Les populations civiles assiégées en Syrie

Selon les Nations Unies

4,5 millions de personnes vivent dans des zones difficiles d’accès.

Parmi celles-ci, près de 400 000 personnes sont assiégées : quelques 181 200 par les forces gouvernementales dans la Ghouta orientale (environ 176 500 à Douma, Harasta, Arbin, Zamalka, Aïn Tarma, Hammoura, Jisrein, Kafr Batna, Seqba et Zebdin), ainsi qu’à Daraya (environ 4 000 personnes) et Zabadani (500 personnes) dans la province de Rif-Damas ; environ 200 000 par Daech à Deir el-Zor ; et environ 12 500 par des groupes d’opposition armés non étatiques et le Front el-Nosra à Fouaa et Kefraya (province d’Edleb).

Selon l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés, seules 10 % de toutes les demandes d’accès humanitaire dans ces zones ont été approuvées et délivrées en 2015.

Le siège de Madaya : environ 42 000 personnes assiégées par le régime depuis des mois.

Après sa visite à Madaya, le Représentant du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés s’est dit « horrifié » par ce qu’il a vu sur place. Sajjad Malik a indiqué le 12 janvier que les enfants à Madaya en étaient réduits à devoir arracher de l’herbe pour survivre. Ce qu’il a vu à « Madaya est sans comparaison par rapport à d’autres parties » dans ce pays.

L’utilisation de la famine comme arme de guerre, en violation du droit international

Le régime syrien utilise depuis le début du conflit la tactique des sièges, qualifiée par les Nations Unies de « la famine ou la mort » (« starve or surrender »), en violation du droit international humanitaire. Les résolutions du Conseil de sécurité condamnent l’utilisation de la famine comme tactique de guerre et rappellent qu’elle est interdite par le droit international humanitaire.

Comme l’a rappelé le Secrétaire général des Nations Unies, utiliser la famine comme arme de guerre est un crime de guerre.

Infographie : la situation à Madaya

Mise à jour : janvier 2016

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