquels repose le système international."

Ukraine - Propos à la presse de Laurent Fabius (La Haye, 24 mars 2014)

Nous avons eu une réunion extrêmement dense et très unitaire. Le G7 s’est réuni pendant 90 minutes. Toute une série de conclusions ont été tirées par rapport à l’annexion de la Crimée par la Russie, avec une condamnation uniforme. Parmi les décisions principales, il y a le fait que le G8 qui devait avoir lieu à Sotchi, au mois de juin prochain, est supprimé et remplacé par un G7 qui aura lieu, en juin prochain, à Bruxelles. Il ne comprendra donc pas la Russie.

C’est peut-être l’un des gestes les plus significatifs parce que cela montre, tout simplement, que tous ces pays, très différents les uns des autres, l’Amérique du nord, le Japon, les pays d’Europe n’acceptent pas le fait accompli : que la Russie puisse annexer la Crimée.

Ukraine - Déclaration de Laurent Fabius (22 mars 2014)

"Des décisions importantes ont été prises vendredi, au Conseil européen, pour condamner l’annexion de la Crimée et renforcer le soutien de l’Union européenne à l’Ukraine.

Nous avons aujourd’hui deux priorités : prévenir toute nouvelle escalade ; accompagner l’Ukraine dans la transition politique et les réformes économiques.

À cette fin, j’insiste sur la nécessité que la mission d’observation de l’OSCE se déploie immédiatement. De même, le dialogue politique doit s’engager entre l’Ukraine et la Russie et la communauté internationale apporter son plein soutien au gouvernement de M. Iatseniouk dans la préparation des élections présidentielles du 25 mai, qui constituent une étape-clef vers la stabilisation et le redressement de l’Ukraine."

Conseil européen à Bruxelles des 20 et 21 mars

Le président de la République, François Hollande, a participé au Conseil européen des 20 et 21 mars 2014 à Bruxelles. La situation en Ukraine et la signature des chapitres politiques de l’accord d’Association avec l’Ukraine étaient à l’ordre du jour.

Source : site internet de la présidence de la République

Ukraine – Communiqué du président de la République (18 mars 2014)

Le Président de la Fédération de Russie a signé aujourd’hui un traité qui intègre la Crimée à la Russie. Cet acte intervient après la tenue d’un référendum illégal en Crimée, au regard du droit ukrainien comme du droit international.

Je condamne cette décision. La France ne reconnait ni les résultats du référendum tenu en Crimée le 16 mars dernier, ni le rattachement de cette région d’Ukraine à la Russie.

Le prochain Conseil Européen les 20 et 21 mars prochains doit fournir l’occasion d’une réponse européenne forte et coordonnée à la nouvelle étape qui vient d’être franchie.

Ukraine - Propos de Laurent Fabius à l’issue du Conseil Affaires étrangères (17 mars 2014)

"Après le vote intervenu hier, qui est totalement illégal et inconstitutionnel, nous avons pris trois séries de décisions.

La première décision, c’est toute une série de sanctions contre des dirigeants de Crimée et des dirigeants russes. Ces sanctions consistent à la fois à geler leurs avoirs et à les empêcher de se déplacer à l’étranger.

Par ailleurs, nous avons émis une proposition d’envoyer une mission de ce qu’on appelle l’OSCE dans l’ensemble de l’Ukraine ; et puis nous avons décidé un soutien à la fois politique, économique et financier à l’Ukraine.

Ce que nous visons, c’est à la fois de faire preuve de fermeté par rapport à une décision russe inacceptable et, en même temps, d’ouvrir les voies du dialogue pour empêcher l’escalade.

Et je veux souligner à quel point les Européens ont été unis, ce qui est tout à fait essentiel."

voir la vidéo

- Lire le bilan du Conseil Affaires étrangères de l’Union européenne

Referendum en Crimée : déclaration de Laurent Fabius (16 mars 2014)

Le referendum qui s’est tenu aujourd’hui en Crimée est illégal et contraire à la Constitution ukrainienne. Il est d’autant plus illégitime qu’il s’est déroulé sous la menace des forces d’occupation russe.

La Russie a des responsabilités particulières sur la scène internationale, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité.

Elle doit reconnaître et respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine.

La France appelle la Fédération de Russie à prendre immédiatement des mesures qui permettent d’éviter une escalade inutile et dangereuse en Ukraine.

