Présentation du Tchad

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République du Tchad.
Nature du régime : République.
Chef de l’Etat et/ou du gouvernement :
M. Idriss Déby Itno, Président de la République.

Données géographiques

Superficie : 1 284 000 km²
Capitale : N’Djaména.
Villes principales : N’Djaména, Abéché, Moundou, Sahr.
Langue(s) officielle(s) : français, arabe.
Langue(s) courante(s) : français, arabe tchadien.
Monnaie : Franc CFA (100 FCFA = 0,15 euro).
Fête nationale : 11 août (proclamation de l’indépendance).

Données démographiques

Population : 14 millions d’hab. (BM, 2015).
Densité : 10,90 hab/km².
Croissance démographique : 3,2 % (INED 2016).
Espérance de vie : 52,2 ans (INED, 2016).
Taux d’alphabétisation des adultes (15 ans et plus) : 37,3 % (PNUD 2015).
Religions :
Islam (55%), christianisme et animisme (45 %).
Indice de développement humain :
186e sur 188 pays (PNUD, 2017).

Données économiques

PIB 2015 : 10,9 MdUSD (BM).
RNB par habitant 2015 : 880 USD (BM)
Taux de croissance 2015 : +1,8 % (BM). Taux de croissance estimé 2016 : - 3,5 % (FMI)
Taux d’inflation 2015 : + 3,7 % (BM)
Principaux clients 2016 : Etats-Unis (58,61 %), Inde (9,19 %), Chine (6,83 %), France (6,62 %) (DGT, 2017)
Principaux fournisseurs 2016 : France (19,74 %), Chine (15,67 %), Cameroun (15,04 %) (DGT, 2017)
Part des secteurs d’activités dans le PIB : primaire : 32 %, secondaire : 36 %, tertiaire : 32 % (DGT 2015).

Exportations de la France vers le Tchad, 2016 : 110 M€ (DGT, 2017)
Importations françaises depuis le Tchad, 2016 : 91,7 M€ (DGT, 2017)

Fiche pays produite par la Direction générale du Trésor : http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/tchad

Composition du gouvernement

Président de la République, chef de l’Etat, M. Idriss DEBY ITNO (depuis le 5 décembre 1990 – élu en juillet 96, réélu en mai 2001, en mai 2006, en avril 2011 et le 10 avril 2016).

Le gouvernement de Padacke Albert Pahim, Premier ministre nommé le 13 février 2016, reconduit dans ses fonctions le 08 août 2016 et le 5 février 2017, est composé comme suit (nominations du 5 février 2017) :

Ministres  :

  • de l’Infrastructure et du désenclavement : Adoum Younousmi
  • de la Santé publique : Mme Ngarmbatnan Carmel Sou IV
  • de l’administration du territoire et de la gouvernance locale : Bachar Ali Souleymane
  • de la Sécurité publique et de l’Immigration : Ahmat Mahamat Bachir
  • délégué à la Présidence chargé de la défense nationale, des anciens combattants et des victimes de guerre : Bichara Issa Djadallah
  • des Affaires étrangères de l’intégration africaine et de la coopération internationale : Brahim Hissein Taha
  • des Finances et du Budget : Christian George Diguimbaye
  • de la Justice, garde de sceaux chargé des droits humains : Pr Ahmat Mahamat Hassane
  • de l’Économie et de la Planification du Développement : Ngueto Tiranaye Yambaye
  • de Postes et des nouvelles Technologies de l’information : Mahamat Allahou Tahir
  • de l’Aménagement du territoire du développement de l’habitat et de l’urbanisme : Hamit Mahamat Dahalob
  • des Mines de la géologie et des carrières : Dr David Houdeïngar
  • du Pétrole et de l’Énergie : Maître Béchir Madet
  • de la fonction publique de l’emploi et du dialogue social : Abdelkerim Seïd Bauche
  • de l’Éducation nationale et de la promotion civique : Ahmat Khazali Mahamat Acyl
  • de l’Enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation : Pr Mackaye Hassan Taïsso
  • de la production, de l’irrigation et des équipements agricoles : Asseïd Gamar Sileck
  • de l’aviation civile et de la météorologie nationale : Mme Haoua Acyl Ahmat Akhabache
  • de l’élevage et des productions animales : Abderahim Younous
  • de l’eau et de l’assainissement : Sidick Abdelkerim Haggar
  • de l’Environnement et de la Pêche : Brah Mahamat
  • du Développement industriel commercial et de la promotion du secteur privé : Mahamat Hamit Koua
  • du Développement touristique, de la culture et de l’Artisanat : Mahamat Saleh Haroun
  • de la Formation professionnelle et de la promotion des métiers : Adoum Dangaye Nakour Geut
  • de la femme de la protection de la petite enfance et de la solidarité nationale : Mme Kade Elizabeth
  • de la Communication porte-parole du gouvernement chargé de relation avec l’assemblée nationale : Mme Madeleine Alingué
  • de la Jeunesse des sports et de loisirs : Youssouf Abba Salah
  • secrétaire général du gouvernement chargé des reformes : Pr Abdoulaye Fadoul Sabre

