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Présentation de la Thaïlande

Présentation

Données générales

Nom officiel : Royaume de Thaïlande
Nature du régime : Monarchie, régime militaire
Chef de l’Etat : Bhumibol Adulyadej (Rama IX), règne depuis 1946
Premier Ministre : Général Prayuth CHAN-OCHA

Données géographiques

Superficie : 513 120 km2
Capitale : Bangkok (8,2 millions d’habitants)
Villes principales : Chiang Mai (métropole de près d’un million d’habitants), Nakhon Ratchasima (Korat) (146 000 habitants), Udon Thani (143 000 habitants), Hat Yai (157 000 habitants), Pattaya (105 000 habitants).
Langue officielle : thaï
Monnaie : Baht
Fête nationale : 5 décembre (anniversaire du Roi)

Données démographiques

Population : 67,2 millions d’habitants (2014, Banque mondiale)
Densité : 135 habitants/km2 (2010, Banque mondiale)
Croissance démographique : 0,35 % (2013, DG Trésor)
Espérance de vie : 74 ans (2012, Banque mondiale)
Taux d’alphabétisation : 94 % (2013, DG Trésor)
Religions : bouddhisme (plus de 90%), islam (5%), christianisme, chamanisme, hindouisme
Indice de développement humain : 89e rang (2014, PNUD)

Données économiques

PIB : 373,8 Mds USD (2015, DG Trésor)
PIB par habitant : 14 354,3 USD (2015, DG Trésor)
Taux de croissance : 0,9% 2014 et 2,8 % en 2015 (DG Trésor)
Taux de chômage : 0.9 % (2014, Banque mondiale)
Taux d’inflation : 1,9 % (2014, Banque mondiale)
Déficit public : 2,2 % en 2015-2016 (2015 DG Trésor)
Balance commerciale : -2.5 milliards USD en 2014 (2015, DG Trésor)
Principaux clients : la Chine (11,2 % des exportations totales) les Etats-Unis (10,6%) et le Japon (9,7%).
Principaux fournisseurs : Le Japon (15,7%) et la Chine (16,9%).
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2014, Banque mondiale)

  • agriculture : 10,5 %
  • industrie : 36,8 %
  • services : 52,7 %

Exportations de la France vers la Thaïlande : 1,73 Mds € (2015, DG Trésor)
Importations françaises depuis la Thaïlande : 2,59 Mds € (2015, DG Trésor)
Déficit : 0,86 Md € (2015, DG Trésor)
Part de marché française en Thaïlande : 1,06 % (2015, DG Trésor)

Pour plus de renseignements :
http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/thailande

Section consulaire de l’Ambassade, Consuls honoraires à Phuket, Chiang Mai.
Communauté française en Thaïlande : 11 256 inscrits au registre consulaire (mai 2015)
Communauté thaïlandaise en France : estimée entre 30 et 50 000 personnes

Politique intérieure

L’histoire contemporaine de la Thaïlande est celle d’un ancrage mouvementé des institutions et des pratiques démocratiques, dans le contexte d’une vie politique très bipolarisée.

La Thaïlande traverse depuis 2013 une crise politique. Le général Prayuth CHAN-OCHA, chef de l’armée de terre thaïlandaise, a annoncé, le 22 mai 2014, la prise de pouvoir par l’armée ainsi que la suspension de la Constitution. Ce coup d’Etat a clôturé une crise politique débutée en octobre 2013, entre partisans du gouvernement de Mme Yingluck SHINAWATRA, les « chemises rouges », et l’opposition conservatrice et monarchiste des « chemises jaunes ». Le mouvement d’opposition, mené par l’ancien vice-Premier ministre Suthep THAUGSUBAN, a réclamé la démission de la Première ministre et de son gouvernement. Après la démission en bloc des députés de l’opposition, Mme SHINAWATRA dissout l’Assemblée nationale en décembre 2013 et des élections législatives anticipées se sont tenues le 2 février 2014, avant d’être invalidées en mars 2014.