Ukraine - mort de manifestants à Donetsk (13 mars 2014)

La France condamne les violences qui se sont déroulées hier à Donetsk à l’occasion de manifestations, et qui ont provoqué la mort de deux personnes, selon un premier bilan.

Depuis le début de la crise en Ukraine, la France condamne toutes les violences et promeut le dialogue dans le respect de l’intégrité de l’Ukraine.

Ukraine - Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, et de son homologue irlandais (Paris, 13 mars 2014)

Propos de M. Fabius

"La position de la France, qui est d’ailleurs commune à beaucoup de pays, en particulier l’Irlande et la France, c’est à la fois d’être ferme - parce ce qu’on ne peut pas juger acceptable une action qui fait fi de la légalité internationale et qui finalement bouscule les frontières avec toute une série de conséquences possibles extrêmement lourdes - et, en même temps, nous voulons retrouver la voie du dialogue pour arriver à la désescalade. C’est très difficile, mais si la France peut y contribuer, elle le fera et ce serait le sens de notre déplacement de mardi."

Situation en Ukraine (13 mars 2014)

Depuis le début de la crise en Ukraine, la France défend le respect des libertés, la démocratie, le rejet de toute violence et la prise en compte de la diversité de l’Ukraine.

C’est le message que le ministre, Laurent Fabius, a délivré à tous les acteurs politiques ukrainiens, y compris au parti Svoboda les 20 et 21 février dernier avec ses homologues allemand et polonais. Un représentant de la Russie participait aux discussions.

La France relève avec préoccupation que ces valeurs sont en ce moment remises en cause en Crimée, où notamment des journalistes de toutes nationalités sont menacés et victimes de violences et où la liberté d’information est entravée.

La France continuera à défendre les valeurs démocratiques en Ukraine, dans le respect de la constitution ukrainienne et du droit international. Nous attendons de la Russie des signes positifs d’apaisement et de dialogue plutôt que des polémiques inutiles.

Situation en Ukraine - Crimée (Q&R- Extrait du point de presse - 13 mars 2014)

Q : Quelles sont les conditions pour que Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian aillent a Moscou le 18 ? Si le referendum en Crimee se tient, peuvent ils quand meme y aller ?


Une réunion aura lieu en fonction des avancées sur le dossier ukrainien et si, du côté russe, il y a des éléments qui nous permettent de penser qu’elle pourrait être utile.

Entretien de Laurent Fabius avec son homologue irlandais (Paris, 13 mars 2014)

Laurent Fabius a reçu le 13 mars Eamon Gilmore, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères irlandais.

MM. Fabius et Gilmore ont évoqué la situation en Ukraine, la lutte contre les dérèglements climatiques dans la perspective du conseil européen des 20 et 21 mars, ainsi que l’emploi, priorité partagée par nos deux pays.

Entretien téléphonique de Laurent Fabius avec son homologue russe (11 mars 2014)

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, s’est entretenu le 11 mars avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, pour évoquer la crise en Ukraine.

Le ministre des Affaires étrangères a rappelé que le vote prévu en Crimée le 16 mars est contraire à la constitution ukrainienne et n’aurait aucune portée juridique.

Les contacts se poursuivent de façon intense pour essayer de trouver une issue aux tensions, qui n’ont déjà que trop duré.

Entretien entre François Hollande et Barack Obama (8 mars 2014)

François Hollande s’est entretenu aujourd’hui avec Barack Obama de la situation en Ukraine.

Dans les circonstances graves actuelles, ils ont souligné l’importance pour la Russie d’accepter rapidement la formation d’un groupe de contact permettant d’engager le dialogue entre l’Ukraine et la Russie, en vue de favoriser une sortie de crise pacifique et de restaurer pleinement la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine.

Ils ont rappelé l’absence de toute base légale au projet de référendum envisagé en Crimée le 16 mars prochain et la nécessité pour la Russie de retirer les forces envoyées en Crimée depuis la fin février et de tout faire pour permettre le déploiement d’observateurs internationaux.

Ils ont souligné que, faute de progrès en ce sens, de nouvelles mesures seraient prises qui affecteraient sensiblement les relations entre la communauté internationale et la Russie, ce qui n’est dans l’intérêt de personne.