Secrétaires d’État :

  • aux affaires étrangères Dr Haoua Outman Djameh
  • à la planification du développement : Signyabe Barnabass
  • aux finances et au Budget : Mme Banata Tchalet Sow
  • aux infrastructures et au désenclavement : Mme Habiba Sahoulba
  • à la santé publique : Dr Mahamat Annadif Youssouf
  • à la production, à l’irrigation et aux équipements agricoles : Dande Laoubélé Damay
  • à l’éducation nationale et la promotion civique : Mme Bonio Terbaline
  • à l’administration et à la gouvernance locale : Aboubakar Djibril Aboubakar
  • à l’enseignement supérieur à la recherche et à l’innovation : Dr Hissein Massar Hissein

Secrétaire général adjoint du gouvernement : Hassane Ahmat Patcha.

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://td.ambafrance.org/
Consulat(s) : Ndjamena.
Communauté française au Tchad : 1449 enregistrés (Mars 2017).
Communauté tchadienne en France : environ 3.700 (Déc. 2016).

Éléments d’actualité

Politique intérieure

La révision constitutionnelle de 2005 a permis au président Déby de se présenter pour un troisième mandat en 2006. Des élections législatives ont eu lieu en février 2011, donnant la majorité absolue au parti présidentiel (Mouvement patriotique du Salut – MPS), avec 114 sièges sur 188. L’élection s’est globalement tenue dans de bonnes conditions. L’élection présidentielle a eu lieu le 25 avril 2011. Les trois principaux candidats de l’opposition, dénonçant le manque de transparence du scrutin, ont annoncé la « suspension » de leur candidature et ont appelé au boycott. Le président Déby a été élu au 1er tour avec 83 % des voix (taux de participation : 55 %). L’opposition a contesté ces chiffres.
Des élections locales (les premières de l’histoire du pays) se sont tenues en janvier 2012, dans 42 communes (10 arrondissements de N’Djaména, 10 villes de plus de 20 000 habitants et 22 chefs-lieux de région). Remportées par le MPS, elles ont cependant permis à l’opposition de conquérir deux municipalités importantes du sud du pays.
En avril 2013, le « cadre national de dialogue politique » a été chargé de préparer les prochaines élections (législatives initialement prévues en 2015, présidentielle en 2016). Il a été rejoint à la fin du mois de mai 2014 par la principale coalition d’opposition. Les opérations de recensement biométrique du corps électoral se sont achevées le 15 décembre 2015, ouvrant ainsi la voie à la tenue de l’élection présidentielle à l’échéance prévue.
A la différence des deux précédents scrutins, l’opposition a participé à la compétition électorale, présentant 12 candidats face au président sortant. La campagne a été notamment marquée par une forte mobilisation de collectifs de la société civile. Les opérations de vote (10 avril) se sont déroulées dans le calme et ont également été caractérisées par une bonne participation des électeurs tchadiens (66%). Les résultats, proclamés le 3 mai par le Conseil constitutionnel, donnent la victoire au président sortant avec un score de 59,92%, devant M. Saleh Kebzabo (UNDR) à 12,77%.
L’adoption d’une loi constitutionnelle par l’Assemblée nationale tchadienne le 27 février 2015 a prorogé le mandat de cette même assemblée « jusqu’à la mise en place de la nouvelle assemblée ». Le 25 octobre 2016, le Tchad annonce par décret la création d’un Haut Comité chargé des Réformes Institutionnelles (HCRI). Cette instance, présidée par le Premier ministre, est chargée d’élaborer un projet de nouvelle constitution, de définir et d’exécuter des stratégies de réforme institutionnelles. Le 2 février 2017, le président Deby annonce, faute de moyens financiers suffisants, le report des élections législatives initialement prévues en 2016.