Depuis le coup d’Etat, la junte militaire, incarnée par le Conseil national pour la Paix et l’Ordre (CNPO), a mis en place une « feuille de route » institutionnelle. La Constitution provisoire a institué une Assemblée nationale législative composée de personnalités désignées par la junte, un Conseil national de réforme et une commission de rédaction de la nouvelle Constitution. Après un premier projet avorté en septembre 2015, une nouvelle Constitution a finalement été adoptée par référendum le 7 août 2016. Des élections législatives devraient se tenir le 10 décembre 2017, après adoption des lois organiques nécessaires et avec un retard de deux ans sur la feuille de route initiale.

Le CNPO concentre l’essentiel des pouvoirs : La Constitution provisoire (art. 44) prévoit que le Chef du CNPO peut prendre toute décision qu’il estime nécessaire et que ses membres bénéficient d’une immunité totale (article 48). Les partis politiques sont exclus du processus décisionnel, puisque toute personne ayant occupé des fonctions dans un parti politique au cours des trois dernières années ne peut exercer de fonction législative ou exécutive.

L’Assemblée nationale législative, composée de 197 membres nommés par le CNPO (dont plus de la moitié sont des militaires) a élu le Général Prayuth Premier ministre en août 2014. Il cumule depuis les fonctions de chef de gouvernement et du CNPO. Le gouvernement provisoire est composé de 33 membres (en incluant le Premier ministre), pour l’essentiel des membres du CNPO, des militaires et des hauts fonctionnaires.

Les libertés publiques sont toujours limitées : les manifestations sont interdites et les médias ainsi que les réseaux sociaux restent strictement contrôlés. Le crime de lèse-majesté est désormais passible de la Cour martiale et les peines ont atteint jusqu’à 30 ans de prison début août 2015. Les opposants politiques font l’objet de manœuvres d’intimidation (convocation par la justice, interdiction de quitter le territoire). L’Assemblée nationale législative a condamné fin janvier Mme SHINAWATRA à 5 ans d’inéligibilité et annoncé l’ouverture de poursuites pénales à son encontre, dans le cadre d’allégations de corruption. L’ancienne Première ministre risque jusqu’à 10 ans de prison.

Situation économique

L’économie de la Thaïlande se caractérise par son dynamisme et sa forte capacité de résilience. Après avoir déjà beaucoup souffert de la crise asiatique de 1997-1998, la Thaïlande a été durement frappée par la crise financière et économique mondiale de 2008, notamment en raison de l’ouverture très large de son économie.

Les tensions politiques depuis novembre 2013 ont pesé sur l’économie du pays. La croissance est passée de 6,5% en 2012 à 3,1% en 2013. Le gouvernement issu du coup d’Etat militaire a fait de l’économie une priorité. Il a rapidement pris un certain nombre de décisions conjoncturelles pour relancer l’économie (paiement des arriérés dus aux riziculteurs, plafonnement du prix des carburants), reprenant notamment le projet de modernisation des infrastructures de transports lancé par l’ancien gouvernement.

Les mesures prises tardent cependant à produire leurs effets. La croissance, atone en 2014 du fait de la crise politique (0,7%), a atteint 2,8 % en 2015 et devrait se situer au même niveau en 2016, alors que le potentiel de croissance du pays est de 5 à 6 %. Seul le secteur touristique (11 % du PIB) est resté vigoureux malgré les attentats d’août 2015 mais pourrait souffrir de ceux d’août 2016.

Pour plus de renseignements :

Politique extérieure

- La Thaïlande joue depuis longtemps un rôle actif en Asie du Sud-Est. Membre fondateur de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN), la Thaïlande attache beaucoup d’importance à cette organisation, qui a vu le jour à Bangkok en 1967. Elle en a assuré la présidence en 2008-2009 et assure pour 2016-2019 la coordination des relations UE-ASEAN dont le prochain sommet se tient en octobre 2016 à Bangkok.