Ils sont convenus, par ailleurs, de poursuivre leur soutien aux nouvelles autorités en Ukraine, ainsi qu’à la préparation, sous contrôle international et dans la plus grande transparence, de l’élection présidentielle du 25 mai prochain.

Ils ont marqué l’importance de poursuivre la coordination actuelle entre les positions de l’Union européenne et des Etats-Unis.

En savoir plus

Conférence de presse après la réunion des chefs d’État et de gouvernement de l’UE au sujet de l’Ukraine (6 mars 2014)

Ukraine - Déclaration de M. François Hollande, président de la République, au Conseil européen extraordinaire (Bruxelles, 06/03/2014)

"Le Conseil européen va exprimer la voix de l’Union sur la question de l’Ukraine en donnant son soutien au gouvernement ukrainien pour mener les réformes économiques et organiser l’élection présidentielle.

Ensuite, il va y avoir la pression - la plus forte possible - sur la Russie pour engager un processus de désescalade. Dans les pressions, il y a bien sûr le recours éventuel à des sanctions mais des pressions pourquoi faire ? Que recherchons-nous ? Pas pour faire monter, une fois encore, les tensions, mais au contraire ouvrir la voie du dialogue.

C’est ce que nous avons fait déjà, hier à Paris, et cela a été une première étape, je pense utile. Il faut qu’il y ait maintenant une pression suffisamment forte exercée par l’Europe pour diminuer la tension, ouvrir la voie du dialogue et permettre enfin à l’Ukraine de pouvoir décider de son destin."

Pour en savoir plus :

- Réunion extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne consacrée à l’Ukraine sur le site de l’Elysée

Propos de Laurent Fabius (6 mars 2014)

Ukraine - Conférence de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères (Rome, 06/03/2014)

"En ce qui concerne l’Ukraine et la Crimée, il ne faut pas qu’il y ait des mesures qui soient prises qui violent l’intégrité territoriale, ça c’est clair. Donc ce qui est souhaité, c’est qu’il y ait une baisse de la pression. En ce qui nous concerne, notre attitude en tant qu’Européens, ce que nous avons décidé déjà lundi, lors de la réunion des ministres des affaires étrangères, c’est d’évoquer des sanctions, mais de les lier à l’escalade ou à la désescalade. Il est évident que par rapport aux actions qui ont été menées par les Russes et à ce qui se passe en Ukraine, on ne peut pas rester sans rien faire."

Concertation des ministres des Affaires étrangères sur la situation en Ukraine (Paris, 5 mars 2014)

Propos de Laurent Fabius à l’issue de la réunion

"Nous avons travaillé toute la journée. C’est la première fois que, depuis le début de la crise ukrainienne, nous nous réunissions tous - à la fois M. Lavrov, le ministre des affaires étrangères russe, M. Kerry pour les Etats-Unis, le ministre des affaires étrangères ukrainien, nos partenaires européens et moi-même.

Il a été convenu de poursuivre les négociations. Ce n’est pas terminé. La situation n’est pas facile. Mais nous sommes heureux que cette journée à Paris, pour la première fois, ait permis d’amorcer quelque chose.

Nous sommes convenus d’essayer de trouver dans les jours qui viennent une solution pacifique qui permette de sortir de la crise. Demain à Rome, nous allons continuer de parler de tout cela, également bien sûr à Bruxelles. Nous allons continuer dans les jours qui viennent.

Pour la première fois à partir de cette réunion de Paris, quelque chose a bougé dans le bon sens."

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    Catherine Ashton, John Kerry, Laurent Fabius, Andreï Dechtchitsa et Frank-Walter Steinmeier (05.03.14) Photo : MAE/F. de la Mure

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    Sergueï Lavrov et Laurent Fabius (05.03.14) Photo : MAE/F. de la Mure

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    Sergueï Lavrov, William Hague, John Kerry et Laurent Fabius (05.03.14) Photo : MAE/F. de la Mure

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    John Kerry et Laurent Fabius (05.03.14) Photo : MAE/F. de la Mure

Entretien de Laurent Fabius avec son homologue ukrainien, Andreï Dechtchitsa (5 mars 2014)

Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, a reçu ce matin M. Andreï Dechtchitsa, ministre des affaires étrangères d’Ukraine.

Il a souligné l’importance de respecter l’intégrité de l’Ukraine. Il a rappelé la pleine mobilisation de la France pour permettre un dialogue constructif et une sortie de crise.

