Présentation

Données générales

Nom officiel : Turkménistan (le Turkménistan n’est pas dénommé « république »)
Chef de l’Etat, président du Cabinet des ministres : Gourbangouli BERDYMOUHAMEDOV

Données géographiques

Superficie : 488 100 km²
Capitale : Achgabat
Villes principales : Mary, Türkmenabat, Dasoguz
Langue officielle : turkmène
Langue courante : russe (reste d’un usage courant, y compris par l’administration et les officiels)
Monnaie : le Nouveau Manat (1 manat = 0,27 € en février 2017)
Fête nationale : 27 octobre (Fête de l’Indépendance)

Données démographiques

Population : 5,374 millions (2015, Banque mondiale).
Densité : 10,7 hab./km².
Croissance démographique : 1,3 % (2014, Banque mondiale).
Espérance de vie : 66 ans (2015, Banque mondiale).
Taux d’alphabétisation : 99 %.
Religions : islam sunnite (89 %), orthodoxie.
Indice de développement humain : 109ème sur 188 (classement PNUD 2015).

Données économiques

PIB (2015) : 37,33 milliards (Banque mondiale)
PIB/habitant (2015) : 7 510 USD (Banque mondiale)
Taux de croissance (Banque mondiale) : 2015 : 6,5%
Taux de chômage : pas de données fiables.
Taux d’inflation (2015) : 8 % (BAsD)
Solde budgétaire (2015) : 0,1% (est. FMI)
Balance commerciale (2015) : -4,49 Md $ (hors services, est. FMI)
Principaux partenaires commerciaux (2015) : Chine, Turquie, Russie, Ukraine
Exportations de la France vers le Turkménistan : 2012 : 176 M€ ; 2013 : 123,5 M€ ; 2014 : 185 M€ ; 2015 : 89,8 M€ ; 2016 : 99,3 M€
Importations de la France en provenance du Turkménistan : 2012 : 21,2 M€ ; 2013 : 2,5 M€ ; 2014 : 25,4 M€ ; 2015 : 2,9M€ ; 2016 : 31,8 M€

Site internet de la Direction générale du Trésor : http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/turkmenistan

Consulat de France : section consulaire de l’Ambassade de France à Achgabat.
Communauté française au Turkménistan : 185 Français inscrits au 31 décembre 2015.

Politique intérieure

Le Turkménistan est demeuré un Etat à parti unique (le Parti Démocratique du Turkménistan) jusqu’à la création du Parti des industriels et des entrepreneurs du Turkménistan le 21 août 2012, conformément aux annonces faites par le président Berdymoukhamedov en 2010.

Le Président du Turkménistan, élu pour sept ans au suffrage universel direct, cumule les fonctions de chef de l’Etat, de chef du gouvernement, de commandant en chef de l’armée et de président du parti au pouvoir.

Après une réforme de la constitution en septembre 2008 et l’adoption d’une nouvelle loi électorale, le nombre de députés au Parlement (Medjlis) est passé de 65 à 125 ; ils sont élus au suffrage universel direct pour 5 ans. Cette réforme ne remet cependant pas en cause l’absence de séparation des pouvoirs. Les dernières élections législatives du 15 décembre 2013 ont constitué les premières élections bipartites dans le pays avec l’entrée au Medjlis du Parti des industriels et des entrepreneurs qui a obtenu 14 sièges (le Parti Démocratique du Turkménistan 47, les sièges restants revenant à l’Union des femmes, l’Association des jeunes et quelques candidats se présentant comme indépendants).

En septembre 2016, une réforme de la Constitution a étendu la durée du mandat du chef de l’Etat de cinq à sept ans et supprimé la limite d’âge des candidats pour se présenter à l’élection présidentielle.

Le Gouvernement (Cabinet des ministres) est constitué de dix vice-présidents du cabinet des ministres, couvrant chacun plusieurs ministères. Le rythme de rotation des portefeuilles ministériels est élevé.

Le Turkménistan a signé et ratifié les six grandes conventions des Nations unies relatives aux droits de l’Homme, mais n’a ratifié ni le protocole additionnel à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ni le statut de Rome établissant la Cour Pénale Internationale.

Situation économique

L’économie turkmène, avec un PIB estimé à 43,6 Mds$ pour 2015 (Banque Mondiale), est la troisième économie d’Asie centrale, derrière le Kazakhstan et l’Ouzbékistan. Le taux de croissance, qui dépassait les 10% pour la période 2011-2014, a diminué à partir de 2015 (6,5% pour 2015 et 6,1% au premier semestre 2016 selon le comité des statistiques du Turkménistan), en raison de la baisse des prix internationaux des hydrocarbures, du ralentissement de l’économie chinoise et dans une moindre mesure de la crise russe. Les préparatifs pour les Jeux asiatiques de 2017, ainsi que le développement de l’exploitation gazière, de la filière pétrochimique et des corridors de transport devraient soutenir l’investissement, qui s’établit déjà à un niveau particulièrement élevé (près de 30% du PIB).