- Les Etats-Unis sont le troisième partenaire commercial de la Thaïlande (35 Mds $ par an). Le Président américain, M. Barack OBAMA, y a effectué une visite en novembre 2012. La Thaïlande, partenaire traditionnel des États-Unis en Asie, a obtenu le statut « d’allié majeur hors OTAN » en 2003. Le reprise d’exercices militaires communs (« gold cobra ») a été confirmée en marge de la 70e AGNU (septembre 2015).

- La Chine est le 2e fournisseur de la Thaïlande et son premier client. Le vice-président chinois. XI Jinping s’était rendu en Thaïlande en décembre 2011, et le Premier ministre WEN Jiabao en novembre 2012. Le Premier ministre thaïlandais, Prayuth CHAN-OCHA, s’est rendu à Pékin en décembre 2014, juste après avoir accueilli en Thaïlande une visite officielle de son homologue chinois, LI Keqiang.

- Le Japon est le premier investisseur étranger en Thaïlande, et son premier partenaire commercial. Avec 10 Mds USD d’IDE en 2013, le Japon représente à lui seul 52 % des flux entrants et 34,5 % des stocks d’IDE dans le pays. 1800 entreprises japonaises sont présentes en Thaïlande. Le Premier ministre Shinzo ABE a effectué une visite à Bangkok, les 17 et 18 janvier 2013. Son homologue thaïlandais, Prayuth CHAN-OCHA, s’est rendu en visite officielle au Japon en février 2015.

- Les tensions entre la Thaïlande et le Cambodge autour d’une zone contestée de 4,6 km2, située aux abords du temple khmer de Preah Vihear, se sont ravivées en juillet 2008 après l’inscription du temple au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Des affrontements meurtriers ont même eu lieu en 2011. Après une intervention du ministre des Affaires étrangères indonésien, les deux pays sont parvenus à un accord de principe prévoyant l’arrêt des hostilités et le déploiement d’observateurs indonésiens chargés de surveiller le cessez-le-feu. Le Cambodge a demandé à la Cour Internationale de Justice une interprétation de l’arrêt du 15 juin 1962 relatif au temple de Preah Vihear. Cet arrêt en interprétation en date du 11 novembre 2013 confirme la souveraineté du Cambodge sur le temple lui-même, ainsi que sur tout l’éperon rocheux sur lequel il se trouve. En revanche, il ne délimite pas la frontière. La décision a été acceptée par les deux pays, qui doivent désormais procéder à la délimitation de la frontière.

Les flux économiques entre la Thaïlande et le Cambodge sont conséquents et en hausse de 9,4 % en 2015 (5,6 Mds de dollars en 2015 de volume d’échange, dont 4,9 Mds USD d’exportations thaïlandaises contre seulement 640 millions d’importations de produits cambodgiens). De nombreux travailleurs migrants cambodgiens sont par ailleurs installés en Thaïlande.

- Le Conseil Affaires étrangères de l’Union européenne a décidé, le 23 juin, la suspension des visites officielles avec la Thaïlande et le report de la signature de l’Accord de Coopération et de Partenariat (APC) entre la Thaïlande et l’UE. La Thaïlande (Etat observateur) a été également provisoirement suspendue de l’Organisation internationale de la Francophonie lors de la 92ème session du Conseil permanent de la Francophonie du 27 juin, en application de l’article 5 de la Déclaration de Bamako.

Les relations entre l’Union européenne et la Thaïlande sont fondées sur l’accord de coopération UE-ASEAN de 1980 sur l’économie, le commerce et le développement. Elles sont formalisées par des rencontres régulières au niveau des hauts fonctionnaires (la 11ème rencontre s’est tenue à Bangkok en septembre 2012). L’UE est le troisième partenaire commercial de la Thaïlande (après le Japon et la Chine, devant les Etats-Unis et la Malaisie) ; la Thaïlande est le 25ème partenaire commercial de l’UE (le troisième au sein de l’ASEAN après Singapour et la Malaisie). Les échanges commerciaux ont représenté 32 Mds € en 2013 (soit 9 % du commerce extérieur de la Thaïlande et 1 % de celui de l’UE).

Mise à jour : 07.09.16

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