Laurent Fabius s’entretiendra également cet après-midi avec son homologue russe, M. Sergueï Lavrov.

Entretien de Laurent Fabius avec son homologue britannique William Hague (5 mars 2014)

Laurent Fabius a rencontré aujourd’hui au Quai d’Orsay son homologue britannique, William Hague.

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Laurent Fabius et William Hague (05.03.14) Photo : MAE/F. de la Mure

Ukraine – Entretien de Laurent Fabius avec son homologue chinois (4 mars 2014)

Laurent Fabius s’est entretenu le 4 mars avec son homologue chinois M. Wang Yi.

Les deux ministres ont eu une discussion substantielle au sujet de la situation en Ukraine.

Ils se sont accordés sur les grands principes qui doivent guider une solution à la crise, notamment la nécessité d’une désescalade et d’une solution politique.

Conseil extraordinaire des affaires étrangères (Bruxelles, 3 mars 2014)

- Décisions du Conseil affaires étrangères de l’Union européenne

Les ministres ont condamné la violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine par la Russie. Ils ont appelé à une solution pacifique et au respect des principes du droit international. Les États membres concernés, dont la France, ont suspendu leur participation à la préparation du G8 à Sotchi en juin.

- Ukraine - Point de presse de Laurent Fabius à l’issue du Conseil extraordinaire des affaires étrangères (Bruxelles, 3 mars 2014)

"Nous avons décidé d’être fermes. Il a été décidé que les membres européens qui participent au G8 - la France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, - suspendent immédiatement la préparation du G8 de Sotchi. Deuxièmement, s’il n’y avait pas des mesures extrêmement rapides et concrètes de désescalade de la part des Russes, toute une série de contacts serait coupés, avec des décisions précises : l’interruption des discussions sur les visas et des discussions sur l’accord économique."

- Ukraine - G7 - Déclaration conjointe des chefs d’État ou de gouvernement (Paris, 03/03/2014)

"Nous, chefs d’État ou de gouvernement de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni, président du Conseil européen et président de la Commission européenne, unissons nos voix aujourd’hui pour condamner les atteintes manifestes à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine commises par la Fédération de Russie, en violation de ses obligations en vertu de la Charte des Nations unies et de son accord de 1997 avec l’Ukraine concernant l’implantation de bases militaires."

Ukraine - Déclaration de Laurent Fabius (1er mars 2014)

"Dans la crise ukrainienne, la France s’efforce de promouvoir une solution politique qui serve les intérêts du peuple ukrainien et préserve l’intégrité territoriale et la souveraineté du pays.

La France est vivement préoccupée par les informations provenant de Crimée, qui font état de mouvements significatifs de forces armées. Nous appelons les parties à s’abstenir d’actions susceptibles d’alimenter les tensions et de porter atteinte à l’intégrité territoriale de l’Ukraine.

Tout doit être fait pour parvenir à une résolution politique de cette crise. A cette fin, nous sommes en concertation étroite avec les autorités ukrainiennes et russes ainsi qu’avec nos principaux partenaires."

Situation en Ukraine (28 février 2014)

- Déclaration du porte-parole

"Le ministre s’est entretenu avec le Premier ministre de transition, Arseni Iatséniouk, avec les principaux dirigeants de la nouvelle majorité ainsi qu’avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov."

- Ukraine - déclaration conjointe des ministres français, allemand et polonais des Affaires étrangères (28.02.14)

Nous prenons acte de la formation d’un gouvernement de transition en Ukraine soutenu par une large majorité des voix au parlement ukrainien. Ce gouvernement de transition devra faire face à d’immenses défis afin d’améliorer le niveau de vie des citoyens de l’Ukraine, qui ne peut être atteint que grâce à la mise en œuvre de la transition et des réformes de modernisation, y compris en matière de lutte contre la corruption et de respect des valeurs démocratiques. Nous sommes prêts à soutenir l’Ukraine dans ces efforts.

Nous avons la conviction que la stabilité politique et les réformes en Ukraine nécessitent un large consensus soutenu par toutes les parties prenantes sans exception. En particulier, la prise en considération de la diversité de la société ukrainienne exige de tendre la main aux régions de l’Est et du Sud en tenant compte de l’ensemble de leurs intérêts légitimes, y compris concernant les droits des minorités, en particulier s’agissant des questions linguistiques.

