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Géographie et histoire

Géographie

L’île de Timor est la plus grande des petites îles de la Sonde, qui se trouvent à l’Est de l’archipel indonésien, à la limite des mondes asiatique et mélanésien. Elle est située à environ 700 km des côtes Nord de l’Australie. La partie Ouest de l’île (15 850 km²) compose la province indonésienne du Timor-Ouest. Le Timor oriental comprend la partie Est (14 000 km²), l’enclave d’Oecussi dans la partie indonésienne, l’île d’Atauro (23 km au Nord de Dili) et l’île de Jako (extrême Est de Timor). Les deux villes principales sont Dili, la capitale, et Baucau, à environ 130 km à l’Est de Dili. 90 % de la population résident en zone rurale.

Contrairement aux autres îles de la Sonde, l’île de Timor n’est pas d’origine volcanique et les sols sont peu fertiles. Le pays est traversé par une dorsale montagneuse qui culmine avec le mont Tata Mai (2 963 m.). Le climat est tropical avec une température moyenne dans les plaines côtières qui varie entre 26 et 30° et une saison sèche assez marquée entre juillet et octobre.

Histoire

Timor est renommé depuis les temps anciens pour son bois de santal. Les Portugais s’y installent à partir de 1520. Les luttes d’influence des XVIIème et XVIIIème siècles contre les Hollandais pour le contrôle du commerce des épices confirment l’installation du Portugal dans la partie orientale de l’île tandis que les Hollandais s’installent dans la partie occidentale. La capitale est établie à Dili en 1769. Devenu district de la province de Macao en 1844, Timor envoie pour la première fois un député au parlement portugais en 1871. Les colonisateurs portugais interviennent peu dans l’administration du pays qui reste divisé entre chefferies traditionnelles et est assez peu mis en valeur par la métropole.

Le début du XXème siècle est marqué par la guerre de Manufahi contre le pouvoir colonial, qui aurait fait de 15 à 20 000 morts. L’arrivée de troupes australiennes en 1941 n’empêche pas l’occupation par le Japon de 1942 à 1945. Le Portugal reprend ensuite le contrôle de Timor-Est jusqu’à ce que la révolution des Œillets de 1974 à Lisbonne reconnaisse le droit des colonies à l’indépendance. Après des combats de plusieurs semaines entre factions, le contrôle du territoire passe au Fretilin (front révolutionnaire pour l’indépendance de Timor-Est).

L’armée indonésienne envahit le territoire en décembre 1975 et le général Suharto proclame en juillet 1976 l’intégration de Timor-Est à l’Indonésie, en dépit de l’opposition des Nations unies. L’occupation indonésienne est marquée par de nombreuses opérations militaires contre la résistance, dirigée à partir de 1981 par Xanana Gusmão, et des exactions contre la population (massacre de Santa Cruz en 1991). Malgré la capture de X. Gusmão en 1992 et sa condamnation à 20 ans de prison, l’esprit indépendantiste ne faiblit pas. Mgr Belo, évêque de Dili, et José Ramos Horta, représentant de la résistance, reçoivent conjointement le prix Nobel de la paix en 1996.

La chute de Suharto en Indonésie en 1998 va permettre l’organisation d’un référendum d’autodétermination en août 1999 sous l’égide de l’ONU, dans une atmosphère d’agitation et de violences créée par des milices pro-indonésiennes. Près de 80 % de la population se prononcent en faveur de l’indépendance. La quasi-totalité des bâtiments administratifs sont détruits par les milices, des centaines de milliers d’habitants se réfugient dans les montagnes ou dans la province indonésienne de Timor-Ouest. Fin septembre 1999, une force d’interposition internationale (Interfet), sous commandement australien, intervient pour sécuriser le pays, qui est administré provisoirement par les Nations unies jusqu’à son indépendance en 2002.

Mise à jour : 15.12.14


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