Présentation de Tuvalu

Présentation

Données générales

Nom officiel : Les Tuvalu
Nature du régime : monarchie constitutionnelle
Chef de l’Etat : depuis 2010, le Gouverneur général, M. Iakoba Taeia ITALELI, représente la Reine Elizabeth II.
Chef de Gouvernement : M. Enele SOPOAGA

Données géographiques

Superficie : 26 km² (ZEE : 900 000 km²)
Capitale : Vaiaku (Funafuti, 3 000 habitants)
Langues officielles : tuvaluan, anglais
Langues courantes : tuvaluan, anglais, samoan, i-kiribati
Monnaie : Dollar australien (1 dollar australien = 0,714 euro, taux de chancellerie du 16/02/2017)
Fête nationale : 1er octobre (jour de l’indépendance)

Données démographiques

Population : 9.916 habitants (les Tuvalais) (96% de Polynésiens et 4% de Micronésiens) (Banque mondiale, 2015)
Densité : 330 habitants/km² (Banque mondiale, 2015)
Croissance démographique : 0,2 % (Banque mondiale, 2015)
Espérance de vie : 64,7 ans (hommes : 64,8 ans femmes : 67,8 ans)
Taux d’alphabétisation : 95 %
Religion(s) : Eglise des Tuvalu (Eglise chrétienne protestante spécifique au pays, qui mélange le christianisme, apporté par des missionnaires samoans de la London Missionary Society et des éléments ancestraux des croyances autochtones) : 97%
Indice de développement humain : 0,583 (1998, soit 140e rang mondial en 2016)

Données économiques

PIB : 32,67 M USD (Banque mondiale, 2015)
PIB par habitant : 3 861 USD (Banque mondiale, 2013)
Taux de croissance : 2,6 % (Banque mondiale, 2013)
Taux de chômage : 50%
Taux d’inflation : 2,5 % (Banque mondiale, 2015)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • Agriculture (24,5%)
  • Industrie (5,6%)
  • Services (70%)

Principales exportations : Japon ; Thaïlande ; Fidji.
Principales importations : Fidji ; Nouvelle-Zélande ; Chine ; Japon .

Politique intérieure

Etat membre du Commonwealth, les Tuvalu disposent d’un Parlement monocaméral de 15 représentants élus pour quatre ans. Le Premier ministre est élu par une majorité des membres du Parlement.
Aux Tuvalu, les partis politiques n’existent pas de manière formelle. Les alliances et les choix des candidats se font sur des critères de respectabilité, de réputation et d’alliances communautaires et coutumières.

Lors des élections législatives qui se sont déroulées en septembre 2010, M. Matia Toafa est élu Premier ministre à une courte majorité de 9 voix sur 15. Trois mois après, une motion de censure adoptée par le Parlement le force à démissionner. Il est remplacé par M. Willie Telavi, alors ministre des Affaires intérieures, qui a rallié l’opposition le temps de faire voter la motion de censure. En juillet 2011, à la suite du décès du ministre des Travaux publics, M. Isaia Italeli, au cours d’un déplacement officiel aux Samoa, le gouvernement est, à nouveau, dans une situation délicate. Néanmoins, l’élection partielle qui suit voit la victoire de la veuve de M. Italeli, Mme Pelenike Isaia. Celle-ci, en apportant son soutien au Premier ministre, permet au gouvernement de rester en place. Mme Isaia devient la deuxième femme, en trente ans, à siéger au Parlement des Tuvalu.

Une nouvelle crise politique survient en août 2013 lorsque le Gouverneur général des Tuvalu démet M. Willie Telavi de ses fonctions de Premier ministre. M. Enele Sopoaga lui succède à la tête du gouvernement. Il a remporté les élections législatives de mars 2015 et a été élu Premier ministre pour un mandat de 4 ans.

Le maintien du lien avec la Couronne britannique est un thème récurrent de la vie politique. Le référendum d’avril 2008 a confirmé l’attachement de la majorité des Tuvalais au régime monarchique.

Au sein de chacune des huit îles habitées, des conseils traditionnels de chefs opèrent en tandem avec le gouvernement établi. En vertu de la loi de Falekaupule (1997), les conseils disposent d’une plus large autonomie, notamment pour l’établissement des priorités locales du développement, de l’amélioration des infrastructures économiques et éducatives du pays ainsi que dans la gestion des ressources.

Situation économique

Les Tuvalu font partie des pays les moins avancés (PMA) d’Océanie. En raison de son isolement, de son environnement naturel fragile et de ses atolls de faible altitude, l’archipel est vulnérable au changement climatique et à ses conséquences, comme l’élévation du niveau des mers.

Pour relever le défi du développement, les Tuvalu s’efforcent de valoriser leur potentiel agricole, le secteur de la pêche, l’émergence d’un éco-tourisme et le travail à l’étranger, ainsi qu’à terme leurs ressources sous-marines.

Le pays dispose d’un secteur productif très limité, avec cinq entreprises publiques et 24 sociétés privées, qui doivent affronter la compétition des pays voisins, notamment les Fidji.
Les fortes contraintes de transport limitent le commerce extérieur. Pour les liaisons maritimes intérieures, les Tuvalu ont mis en service un nouveau ferry en novembre 2015 qui permet de relier les îles isolées, les Kiribati et les Samoa.