La situation que connaît l’Ukraine ne peut être traitée d’une façon durable que si toutes les forces politiques s’unissent et poursuivent un objectif commun.

Nous sommes très préoccupés par la situation instable en Crimée. Tout doit être fait pour réduire la tension dans la région orientale et promouvoir des discussions pacifiques entre les parties concernées. Nous réaffirmons notre soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du pays. Nous lançons un appel à toutes les parties en Ukraine afin qu’elles s’abstiennent de toute action qui pourrait les remettre en cause.

Situation en Ukraine - Crimée (27 février 2014)

Q&R- Extrait du point de presse

"L’évolution de la situation en Crimée est préoccupante et nous appelons à l’apaisement des tensions.

Les autorités françaises sont en contact permanent avec les autorités russes et ukrainiennes, ainsi qu’avec leurs partenaires de l’Union européenne."

Situation en Ukraine ( 24 février 2014)

Q&R- Extrait du point de presse

"S’agissant de la situation économique, il appartient aux autorités ukrainiennes en cours de constitution de prendre les mesures nécessaires. La France entend accompagner le processus et appuyer pleinement, avec l’aide de l’Union européenne et de la communauté internationale, les réformes politiques et la modernisation économique de l’Ukraine."

Ukraine - Déclaration de Laurent Fabius (23 février 2014)

"Dans la situation exceptionnelle que connait l’Ukraine, la France, en lien avec ses partenaires européens, lance un appel à préserver l’unité et l’intégrité du pays ainsi qu’à s’abstenir de la violence.

Nous saluons la libération de Madame Timochenko.

Nous souhaitons le respect de la constitution, la formation d’un nouveau gouvernement et la préparation dans les meilleurs délais des élections."

Situation en Ukraine ( 21 février 2014)

- Q&R- Extrait du point de presse

" L’objectif prioritaire, c’est de convaincre l’ensemble des parties ukrainiennes que seule une issue politique permettra de mettre un terme au bain de sang. Tous ceux qui peuvent contribuer à une issue politique sont les bienvenus. La Russie est un partenaire important pour l’Ukraine - et c’est aussi un partenaire important de la France. Nous avons avec elle un dialogue pour favoriser une issue politique à la crise ukrainienne."

- Ukraine - Entretien de Laurent Fabius avec « Europe 1 » (Pékin, 21 février 2014)

"Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’il ne faut pas, s’agissant de l’Ukraine, dire qu’elle doit choisir entre la Russie et l’Union européenne. Ce n’est pas du tout la réalité ; la réalité, vous la vivez sur le terrain. Bien évidemment, l’Ukraine est en Europe mais les Ukrainiens parlent russe, et toute une partie du pays est non seulement russophone mais extrêmement russophile. D’autres sont plutôt tournés vers l’Union européenne. Mais si on veut garder l’intégrité de l’Ukraine et permettre son développement, il faut qu’il n’y ait pas d’opposition entre ces deux réalités géographiques et historiques. C’est ce qu’il faut essayer de construire dans le futur."

Réunion avec l’opposition à la Délégation de l’Union Européenne en Ukraine (20 février 2014)

- Déclarations de Laurent Fabius à la presse à l’issue de la réunion avec l’opposition à la Délégation de l’Union Européenne en Ukraine (20.02.14)

"Nous faisons le maximum, au nom de l’Europe, pour avancer. L’Europe, cette après-midi même, a décidé le principe de sanctions contre les responsables des violences, mais je le répète, ce que je disais en commençant, la situation est très difficile et nous faisons le maximum pour aider à une évolution pacifique."

Laurent Fabius en Ukraine avec ses homologues allemand et polonais (20 février 2014)

Photo : MAE/F. de la Mure

- Propos tenus par Laurent Fabius à son arrivée à Kiev (20 février 2014)

"Q - Vous venez d’atterrir à Kiev, vous allez rencontrer tout à l’heure Viktor Ianoukovitch, qu’allez-vous lui dire ?