Le Turkménistan compte d’importantes réserves en hydrocarbures constituées majoritairement de gaz (70,7%). Il dispose des 4èmes réserves prouvées mondiales de gaz (9,3%) derrière l’Iran, la Russie et le Qatar (selon le rapport BP 2015). Selon les estimations gouvernementales, les réserves de gaz sont évaluées à 71,2 Mds tonnes équivalents pétrole dont 53 Mds sont situées « on shore ». Le pays compte le deuxième plus grand gisement gazier du monde par ses réserves, Galkynysh, situé à l’ouest. Les réserves de pétrole s’élèvent quant à elles à 6,3 milliards de tonnes et se trouvent principalement sur les bords de la Caspienne.

Politique extérieure

Le Turkménistan a fait le choix de la neutralité permanente, reconnue par une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1995. Alors que son prédécesseur avait fortement réduit ses contacts avec l’étranger dans les dernières années de sa présidence, le Président Berdymouhamedov multiplie les visites à l’étranger ainsi que l’accueil de personnalités étrangères.

Le Turkménistan souhaite s’émanciper de la Russie, qui reste son troisième partenaire commercial. En raison de son statut de neutralité, Achgabat refuse de participer aux initiatives d’intégration renforcée au sein de la CEI et n’adhère pas aux organisations régionales sous tutelle russe (Organisation de Coopération de Shanghai, Organisation du Traité de Sécurité Collective). La minorité russe (6%) est largement marginalisée. Cette volonté d’indépendance s’est heurtée en 2009 à des positions plus fermes de Moscou dans le domaine énergétique avec l’interruption de l’importation de gaz du Turkménistan par Gazprom, provoquant ainsi une crise ouverte entre Moscou et Achgabat et une fragilisation de l’économie turkmène. En janvier 2010, les exportations ont repris mais à des volumes et un prix inférieurs à ceux escomptés par Achgabat (10 Mds m3/an ; 195 USD/ 1000 m3). Si ce prix d’achat semble depuis avoir été rehaussé, la Russie a en revanche annoncé en février 2015 qu’elle allait réduire ses importations de gaz turkmène à 4 Mds m3/an.
Le pays entretient des relations apaisées avec ses voisins : avec l’Ouzbékistan grâce à des visites présidentielles régulières dans les deux sens et avec l’Azerbaïdjan grâce à un début de rapprochement depuis 2008 malgré la persistance du contentieux sur la délimitation de la mer Caspienne.

Il a des liens privilégiés avec la Turquie, qui mène une politique culturelle et commerciale très active, soutenue par une certaine proximité linguistique, et avec l’Iran voisin : un gazoduc vers l’Iran a été inauguré en janvier 2010 (6 Mds m3/an), mais Téhéran, qui a encore importé 4,7 Mds m3 en 2013, a annoncé le 11 août 2014 pouvoir se passer du gaz turkmène à partir de 2015. Les projets d’infrastructures transfrontalières (ex : voie de chemin de fer Kazakhstan-Turkménistan-Iran inaugurée en décembre 2014) se multiplient toutefois.

Sa politique à l’égard de l’Afghanistan est pragmatique, alliant soutien humanitaire et promotion de projets économiques, notamment celui du gazoduc TAPI dont la construction a été lancée le 13 décembre 2015. Le Turkménistan a apporté son soutien de principe à la coalition anti-terroriste après les attentats du 11 septembre 2001 et autorisé l’acheminement à travers son territoire de l’aide humanitaire sous l’égide de l’ONU, mais refuse tout déploiement de troupes étrangères sur son sol.

La coopération énergétique avec la Chine est dynamique : un gazoduc inauguré en décembre 2010, construit en seulement 27 mois (7 000 km à travers le Turkménistan, l’Ouzbékistan et le Kazakhstan), a permis d’exporter 24 Mds m3 en 2013. Les accords signés prévoient à terme 65 Mds m3/an. Il a mis un terme au monopole de Gazprom sur l’exportation du gaz turkmène. Par ailleurs, la Chine, seul pays autorisé à exploiter les gisements turkmènes onshore, a accordé au Turkménistan des crédits dont le montant avoisine 9 milliards de dollars.

Le Turkménistan accorde un rôle important aux Nations Unies, qui soutiennent sa neutralité permanente, et accueille le premier Centre régional de diplomatie préventive des Nations Unies, qu’il souhaite valoriser pour affirmer son rôle de médiateur dans la région.

Mise à jour : 28.02.17

Informations complémentaires

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