Présentation

Dès mai 2011, l’Union européenne (UE) a adopté les premières sanctions à l’encontre du régime syrien : à ce jour, plus de vingt paquets de sanctions ont été adoptés. Ces sanctions prévoient notamment un embargo sur les exportations de pétrole syrien à destination de l’Europe, des sanctions financières et commerciales, ainsi que le gel de fonds et des interdictions d’entrée sur le territoire de l’UE.

L’UE est également active sur le plan politique. Le conseil des affaires étrangères de l’UE du 19 novembre 2012 a salué la formation de la coalition nationale syrienne, dont les composantes constituent pour l’UE « des représentants légitimes des aspirations du peuple syrien ». A l’initiative de la France, le conseil des affaires étrangères de l’Union européenne a adopté le 21 octobre 2013 des conclusions qui soulignent l’impératif d’une solution politique en appelant toutes les parties à adhérer publiquement à un processus de transition crédible. Le conseil de sécurité des Nations unies a également rappelé à plusieurs reprises qu’il soutenait les efforts en ce sens de Staffan de Mistura, envoyé spécial pour les Nations unies en Syrie.

Sur le plan humanitaire, le montant total mobilisé par l’Union européenne depuis le début de la crise est de 5 milliards d’euros. Il permet de fournir en Syrie une aide médicale d’urgence, une assistance alimentaire et nutritionnelle, un approvisionnement en eau, des services d’assainissement et d’hygiène, un hébergement et des services logistiques. Dans les pays voisins, ces fonds permettent d’assurer une assistance humanitaire aux réfugiés syriens, notamment des soins de santé, des biens alimentaires, des abris, des kits d’hygiène, des services d’approvisionnement en eau et d’assainissement. En outre, l’UE s’est engagée à débloquer 1,3 milliard de dollars pour l’année 2017, lors de la conférence en soutien à la Syrie qui s’est tenue à Bruxelles en avril 2017.

Mise à jour : 03.05.17

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