R - Je vais d’abord rencontrer des dirigeants de l’opposition et, ensuite, je verrai le président Ianoukovitch. Je lui dirai d’une part qu’il faut arrêter la violence, qui est évidemment inacceptable, et que nous nous apprêtons cet après-midi à prendre des sanctions contre ceux qui sont responsables de la violence. D’autre part, je lui dirai que si on veut trouver une solution, il faut organiser des élections ou, en tout cas, changer les données politiques. Cette nuit, dans la capitale, il y a eu une trêve - peut-être liée d’ailleurs au fait que nous sommes là ce matin - mais dans d’autres villes, notamment dans la partie Est du pays, les choses sont extrêmement violentes. L’objectif numéro un, c’est de dire qu’il faut arrêter la violence.

Q - Pour vous, cette trêve, c’est un premier pas important ?

R - Tout ce qui peut arrêter la violence est bon à prendre, mais ce serait une erreur grave de dire que le pays est redevenu calme. Non, il n’est pas du tout calme. Il y a un énorme travail à faire mais on se heurte à la mauvaise volonté évidente des autorités qui, pour le moment, ne bougent pas. Le rôle de l’Europe est de faire en sorte qu’elles bougent et qu’elles acceptent vraiment le dialogue, ce qu’elles n’ont pas fait jusqu’à présent.

Q - Vous parlez de l’Europe. Plusieurs pays, dont la France, réclament des sanctions contre le régime du président Ianoukovitch. Vous êtes attendu à Bruxelles ce matin pour une réunion des ministres européens des affaires étrangères. Quelle forme pourrait prendre ces sanctions ?

R - Immédiatement après être parti de Kiev, j’irai à Bruxelles. Les sanctions que nous avons à l’esprit sont ciblées et donc personnelles, elles visent d’une part l’interdiction de visa et, d’autre part, la surveillance et le gel des avoirs d’un certain nombre de responsables, parce qu’il faut taper au portefeuille dans ces cas-là."

Entretien de Laurent Fabius avec John Kerry (19 février 2014)

- Déclaration de Laurent Fabius à l’occasion de sa rencontre avec M. John Kerry

"Ce qui s’est passé au cours des dernières 24 heures est totalement inacceptable. Plus de 25 morts, des centaines de blessés, une violence effrayante, nous condamnons cela avec une très grande fermeté. Le président français et la chancelière allemande se sont exprimés là-dessus : nous condamnons ces actes et les responsables de ces actes ne peuvent pas rester sans sanctions."

- Ukraine (Q&R- Extrait du point de presse - 19 février 2014)

Q : Quelle sera la réponse officielle à l’escalade de violence en Ukraine ?
Est-ce que Paris propose sa médiation pour résoudre le conflit en Ukraine ?
Dites si la question ukrainienne a été discutée lors du Conseil des ministres ? Quelles décisions ont été prises ?

R : Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, s’est exprimé ce matin avant de participer au conseil des ministres franco-allemand :

"Les morts et les violences, c’est évidemment une horreur et cela ne peut que susciter l’indignation.

Ce qu’il faut, c’est revenir le plus vite possible à une situation apaisée.

Les responsables de cette situation ne peuvent pas rester impunis. Nous allons examiner avec les Allemands ce que nous pouvons faire - et la perspective de sanctions prises au niveau de l’Union européenne vient immédiatement à l’esprit. Il peut exister toute une échelle de sanctions - et notamment des sanctions personnelles contre les éléments qui sont à l’origine de ces violences.

Il faut le plus vite possible que la situation redevienne plus apaisée et que les uns et les autres arrivent au dialogue. C’est une situation épouvantable : on parle de 25 morts et de plusieurs centaines de blessés. Et cela, à quelques centaines de kilomètres de chez nous.

Donc, on ne va pas rester du tout indifférents. Et la France a bien l’intention d’agir. J’avais moi-même rencontré les responsables de l’opposition il y a quelques jours. Je m’étais entretenu aussi avec un représentant du gouvernement, et on pouvait croire qu’il y avait un certain apaisement. C’est exactement l’inverse qui s’est produit. Donc : délibérations avec nos amis allemands et probablement sanctions."

Situation en Ukraine - Déclaration de Laurent Fabius (18 février 2014)

Je condamne la reprise des violences à Kiev et l’usage indiscriminé de la force qui a fait plusieurs victimes.

J’appelle l’ensemble des parties à faire preuve de la plus grande retenue et à reprendre immédiatement le chemin du dialogue.

C’est la seule voie pour parvenir à une solution politique qui puisse répondre aux aspirations du peuple ukrainien.


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