Pour aider le pays à fournir des revenus permettant de combler les déficits du budget national, soutenir le développement économique et aider la nation à atteindre une plus grande autonomie financière, le Royaume-Uni, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont mis en place le « Tuvalu Trust Fund », un fond d’investissement souverain international. Recapitalisé en 2012 et accompagné d’une réforme de la politique budgétaire améliorant la perception des impôts et des taxes, il a permis depuis cette date au pays de dégager des excédents budgétaires.

Outre les profits issus de ce Fonds, Les principales sources de revenus des Tuvalu demeurent les droits perçus sur les licences de pêche, les revenus du nom de domaine internet (depuis les années 1990, l’extension internet « .tv » est vendue aux chaînes de télévision du monde entier) et les droits de douanes.

Les Tuvalu, dotés d’une gigantesque ZEE par rapport à la superficie de leur territoire, sont parmi les plus avancés de la région quant à la définition d’un cadre pour une éventuelle exploitation des ressources minérales des grands fonds marins. Une loi a été adoptée par le Parlement en 2014 (« Tuvalu seabed mining act ») qui prévoit la consultation préalable des communautés locales pour les projets situés dans les eaux territoriales ou dans la ZEE du pays. Les Tuvalu, qui ont récemment adopté une politique de passation des marchés publics, peuvent désormais lancer des appels d’offre pour l’attribution de carrés d’exploration des fonds marins.

Le dérèglement climatique et l’élévation du niveau de la mer sont parmi les principaux défis que les Tuvalu doivent relever. Fortement impacté par le cyclone PAM en mars 2015 avec des dégâts estimés à un tiers du PIB, l’archipel a été la première petite nation du Pacifique à obtenir un financement du Green Climate Fund (GCF) avec 38,8 millions de dollars pour le projet Coastal Adaptation visant à protéger les côtes de l’érosion face à la montée du niveau des Océan. Le Premier ministre Sopoaga, qui fut par le passé le représentant de son pays aux Nations-Unies a fait du climat sa grande priorité.

Politique extérieure

Les Tuvalu entretiennent de bonnes relations avec leurs voisins du Pacifique, notamment l’Australie et la Nouvelle-Zélande, mais également avec les Iles Fidji, partenaire économique primordial et nœud de communication important pour Funafuti. Les Tuvalu sont membre du Forum des Iles du Pacifique (FIP) et participent à de nombreuses organisations et groupes régionaux, notamment la Communauté du Pacifique (CPS) et l’Alliance des petits Etats insulaires (AOSIS), groupe de négociation issu du G77 basé à New York. Les Tuvalu sont également membre de la Banque asiatique de Développement (BAD), de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les Tuvalu dépendent de l’aide internationale. Les principaux donateurs (2015-2016) sont la Nouvelle-Zélande (10 M€), l’Australie (6,53 M€) le Japon et l’Union européenne. Canberra aide le pays à contrôler sa Zone économique exclusive (ZEE) et apporte en plus de l’aide financière bilatérale une aide technique non-négligeable.
Les Tuvalu entretiennent des relations bilatérales avec Taïwan qui dispose d’une représentation diplomatique à Funafuti. Les deux pays ont signé un accord de pêche fin mai 2016 (Le Pacifique sud, où sont situés les Tuvalu est une importante zone de pêche à la palangre du thon et de pêche à la senne du thon rosé)

Les États-Unis ont également signé un accord de pêche au thon avec les Tuvalu via l’Agence de pêche du Forum des îles du Pacifique (FFA). Ils fournissent des aéronefs de la Garde côtière américaine et de la Marine américaine qui aident le pays à protéger sa ZEE

L’Etat des Tuvalu compte quatre représentations diplomatiques : Suva, Taipei, Bruxelles et New York.

Les Tuvalu sont, depuis plusieurs années, représentatifs des conséquences de l’élévation du niveau des océans, en raison du réchauffement de la planète. L’altitude moyenne de l’archipel ne dépassant pas les 3 mètres au-dessus du niveau de la mer, il est le premier Etat souverain qui pourrait devenir inhabitable d’ici 50 ans. Ce scénario catastrophe a permis aux Tuvalu de se faire entendre sur la scène internationale, notamment lors des conférences de Copenhague, de Cancun et de la COP 21.

L’Union européenne et les Tuvalu

La gestion durable des ressources naturelles est un élément crucial du programme de développement des Tuvalu. Les enjeux liés à l’approvisionnement régulier en eau, à la protection des côtes, à la préparation aux catastrophes naturelles ainsi qu’aux énergies renouvelables offrent des perspectives concrètes de coopération au développement.
Au titre du 11e FED, Tuvalu bénéficie d’une aide européenne d’un montant de 6,8 millions d’euros pour 2014-2020, prioritairement dans les domaines de l’eau et l’assainissement.

Les Tuvalu bénéficient, en tant que PEID/SIDS, du système des préférences généralisées qui permet aux produits tuvalais d’entrer sans droits sur le marché européen. Cependant, l’absence de consensus entre pays insulaires et Commission européenne sur la question des produits de la pêche n’a pas permis aux Tuvalu d’adhérer à l’Accord de Partenariat Economique (APE) de l’Union européenne.

Les Nations Unies et les Tuvalu

L’Etat des Tuvalu est devenu le 189e membre de l’ONUle 5 septembre 2000 et dispose d’une représentation diplomatique à New York.

Mise à jour : 27.03.17

Informations complémentaires

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