Déplacement de M. Jean Marc Ayrault au Kenya et en Tanzanie (01-02.08.16)

Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, s’est rendu au Kenya et en Tanzanie les 1er et 2 août.

Avec les dirigeants de ces deux pays d’Afrique de l’Est, il a fait le point sur notre coopération bilatérale et a évoqué les nombreux projets d’investissements des entreprises françaises, ainsi que l’engagement croissant de l’Agence française de développement dans les secteurs des énergies renouvelables, des transports et du développement urbain.

Les échanges ont porté également sur les enjeux de stabilité régionale et la lutte contre le terrorisme.

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Photo : MAEDI

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Entretien avec M. Mahiga, Ministre des Affaires étrangères tanzanien.

Entretien avec M. Mahiga, Ministre des Affaires étrangères tanzanien.

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Jean-Marc Ayrault inaugure les nouveaux locaux de Campus France à Nairobi

Image Diaporama - Réunion de travail le 01/08 à Nairobi.

Réunion de travail le 01/08 à Nairobi.

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Visite chez Benjamin Mkapa , facilitateur du dialogue inter-burundais

Déplacement au Kenya (Nairobi, lundi 1er août)

Cette première visite d’un ministre des affaires étrangères depuis 2001 a permis d’aborder les principaux points suivants avec le Président Kenyatta et la ministre des Affaires étrangère Mme Amina Mohamed :

  • Lutte anti-terroriste et de dé- radicalisation. Ce sujet était déjà au cœur de la visite du Président Kenyatta en avril dernier. L’expertise française est reconnue, appréciée. Le Président Kenyatta veut aller plus loin. Il s’agit désormais d’instaurer une vraie coopération opérationnelle.
  • Les relations bilatérales commerciales, modestes mais en croissance (+26% en un an). Le marché est prometteur (première économie d’Afrique orientale, pays à revenu intermédiaire, 6% de croissance par an). L’offre française y concurrence l’offre chinoise. La France est le deuxième bailleur du Kenya après la Chine (prêts AFD, 1,5Mds€ d’engagements, et du Trésor).
  • Les crises régionales. Le Kenya combat en Somalie le même ennemi que nous combattons au Sahel. Il en subit, comme nous, les conséquences sur son sol. Par ailleurs, au Burundi, la situation a un impact potentiellement déstabilisateur sur la région. Et la situation au Soudan du Sud est inquiétante. Le Kenya est donc un interlocuteur capital pour la stabilité régionale.

Déplacement en Tanzanie (Dar Es Salam, mardi 2 août)

Les principaux points abordés lors des entretiens avec le Président Mkapa, facilitateur sur la crise burundaise, et le ministre des Affaires étrangère M. Augustine Mahiga :

  • Relations bilatérales- Les relations économiques se développent (Total s’apprête à investir 1Md € sur l’oléoduc en Tanzanie, gisements de gaz importants). L’AFD veut doubler ses engagements dans les années à venir. La Tanzanie est aussi un pays riverain de l’Océan indien, où nous avons des intérêts nationaux vitaux (1M de Français) et nous pouvons donc développer de nouvelles coopérations sur nos défis communs (trafics, pêches illégales).
  • Enjeux régionaux- La Tanzanie est aussi un acteur de la sécurité régionale et de la lutte contre le terrorisme, du fait de sa proximité avec la Somalie et avec le Yémen. C’est aussi un voisin de la RDC, où les prochaines élections seront cruciales.
  • Burundi – Entretien avec l’ancien Président tanzanien B. Mkapa, facilitateur du dialogue inter-burundais. il y’a eu renouvellement de notre soutien pour sa médiation. Il souhaite mettre l’accent sur le respect de l’accord d’Arusha, pierre angulaire de la réconciliation burundaise. La prochaine séquence sur le dialogue, prévue en septembre, devra mettre à plat la question des participants au dialogue, un point toujours contentieux pour le Gouvernement.
  • M. Mkapa a salué l’adoption de la troisième résolution (2303), à l’initiative de la France, par le Conseil de sécurité le 29 juillet. Elle autorise le déploiement de 228 policiers mandatés pour observer et rendre compte de la situation sécuritaire et des droits de l’Homme sur le terrain. La pression doit être maintenue sur Bujumbura pour permettre la mise en œuvre de cette résolution à laquelle Bujumbura est opposée.

Une manifestation de protestation a été organisée par les autorités samedi devant notre ambassade à Bujumbura. Elle s’est tenue sans débordements.

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