Accès rapide :

  • Augmenter la taille de la police
  • Réduire la taille de la police
  • Ajouter notre Fil RSS

Syrie (Q&R- Extrait du point de presse du 13 février 2012)

Partager
Partager sur Twitter
Partager sur Facebook
Partager sur Google Plus
Q : Quelles sont vos réactions aux décisions de la Ligue Arabe concernat les points suivants :

1- La demande de formation d’une force de maintien de paix arabo-internationale pour la Syrie ?

2- Le "gel" de la coopération diplomatique avec le régimz syrien ?

3- L’appui "politique et militaire" à l’opposition syrienne ?

4- L’appui pour la tenue d’une réunion du Groupe des amis du peuple syrien à Tunis le 24 février ?

A ce propos, avez - vous une idée plus claire du format de ce groupe et des propositions que vous allez lui soumettre ?

Est ce que la france est invitée à cette conférence des amis de la Syrie le 24/02 à Tunis ?

quelle est la position de la France quant à la demande de la ligue arabe de l’envoie d’un contingent arabo Onusien en Syrie pour arreter les massacres+

Est ce que le monde libre peut encore laisser aujourdh’hui l’armée syrienne détruire les villes de Homs et Hama sans aucune réaction internationale significative comme en 1982 ?

Sergueï Lavrov vient d’annoncer que la Russie étudie la proposition de la Ligue arabe de déployer une force conjointe ONU-Arabes en Syrie. Cela signifie-t-il un "frémissement" dans la position russe ?

La France est-elle disposée à envoyer des Casques bleus français en Syrie comme elle l’a fait au Liban ?

La Ligue Arabe, malgre tout, etait un interlocuteur possible et avait des contacts et pouvait transmettre des messages au regime de Damas. Cette possiblite maintenant semble compromise et plusieurs ambassadeurs occidenteaux, des grandes puissances tout du moin, ne sont plus sur place.
Quel canal de communication diplomatique (discrete out autres) compte utiliser la France et ses partenaires pour communiquer avec ou influencer Damas apres les evenements de ce weekend - la Russie ? Est-qu’on doit considerer aujourd’hui que toute communication avec Bashar Al-Assad et son governement est definitivement rompue, a l’exception de Moscou qui a toujours l’oreille de Damas.

R : La France a suivi de très près les travaux de la Ligue arabe le 12 février au Caire et se félicite de la mobilisation soutenue de la Ligue qui continue à montrer la voie à la communauté internationale pour un règlement pacifique de la crise syrienne.

La France soutient pleinement la création du "Groupe des amis du peuple syrien" et participera activement à la conférence de Tunis le 24 février.

Solidaire du peuple syrien, la France s’associe à la condamnation par la Ligue arabe de l’escalade de la répression menée par les autorités syriennes. Elle se félicite que la Ligue arabe ait, à l’instar de l’Union européenne, décidé de mettre en œuvre de nouvelles sanctions à l’encontre du régime syrien.

Elle approuve la décision de nommer un envoyé spécial de la Ligue pour la Syrie, d’offrir un soutien fort à l’opposition syrienne et d’appeler à une expression politique ferme des Nations unies.

La France est en contact étroit avec ses partenaires concernant l’organisation de la conférence de Tunis. De notre point de vue, ce groupe doit travailler sur la base de l’initiative arabe et son format doit être large et manifester le consensus international croissant sur la crise syrienne.

Concernant l’ensemble des propositions de la Ligue arabe aux Nations unies, elles doivent être examinées dans les enceintes compétentes. Nous rappelons que le blocage du Conseil de sécurité est scandaleux et que nous devons trouver le moyen d’appuyer le peuple syrien en dépit de ce blocage.

S’agissant de notre concertation avec la Russie, je vous rappelle que le ministre d’Etat aura l’occasion d’évoquer la crise syrienne jeudi avec M. Lavrov à Vienne.

S’agissant de nos relations diplomatiques avec la Syrie, je vous rappelle que le ministre d’Etat a rappelé pour consultations la semaine dernière notre ambassadeur à Damas, pour la deuxième fois. Notre dispositif en Syrie a été considérablement réduit. Il n’est pas question à ce stade de fermer notre ambassade à Damas, dont le rôle est important dans le contexte actuel. Nous avons arrêté les coopérations d’Etat mais nous poursuivons notre dialogue avec la société civile.

Concernant la question de l’appui à l’opposition syrienne, la France n’a cessé de soutenir l’opposition et l’a encouragée à s’unir autour d’une plateforme démocratique. Dès le 10 octobre dernier, le ministre d’Etat avait rencontré les responsables du Conseil national syrien. Il n’est pas question dans la résolution de la Ligue arabe d’offrir un soutien militaire à l’opposition.

En résumé, face à la répression sauvage à laquelle continue de se livrer le régime syrien, la France agit en appui à la Ligue arabe autour d’actions diplomatiques, politiques et humanitaires pour mettre fin à la tragédie syrienne.

PLAN DU SITE