Situation économique

Le Tchad est un pays affecté de fragilités structurelles comme l’illustrent la faiblesse de son RNB par habitant et de son indice de développement humain. Jusqu’au début des années 2000, l’économie nationale reposait principalement sur l’agriculture et le commerce, l’industrie manufacturière n’occupant qu’une part marginale et reposant essentiellement sur la transformation (sucre et coton fibre). Le secteur industriel est néanmoins en cours de renforcement et de diversification. En 2002, la mise en valeur de gisements pétroliers à Doba (Sud), sur fond de hausse des prix du brut, a multiplié les ressources budgétaires du Tchad par 8. L’exploitation pétrolière, conduite par Exxon Mobil (Etats-Unis), a induit des recettes représentant 32 % du PIB en 2012. Cependant, la baisse des cours du pétrole depuis fin 2014, conjuguée à la hausse des dépenses de sécurité dans un contexte régional troublé, induit de fortes tensions sur les finances publiques tchadiennes.
Après l’atteinte en avril 2015 du « point d’achèvement » de l’initiative « Pays pauvres très endettés » (PPTE), le FMI, la Banque mondiale et la Banque africaine de Développement ont annulé pour 1,1 milliard de dollars de dette tchadienne multilatérale. Le 24 juin 2015, le Club de Paris a fait de même pour un montant de 62,6 millions de dollars. Depuis le 1er août 2014, le pays bénéficie d’une Facilité élargie de crédit (FEC), renouvelée à deux reprises, en avril et décembre 2015. Le 12 novembre 2016, le FMI, annonce l’allocation de 44 Mds FCFA (61 M€) suite à l’approbation des 3e et 4e revues.

Politique étrangère

Le Président Déby a exercé la présidence de l’Union africaine en 2016, et le ministre des affaires étrangères Moussa Faki a été élu le 30 janvier 2017 à la présidence de la Commission de l’Union africaine. Depuis février 2017, le Tchad préside la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et, depuis avril 2017, l’Organisation des producteurs africains (APO). Le Tchad est impliqué dans le règlement de la crise en RCA et a participé à la force de l’Union africaine (MISCA) déployée dans le pays. Etat observateur à la CEDEAO, membre fondateur du G5 Sahel dont il a assuré la présidence de novembre 2015 à février 2017, le Tchad est également fortement engagé dans le règlement de la crise du Sahel. Le Tchad a été sollicité, début 2013, par le Mali pour une intervention militaire au nord du pays. Les opérations des Forces armées tchadiennes d’intervention au Mali (FATIM), menées dans l’Adrar des Ifoghas aux côtés des forces françaises, ont conduit le Tchad à payer un lourd tribut. Le Tchad poursuit son engagement militaire au Mali dans le cadre de la MINUSMA (1400 hommes en avril 2017). Depuis décembre 2015, M. Mahamat Saleh Annadif, Tchadien, est Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour le Mali et chef de la MINUSMA.
Au mois de janvier 2015, devant l’inquiétante expansion de la secte Boko Haram dans le bassin du Lac Tchad, les forces tchadiennes se sont déployées au Cameroun et au Niger avec l’accord des gouvernements concernés. En juin et juillet 2015, trois attentats, les premiers de l’histoire du pays, attribués à Boko Haram, ont frappé N’Djaména, causant la mort de plusieurs dizaines de personnes. Depuis, d’autres attaques ont frappé des localités riveraines du lac Tchad, causant des pertes parmi les populations et les forces armées tchadiennes. La lutte contre le groupe terroriste s’inscrit aujourd’hui dans le cadre d’une Force multinationale mixte dont l’Etat-major est situé à N’Djaména.

Mise à jour : 10.05.17

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