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Géographie et histoire

Géographie

La Turquie a une superficie de 780 576 km² dont 97% situés en Asie Mineure et 3% en Europe (une partie de la Thrace), reliés par les détroits des Dardanelles et du Bosphore.

Ses frontières terrestres sont, à l’ouest avec la Grèce et la Bulgarie, au nord-est avec la Géorgie, à l’est avec l’Arménie et l’Iran, au sud, avec l’Irak et la Syrie. Elle est baignée au nord par la mer Noire, à l’ouest par la mer Egée et la mer de Marmara, au sud par la Méditerranée. Elle compte au total près de 8000 km de côtes.

Occupé en presque totalité par le plateau anatolien (1500 km d’est en ouest), près de 80% du territoire se trouve à une altitude supérieure à 500 mètres. Le plateau central est enserré par des chaînes montagneuses s’élevant à plus de 3000 mètres : la chaîne Pontique au nord-est, le Taurus au sud et l’Anatolie orientale où les sommets dépassent 4000 m (mont Ararat 5.165 m).

Parmi la dizaine de lacs situés dans le pays, les plus importants sont le lac de Van (1.713 km²) et le Tuz Gölu (1.600 km²). Les principaux fleuves sont : Kizilirmak (Halys), long de 1.355 km, Sakarya (Sagaris), 824 km, Seyhan (Sarus), 560 km. Le Tigre et l’Euphrate prennent leur source dans l’Est de la Turquie.

Histoire

Le traité de Sèvres conclu en 1920 entre les Alliés et le Sultan, qui s’était rangé aux côtés de la coalition des Empires centraux pendant la Première Guerre mondiale, signe la fin de l’Empire ottoman : les Alliés occupent une très grande partie de l’ancien territoire ottoman, seule l’Anatolie centrale demeurant sous souveraineté turque.

La « guerre d’indépendance » menée par Mustafa Kemal contre les puissances occupantes puis la seule armée grecque conduit au départ des troupes étrangères. Le traité de Lausanne, signé en 1923, modèle les frontières de la Turquie moderne, abolit les capitulations, et reconnaît la légitimité du régime d’Atatürk. Il impose également un échange entre populations grecques d’Anatolie et populations musulmanes de Grèce. Seuls demeurent en Turquie les Grecs d’Istanbul, minorité reconnue, et en Grèce les Turcs de Thrace. Le 29 octobre 1923, la Grande Assemblée nationale proclame la République et élit Mustafa Kemal comme premier Président de la République. Un an plus tard, une nouvelle Constitution, qui supprime le califat, ouvre l’ère des réformes : adoption de l’Etat laïque, du code civil et pénal, de l’alphabet latin, de l’école primaire gratuite et obligatoire et du droit de vote et d’élection des femmes.

L’histoire moderne de la Turquie reste marquée par la prégnance des militaires dans la vie politique. Le pays connaît trois coups d’Etat militaires de 1960 à 1980. Ce n’est qu’à partir de 1983, avec la victoire des libéraux aux législatives, que s’ouvre une ère de pouvoir civil avec des élections démocratiques et un tournant dans la modernisation économique et politique du pays sous la conduite de M. Turgut Özal, Premier ministre puis Président de la République. La vie politique reste toutefois sous surveillance des militaires qui, s’estimant garants des dogmes du kémalisme et de la laïcité, n’hésitent pas à peser de tout leur poids dans les affaires civiles surtout lorsque le gouvernement leur semble une menace pour les fondements de la République.

A partir de 2002, la vie politique du pays est dominée par l’AKP (Parti de la Justice et du Développement), fondé par Recep Tayyip Erdoğan en août 2001 sur les cendres du Parti de la vertu dissout par la Cour Constitutionnelle deux mois plus tôt. L’AKP a remporté les élections législatives de 2002 et de 2007.

Mise à jour : 15.12.15


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