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Syrie (Q&R - Extrait du point de presse du 9 janvier 2012)

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Q - La semaine dernière, Bernard Valero ou Alain Juppé ont tour à tour demandé de "renforcer" la mission des observateurs et que celle-ci soit "clarifiée". Le renforcement semble être au rendez-vous de la réunion dimanche de la Ligue arabe. Mais jugez-vous que la mission a été "clarifiée" ?

Après l’examen du premier rapport du chef des observateurs, le général soudanais al-Dabi, la Ligue arabe a décidé dimanche de "donner aux observateurs le temps nécessaire pour poursuivre leur mission conformément au protocole ". Quelle est la réaction de Paris sur ce premier rapport ?



R - La France condamne la poursuite de la répression en Syrie, qui a fait encore plusieurs morts ces derniers jours. Elle exprime sa très grande préoccupation devant les nouvelles arrestations arbitraires survenues en dépit des annonces de libérations de prisonniers, notamment l’arrestation de l’acteur Jalal al-Tawil la semaine dernière à la frontière syro-jordanienne. Le régime syrien doit arrêter la répression, mettre un terme à toutes les manipulations, et se conformer immédiatement à tous ses engagements, comme le comité ministériel de la Ligue arabe l’y a encore appelé le 8 janvier.

La France condamne par ailleurs l’attentat qui a eu lieu à Damas le 6 janvier et adresse ses condoléances aux familles des victimes. De tels actes contre la population civile sont intolérables, quels qu’en soient les auteurs ou les commanditaires.

S’agissant du rapport de la mission des observateurs de la Ligue arabe au Secrétaire général, nous relevons tout d’abord la nécessité que le gouvernement syrien mette en oeuvre immédiatement les quatre points du plan d’action arabe, à savoir l’arrêt de la répression, la libération de tous les détenus, le retour des forces de sécurité dans les casernes et l’accès au territoire syrien. Ce qui n’est toujours pas le cas aujourd’hui.

S’agissant des conditions d’exercice de la mission des observateurs et de sa crédibilité, la France continue à soutenir l’initiative de la Ligue arabe. Mais il est désormais clair que cette mission doit être significativement renforcée à la fois dans ses effectifs et dans sa capacité à évaluer pleinement et partout la réalité de l’application des quatre points du plan de la Ligue arabe, sans que le régime ne puisse l’entraver ou maquiller la situation.

La Ligue arabe se prononcera définitivement le 19 janvier. A cet égard, les dix prochains jours doivent être décisifs.

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